Le levé se fait à 7h, heure d'amérique du sud (7h45). Douche, pain et go dans un taxi. Daniel débarque à son travail et le taxi me débarque au terminus. Gros terminus d'autobus. Les vendeurs de billets travaillent pour des compagnies différentes et semble être en compétition même si ils vendent des destinations différente. Un voulait que je parte pour Ottavalo, l'autre pour Ibarra, l'autre pour le millieu du monde. Je me demandais si beaucoup de gens hésitaient encore beaucoup sur leur destination en arrivant au terminus. J'ai finalement eu à décider entre deux vendeurs. Un seul des deux m'offraient un trajet direct, sans transfert, je choisis donc celui-là. Mon gros sac sous l'autobus, mon petit sac contenant mon iPad, mon passeport et Popo, avec moi dans l'autobus. Je m'apperçu une fois assis que j'avais un banc réservé mais que j'en avais choisis un autre. Je demanda au chauffeur si je devais changer de banc, il me dit de ne pas m'en faire avec ça. La personne de qui j'avais pris le banc s'en trouva un autre. Durant le trajet, à deux occasions, des vendeurs de chips et de limonade entrèrent dans l'autobus pour nous vendre leurs produits. Il me faisaient penser aux vendeurs au stade qui crient "chiiiips, popcoooorn,chiiips, popcooorn" mais en espagnol et dix foix plus vite. Comme si ils devaient répéter le contenu de leur inventaire à chaque personne présente dans l'autobus. Une fois en route pour de bon, un film commença. Encore une fois, on est loin du compte pour tous. j'en profita pour arrondir mes heures de sommeil en faisant une petite sieste.
Après 1h30 d'autobus (qui me parru 20 minutes après le 10h de Cuenca), je vis des indications pour Otavallo mais pas pour Cotacachi. 2 minutes après Otavallo, le portier vaint me chercher pour m'annoncer qu'on était rendu. Une chance que je n'attendais pas le mouvement de foule pour sortir car j'étais le seul à aller à Cotacachi. Je récupéra mon sac et suivi la direction qu'avait indiqué le doigt du monsieur. Je pris donc à pied la sortie de l'autoroute et marcha sur un petit chemin de campagne vers ce qui me semblait être un village. Le village était assez loin finalement. Au moment où je me décida à prendre un taxi, je me retourna et un taxi s'arrêta. Le chauffeur était bien gentil et me débarqua devant un point Internet dans le centre du village. Cotacachi est un tout petit village bien joli entre deux volcans. Je laissa mon numéro de téléphone au email de Marcello, déposa mon gros sac derrière le comptoir d'information du centre touristique et parti à l'aventure. Je me mis ami avec le boulanger qui se plaisait à me donner les prix en anglais. Avec son accent, je comprennais mieux en espagnol. Une petite pause dans le petit parc et un texte me Marcello m'invita chez eux.
Marcello habite à deux coins de rue du carré central de Cotacachi. Une petite maison birn confortable. Il me présente son ami qui est de passage chez lui pour quelques mois. Nous l'appellerons "Jimmy" Jusqu'à ce que je lui redemande son nom où que j'entende Marcello l'interpeller. Jimmy est un intellectuel populiste qui a fait le tour de l'amérique du sud et qui est invité par les université pour donner des conférences sur la place des communautés indigènes au sein de la population. Il y a quelques années, les communautés indigènes n'étaient pas concidérées comme citoyennes par les gouvernement en place. Ça me semble un combat qu'on retrouve partout entre les habitant des terres encestrales et entre les autoritées occupantes. Je lui demanda si il y avait une solution, il me répondit qu'il y en avait plusieurs. Concidérant les difficultés à s'entendre au sein même des gouvernement et au sein même des communautées indigènes, je vois pas comment regroupper tout ça. La même chose s'applique d'après moi au Canada, en Inde, en affrique, partout finalement.
Bref, Jimmy est très intéressant, très articulé et multi facettes, concidérant qu'il était, dans son jeune temps, le guitariste de Jimmy Hendrix. Je sais, je sais, j'exagère, mais il a joué longtemps avec les grands du Rock Psychédélique inspirés par Hendrix. Frank Morinno, entre autre, si je prononce bien? Je connaissais pas mais j'ai eu droit, en plus de l'histoire des sociétés Quicha d'amérique du sud, à l'histoire des grands de la guitare de l'histoire du rock (cheveux long, moustaches, bottes à talons hauts, pantalons trop serrés et excès de substances) des années 70 et 80. Je voyais bien son intéret pour la chause en regardant ses doigts bouger pendant les solos de guitare et lorsqu'il me pointait l'écran du iPad pendant telle ou telle passe. J'avais devant moi quelqu'un de passionné qui avait décidé d'en apprendre plus sur l'histoire géo-socio-politique que sur les drogues. Je devrais assister à sa conférence de jeudi à l'université de Otavallo.
Après avoir mangé une bouchée en terrasse au centre de Cotacachi où Popo pu allègrement tromatiser quelques enfants, je déposa mes choses á la maison et parti pour une petite marche. J'avais lu que Cotacachi était reconnu pour ses artisans du cuir. Je me demandais ce qui les différenciait tant des autres cuirriers, j'ai eu ma réponse assez rapidement. Je dirait que ce n'est pas nécéssairement par leur style mais bien par leur quantité qu'ils se distinguent. De tous les commerces, 80% (sinon 90) sont des boutiques de cuir. Majoritairement des manteaux de cuir, suivi par les sacs de cuir et enfin, les selles à cheval. 10% des commerces restant offrent chacun un mur de souliers de course et un mur de dvd. Je vois pas très bien le lien entre les deux mais c'est chose courrante de les associer ici. Le restant sont des petits dépanneurs offrant de tout, en partant des sacs de grains, à la bière en passant par les semelles de souliers. Un peu plus loin, des tentes pour tourristes vendaient les ponchos, les sombreros, les bracelets de corde et les vêtements pour enfant.
Après la petite promenade, je retrouva la place centrale (qui n'étais jamais bien loin de la périférie), y pris place, observa les gens et tenta de dessiner l'église devant moi. Notons ici que les coqs de Cotacachi se fouttent bien de l'heure pour chanter et que les chiens errants sont tous très currieux de rencontrer Popo. Popo restent toujours sur son appétit vue que les chiens des rues ressemblent plus à des nids de bactéries qu'à des gagnant de concours canins.
5h30 sonna. J'acheta une bouteille de tinto vino à la petite tienda et me dirrigea vers la maison. Marcello et Jimmy m'avait annoncé que nous prendrions le souper en compagnie d'un couple d'amis. Au menu, du spagatte sauce à la viande. Encore là, je ne pourrais répéter le nom des deux invités mais j'eu la chance de partager le repas avec 2 têtes très influentes des population Quicha (indigènes) d'Équateur. Madame était la tête d'affiche des manifestations monstres des années 90 et monsieur en était l'organisateur principal. Il m'informa du coup qu'il avait eu la chance d'aller au Canada lors d'un congrès aux chutes Niagara conjointement avec les populations autochtones du Canada.
Au même type que nous portons habituellement le jeans et le t-shirt, ils portent les vêtement type des Quicha. De três beaux vêtement brodés méticuleusement, la jupe noire, le chapeau avec les deux plumes et la chemise blanche très raffinée. Pour un immersion dans la culture Quicha, je pouvais pas mieux tomber. Encore une fois, rien de banal. Tout le souper se passa en espagnol. Je suivait habituellemt la conversation mais en manquant un mot ou deux par ci par là, je pouvais jamais être certain de l'idée énoncée. Une sage parole que Monsieur Quicha exprima était l'impossibilité de tout concilier au sein du gouvernement actuel. Qu'il ne fallait pas essayer tout concilier pour intégrer une organisation qui n'est pas construite pour concidérer les différence. D'après lui, c'est notre manière de penser à la base qu'il faut revoir. Je suis daccord avec lui. Pour moi l'idée est utopique mais fait du sens. Tant qu'à moi, utopie pour utopie, chosissons celle qui nous fait croire à un monde meilleur pour tous et chacun.
Je réalise tranquilement que nous parlons beaucoup de la corruption chez nos voisins du sud mais que la seule différence avec nous est que chez nous, la corruption a plein pouvoir sur le system législatif et éducationnel. Qu'à l'instant où une politique devient anti-constitutionnelle ou anti-humaniste, on vote une loi qui la justifie et qui la rend légale. Je lisais dernièrement un texte sur la différence entre un régime et un gouvernement, la ligne est bien mince. Comme disait le père de Léo, au mois quand on sait qu'on se fait fourrer, on est déjà mieux informé.
Belle soiré instructive et éducative. Je m'attendais (due à mes préjugés et mon manque de culture) à retrouver des gens qui mangent avec leur doigts et qui sentent la terre, mais je fus heureusement surpris que le niveau de classe et de bonne manière monta d'une grosse coche dès que nos amis Quicha entrèrent dans la maison. Ils étaient mieux éduqués que moi, avaient de meilleurs manières, prirent la peine de s'intéresser à moi, avaient un bon sens de l'humour et une très grande gentillesse. J'ai trouvé très drole lorsque Monsieur Quicha refusait notre aide avec le iPad. Il disait qu'il allait réussir à contrôler la technologie. Ce fut très intéressant de voir des performances Quicha sur youtube. Un bel exemple de contraste culturel et technologique. Ils prirent la peine de m'inviter à les visiter en me proposant ma propre maison si j'étais intéressé par l'offre. Je devrai m'informer à mon hôte et à Jimmy sur les détails de cet invitation mais je devrais, selon ma logique de voyage, profiter de cette occasion et aller faire un petit tour (un tour de quoi, je sais pas, mais un tour quand même).
10h30, quelques verres de vin plus tard, c'est l'heure du dodo. Je partage la chambre de mon hôte, c'est un peu étrange mais bon, l'étrangeté est devenu routine. Viva el viaje. Bonne nuit à tous.
2 commentaires:
N'oublie pas les photos. . . Les gens dans leurs plus beaux atours par exemple
Tsé ceux brodés de fil d'or etc ;-)))
J'ai demandë gentillement à la madame si je pouvais la prendre en photo. Elle a dit noooooon. J'me suis caché derrière les rideau pis j'ai pris une photo pas de zoom avec mon téléphone. Rien de concluant. J'ajouterais par contre que j'ai des belles photos de maisons qui attendent sur mon téléphone mais le téléphone veut pas se brancer wi-fi. Va peut-être falloir attendreun peu.
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