Quand la flore intestinale va, tout va. Depuis 24h, la flore ne va pas. J'ai passé la nuit à me demander comment gérer une flore capricieuse pendant un trajet d'autobus de 6h ou plus. Au réveil, j'ai pris la décision de gérer ma flore à Quito et d'attendre une flore plus accomodante pour visiter les régions éloignées. Bonne décision. Je resta donc couché entre chaque visite à la baños. J'étais accompagné par la voix de Julie Bolduc qui me rappelait, après chaque videment, de ne pas oublier de boire de l'eau pour ne pas me retrouver sans fluides. La voix de Julie Rivest me rappelait que le Immodium ne faisait que boucher le système d'évacuation sans régler le problème et la voix de Luc qui me disait de prendre le médicament prescrit si il y avait présence de sang, ce n'était pas le cas. Je m'en remis donc à mon organisme à gérer lui-même ses crises en restant au repos et en buvant de l'eau.
Rendu à 12h30, Popo commençait à me rappeler que je devais éventuellement sortir du lit et mordre un peu dans la vie. Mon état n'était pas critique, juste inconfortable. Je me leva donc et décida d'accomplir le seul objectif que je m'étais fixé: trouver mon billet d'autobus pour Misahualli. Mes recherches m'indiquaient à chaque fois le terminus de Quitumbe. Daniel me disait au contraire de m'informer au terminus Panamericana. Je pris donc un taxi vers le terminus Panamericana qui se trouvait à être dans la Mariscal. Un coup arrivé au terminus, la dame m'informa qu'aucun autobus de ce circuit ne déservait Misahualli, Que j'aurais plus de chances en me présentant au terminus de Quitumbe. Je trouva l'information pertinente et déclara l'objectif de la journée atteint.
En récompense, je me rendi sur la Plaza Fosh en la Mariscale pour m'offrir un café et un déjeuner en terrain connu. Petite terrasse trappe à touriste qui offre l'expresso et l'oeuf brouillé. Popo aime bien et moi aussi. À date, la flore tient le coup. Ça brasse toujours un peu mais j'essaie de croire que ce sont les derniers remous avant la rémission.
La pluie a commencé à tomber par petit coups, je suis dans la section couverte de la terrasse et j'attends avec patience cette nouvelle flore intestinale qui agrémentera le reste de mon voyage.
Pendant une petite pause de pluie, je me trouve un taxi et expérimente un retour à la maison en passant par la congestion routière de Quito. Un voyage de 15 minutes m'en a pris 45 et en plus le chauffeur de taxi ne connaissait pas ma rue, j'ai eu à le guider dans Quito pour regagner ma maison. Toutes mes expériences de taxi furent bonnes. Ce chauffeur était très content de me répéter le mot qu'il connaissait en anglais. Il a même fait une blague, précisé que c'était une blague et a passé au moins 5 minutes pour me faire comprendre le mot "blague" en espagnol. Ça lui a donc pris beaucoup de mots pour me faire rire. Ou était-ce l'autre jour? Je mélange les histoires quand j'attends trop pour les écrire.
Arrivé à la maison, je me reposa un peu, Daniel arriva un peu plus tard, une amie à lui passa dire bonjour et m'indiqua quelques places à visiter dans la jungle. Je pris la soirée pour faire mon sac tranquilement entre-coupé de scéances d'Internet, pris une pilule pour la diahrrée infestueuse et me coucha en croisant les doigts que la forme du lendemain soit plus agréable.
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