dimanche 11 mars 2012

Jour 6 - Mateo y Popo à la montagne

Aujourd'hui j'assiste à une compétition de mountain-bike sur une des montagnes qui entoure Cuenca. Tout le monde connait ma passion pour le vélo tout-terrain, c'était donc mon baptême de la roue montagneuse. Daniel m'avait montré des vidéos de compétitions professionnelles durant la semaine, compétitions qui me faisait plus penser à une descente de montagne ludique pour amateurs de vitesse. Alors, mise en contexte. Si j'ai bien compris, c'est une compétition opposant plusieurs participants de différentes région d'Équateur. J'étais sur place avec l'équipe de Quito. 12 participants ayant entre 14 et 32 ans. L'autobus nous amène au pied de la montagne et nous transférons dans le camion qui contient les vélos pour se rendre au sommet de la montagne. Hier, Pascal m'a confirmé que l'eau tournait pas du même bord au nord et au sud de l'équateur, aujourd'hui je confirme qu'il y a bel et bien des habitants autochtones qui habite dans les montagnes. Les chapeaux noirs, les cheveux noirs, les ponchos de couleur, les bas de laine vert, les maison en planche (on aurait dit un centre d'interprétation mais ici on interprétait pas, on l'était) les chiens qui nous jappe après, surtout après Popo, les lamas, les cochons et les poules. Popo n'a pas aimé les chiens (moi non-plus) mais a beaucoup aimé les cochonnets.

La directive était de ne pas marcher dans la piste. Je pouvai (accompagner mais non enjamber. Directive que je suivi à la lettre (sauf deux fois)). Un petit sentier était quelque fois tracé, ce qui était bien agréable mais d'autres fois, je devais marcher hors sentier et j'ai donc pu défricher moi-même ma piste. Si ce n'était pas de la fois où je me suis retrouvé prisonnier d'un framboisier géant, franboise en moins, piquants en double, ou la fois où je devais passer sur une propriété (qui devait dater de quelques milliards d'années) bien gardée par quelques chiens très dévoués à la tâche, ou la fois que je me suis retrouvé sur le bord d'un ravin en cherchant une place pour descendre, tout c'est bien passé. J'ai eu à prendre Popo dans mes bras que trois fois. La dernière partie de mon parcours étant hors piste, je me fiais à la voix de l'animateur de la compétition pour me rendre à la bonne place. Belle petite aventure.

Il avait mouillé la veille (comme toujours) et la piste était pleine de bouette. La descente en vélo ressemblait beaucoup plus à de la glissade d'eau qu'à une promenade en montagne. Les sorties de piste étaient fréquentes et les vélos sans conducteurs (et son contraire) aussi. Par chance, j'avais vu la piste de mes yeux et j'avais vu un vidéo d'une compétition durant la semaine, j'au donc apprécié la course avec beaucoup de respect pour les casses-cous. 

Daniel n'a pu se qualifier à cause d'une chute qui lui gaspilla du temps, j'ai donc regardé la course avec lui à côté de la ligne d'arrivée. J'en ai vu 3 partir en ambulance, dont le grand gagnant et plusieurs tomber juste devant moi. La course se termine avec un jump. Étant une compétition, le dernier droit avant l'arrivée devait se faire à toute vitesse, le jump (non obligatoire) pouvait donc être très périlleux. 

Anecdote de Gringo: La bière sur le site coûtait 1,25$ et la dame au comptoire voulu me la vendre 1,50$. C'est la fille à côté d'elle qui s'est interposée et qui m'a remis le change pour une bière à 1,25$. Je savais qu'il y avait une culture de prix différent pour les Gringos mais je ne l'avait pas encore expérimentée aussi clairement. Viva el viaje!

Le retour à l'hotel en autobus me permis de faire la sieste. Rendu à l'hotel, j'avais un message de Julie qui m'invitait à la rejoindre à son hotel pour le souper. J'avais juste le temps de me changer et j'étais reparti. Nous avons donc pris une bière à son auberge puis mangé des champignons en famille dans un petit resto propre sur la Calla Larga. C'était mon premier resto du voyage. Le plat le plus cher coûtait 6,70$. En ajoutant un verre de vin blanc, j'atteint le total de 10$. Popo était resté à la chambre, Maëlle et Zac voulant bien jouer avec un peu, nous sommes passé par chez moi avant le dodo des enfants de 8h30. Popo était bien content des frites biens méritées.

Les Tremblay-Rivest partis, Daniel m'invita pour la bière du samedi avec son ami de Cuenca. J'ai donc eu droit au nightlife de Cuenca qui est bien animé (l'ami de Daniel aussi). Un des bars où nous avons dancé un peu m'a montré qu'il n'y a pas que des forfaits budjet à Cuenca. La place était propre, même très propre. Bien plus petit qu'ailleur. Tout le monde s'était mis beau et les filles, pour certaines, du haut de leurs talons aiguille de 12 pouces de haut et du bas de leur micro-jupe, dansaient (simulaient l'acte sexuel) sur les gros succès américains. J'étais déçu de la musique mais bon, je suis en Ecuador. Je payais mon drink 10$ et je profitais de la soirée.

De retour à l'hotel à 3h15. Dodo bien mérité. Ça fait 2 jours que je suis à Cuenca et on dirait que ça fait 2 semaines. Bonne nuit.

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