Ça passe trop vite. Déjà deux semaines. Deux semaines à manger en espagnol, deux semaines à me promener en espagnol, deux semaines à visiter de nouvelles places en espagnol, deux semaines à traîner Popo à gauche et à droite en espagnol. Je me rappelle, il y a pas très longtemps, j'arrivais à Quito comme un exploreur. Sortir de l'avion était une aventure, prendre un taxi, montrer mon petit papier jaune avec le nom de rue écrit dessus, rencontrer Daniel, tout ça était aventure. Aujourd'hui je peux parler de Quito, de Cuenca, d'Otavalo, de Cotacachi, du lagon Cuicocha (ou quelque chose comme ça), des Quichua (les amérindiens d'Ecuador), de Daniel, ses amis Andres, Santiago, David, Caroline, Félipe, Nicolas de Cuenca, des taxis sans compteurs, des Tiendas (les dépanneurs), des Almuerzo (plat du jour) à 2$, des Ceviche au poisson à 1.50$, des centres de services et de réparation de voitures (90% des commerces de mon quartier), des murs qui entourent chaque maison ou chaque complexe, des grilles dans chaques fenêtres, dans chaque portes, des portes de garage en métal qui transforme toutes les rues commerciales en vidéo de Michael Jackson à partir de 6 ou 7 heures le soir, les co-pilotes d'autobus qui sont toujours accrochés à la porte ouverte pour inviter tous et chacun à monter dans un bus déjà trop plein, les règles de sécurité routière que tous connaissent mais qu'aucun respecte. Je commence a avoir le petit tirroir de la mémoire pas mal plein et j'en suis bien content. Je voulais m'assurer de profiter de tout et je crois qu'à date ma moyenne est bonne. Pas besoin de faire le tour d'un volcan à chaque jour, acheter 4 bières à la tienda du coin peut facilement devenir une belle aventure.
Cette nuit j'ai rêvé que j'avais accumulé pour 8000$ de ticket en conduisant en Ecuador mais que la machine distributrice de ticket de métro m'avait redonné l'équivalent en tiket de métro. Intéressant.
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