vendredi 23 mars 2012

Jour 16 - Quito nord-sud y Manu Chao

Aujourd'hui c'est Quito en camionnette. Daniel se rend à son travail au petit matin reviens me chercher en camionnette vers 11h. J'ai juste le temps de prendre une douchette et nous sommes en route pour un tour de Quito. À defaut de visiter le Quito historique, nous visitons un garage dans la Valle de Los Chillos, une partie de Quito l'autre côté des montagnes vers l'est. Quito est une ville très grande. J'ai de la difficulté à visualiser l'étendue de la ville et de la comparer à montréal. À montréal on voit le Mont-Royal au centre qui est recouvert de vert. Quito s'étend du nord au sud entre les montagne. On se retrouve donc souvent en hauteur avec une magnifique vue sur la ville en bas de nous. 

J'aurais besoin d'un certain temps d'adaptation pour conduire à Quito. Je n'ai pas encore vu de panneau indiquant la vitesse maximum. Oui, la vitesse est règlementée mais comme le reste, tout le monde s'en fou. On coupe, on klaxonne, on ralenti brusquement, on met la pédale dans le tapis, on klaxonne encore et on recoupe. Je me suis retrouver à utiliser la partie de mon cerveau qui sert habituellement à jouer à tétris. Ajoutons des calcul d'accélérations relatives des voitures autour de nous pour arriver à changer de voies sans accrocher personne. La voiture A prend de la vitesse, la voiture B ralentie, la voiture C coupe la voiture A, il nous reste une fenêtre de 0.8 secondes pour donner un petit coup de vollant pour se retrouver 2 voies plus loin. J'avais comme l'impression que la largeur de la camionnette était directement proportionnelle à la valeur négative de la vitesse de la voiture. Pour être certain que ça passe, on pèse sur l'accélérateur. Tout le monde s'entend sur cette façon de conduire. À Montréal, on finirait pas de traiter les autres chauffeurs de malade. 

Deuxième arrêt au sud de Quito, au bureau du ministère des transport. Pendant la route, je prends des photos avec mon iPhone. En entrant dans la ville, Daniel me dit de ranger mon téléphone car les voleurs passent leur bras pas le fenêtre pour nous arracher notre téléphone des mains. Encore une fois, lorsqu'il y a consigne concernant un danger, je la respecte. Je suis allé jusqu'à fermer ma fenêtre mais je me suis dit que le téléphone dans mes poches était assez comme geste préventif. Encore une fois (comme toujours) les gens conduisent comme des fous, Danie incluido. Je ne sert pas les dents. Ici c'est normal et il n'y a pas plus d'accidents que chez nous. J'apprécie encore une fois une réalité que je ne comprends pas. J'ai l'impression que les gens ici passent moins de temps à réfléchir et suivent plus leur instinct. Étrange, mais cet absence de structure résulte en une harmonie surprenante. Tranquiiiiiile, dirait Daniel. J'essaie encore de rationnaliser tout ça mais je crois que ça passe pas par le rationnel. Il est grand le mistère d'il était une fois. 

Troisième arrêt, au nouveau travail de Daniel. Il a des papier à aller porter. Bien que tout a l'air désorganisé, la liste de papiers nécessaires à l'obtention de son nouveau travail est très longue. En plus de son cv détaillé depuis le début de son école, il doit fournir son identité électorale. Ici c'est plus que conseillé d'aller voter, c'est obligatoire. Chacun a donc un dossier qui confirme que sa participation aux élections. Chacun à en plus un dossier au gouvernement avec toutes ses informations concernant ses finances, son éducation, son travail, ses coordonnée, etc. Il y a aussi le certificat de non-casier judicière. En plus de souligner, comme nous, la présence d'un casier judiciaire, l'absence de casier est aussi soulignée par un papier. On ajoute à ça quelques "Attestation de bonté" qui sont en fait des lettres de références produites par des gens connus par le sujet depuis longtemps. Le dernier relevé de compte d'électricité, loyer et des services pour évaluer les dépenses courantes. Un certificat d'examen médical effectué par un hopital privé au service de l'entreprise en question. Une copie couleur de la Cedula (carte d'identité), permis de conduire, attestation de service militaire (qui devient non-obligatoire si vous êtes enfant unique, que vous aidez à soutenir votre famille et que vous payez certains frais administratif au corps militaire. Tous vos buletins scolaires, des lettres de recommandation des enciens employeurs incluant le dernier employeur avec numéros de téléphones valides et quelques photos couleurs de votre visage. J'ai l'impression que chacun s'occupe de sa propre sécurité. On voit souvent des gardes de sécurité au service des commerces. Sachant que tout est permis à l'extérieur, on filtre ce qui rentre dans nos murs.

On ramasse un sandwich qu'on vient manger à la maison. Daniel quitte ensuite rapporter la camionnette à son travail. Prochaine étape, concert de Manu Chao. En passant devant le stade plus tôt, on voyait la file de gens qui attendaient pour entrer. C'est encore un mystère pour moi quand j'essaie d'imaginer la politique du "premier arrivé premier servi" appliquée à un stade. Pour un show dans un bar je peux comprendre mais j'imagine mal les mouvements de foule équivalents. Il doit y avoir un secret mais pour l'instant je suis devant le néan.

Daniel revient, on boit une petite bière rapido puis taxi vers le stade. Les (mes) amis de Daniel qui vont aussi au spectacle sont à deux rues du stade à prendre un drink, on passe à la commission des liqueurs ecuadorienne ramasser une petite bouteille et on les rejoint. Nous étions une dizaines de personne sur une rue transversale sous un petit toit dans une entrée quelconque. La pluie était en vedette ce jour là, on était déjà un peu mouillé, on allait l'être plus, le stade a pas de toit. 

Parle parle jase jase, le temps était venu de rejoindre le stade. Le petit groupe avançait disfonctionnement mais surement. Daniel devais tenter d'échanger nos 2 billets à des revendeurs pour aller dans la section des amis. Après quatre tantatives, on avait les bons billets. Une deuxième petite bouteille et nous les retrouvons dans la ligne. 

Vient le temps de rentrer. Sur un petit moment, à la queueleuleu, on passait devant l'oeil averti des policiers pour se dirriger vers la fouille. Honnêtement, la sécurité était rigoureuse mais je me suis déjà fait fouillé plus que ça au picnik. Le personnel était agréable, on rentre. 

On se retrouvait donc, comme à la st-jean ou à l'igloofest, en masse sur un terrain de baseball tournés vers une scène à attendre le début du show. Bien entendu, à un show de Manu Chao, toutes les odeurs, dont les nôtres (même à l'extérieur) appellent au sourir facile. 

Un très bon spectacle. Les écrans géants et les jeux de lumière étaient de la partie. On parle quand-même pas de Madonna mais contrairement à Madonna, Manu Chao en a peut-être pas besoin. Le son était très bon et j'étais très content d'être là. Le show terminé, j'étais encore un peu sur mon appétit. Je trouvais que les gens ne se ruaient pas sur la sortie. Il y avait de la musique qui jouait. Je pensa que peut-être, en Ecuador, les gens aiment bien chiller tranquilement après un bon show. Et non, Manu Chao avait une deuxième partie. Caille13. J'étais bien content, surtout que j'en avait écouté à l'appartement durant les deux dernières semaines. Beau lézard. 

Le spectacle terminer, on se retrouve à errer un peu dans les rues remplies de brouillard de Quito. Beau moment que je n'aurais pas pu vivre si je n'avais pas rencontré ces amis (comme plusieurs autres moments aussi). On arrive à la maison pas mal dans la dernière partie de la nuit. Popo avait exprimé son ennuie en apportant dans le salon tout ce qu'il a été cappable de sortir de ma chambre, Il s'en est même remis aux beaux-arts en découvrant mes prismacolors. Ça fait beau. Il reste pas beaucoup de dodo pour les travailleurs. Je suis content de ne pas en être un. 

Un spectacle de Manu Chao à Quito, ça ajoute une belle dimension à l'événements. Comme disait Manu, si Dieu existe, il se cache en quelque part dans les yeux. Je suis content d'avoir vu ce que j'ai vu. On se couche tranquilement. Bonne nuit.

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