Je me suis réveillé au millieu de la nuit me me disant que c'était ma dernière nuit dans ce Jungle-Lodge. Le service VIP était terminé, le 24$ par nuit devenait cher tout d'un coup. Je fis en plus de ça un rêve en 4 dimensions. Je rêvais que j'allais voir un film au cinéma, ce film était un film participatif et en plus, je l'avais déjà vu. Je n'étais pas cappable de dire si j'avais déjà vu ce film dans un rêve, si j'avais déjà fait ce rêve ou si j'avais déjà vu ce film en vrai. Il sagissait d'une invasion d'extra-terrestre coordinnée par l'armée. Les soldats portaient des sacs de jute sur la tête et les extra-terrestres ressemblaient à des R2D2 applatits. Lorsque les robots nous voyaient, ils nous tiraient dessus, nous devions donc nous cacher. Il était possible de s'échapper mais les soldats nous faisaient prisonnier. Le film se terminait quand tout le monde était capturé. Nuit difficile.
Au petit matin, le couple au bébé commença les festivités à 7h45. Un peu trop tôt pour moi. Mon heure était 9h30. Je garde quand-même le sourir car je suis au paradis et je me recouche. 30 minutes plus tard, c'est Popo qui veut sortir. Je l'attache à sa corde, je le mets dehors et je me recouche avec le sourir car je suis au paradis. 30 minutes plus tard c'est la famille d'en haut qui revient du déjeuner. Le bébé pleure et cour partout, ça me réveille, je respire et me rendors car je suis au paradis. 30 minutes plus tard c'est Popo qui part à courir en jappant à plein poumon. Je me lève, réalise qu'il a grugé sa corde et qu'il est maintenant en liberté. Je pars à sa recherche en l'appelant. Il vient à moi, je l'amène dans la chambre, le couche sur la petite serviette à côté de la porte et me recouche avec le sourir car je suis toujours au paradis. 30 minutes plus tard, c'est l'heure de se lever (mon bébé). Je prends une douche, m'habille et me rends au coin déjeuner.
La dame de 275 ans est la personne avec qui je m'entends le mieux dans tous les convives. Je la salue. Je sens bien le malaise d'Antoine qui redouble de gentillesse et de politesse avec moi. Je lui avait confirmé ma présence pour trois nuits et les trois nuits sont maintenant derrière moi. Il me demande si je retourne à Quito aujourd'hui. Je lui réponds que je ne crois pas retourner à Quito aujourd'hui mais que mon séjour au paradis était bien terminé. Je mange mon déjeuner tranquilement et prend une dernière marche au pays des singes.
Le ciel est couvert, la pluie s'en vien. Mes amis les singes sont à la plage. C'est l'heure du jeu et ils se balancent de branche en branche. Certains se tirent par la queue, d'autres tentent de se faire perdre l'équilibre. Plusieurs personnes sont au rendez-vous et s'amusent, comme moi, de voir ces petites bêtes s'amuser ainsi. Certains singes ont pris comme cible un petit garçon d'à peine 3 ans qui s'en amuse tout autant. Ils lui tirent une jambe, lui grimpent sur le dos et tentent de le faire tomber. Le petit garçon s'amuse bien et les spectateurs encore plus. À un moment il avait trois singes après lui. C'était exactement la raison pour laquelle je m'étais levé ce matin là. Mieux encore, c'étais pour cette raison que j'avais fait 9 heures d'avion et 7 heures d'autobus. Oui, j'étais au bon endroit.
La pluie commençait à tomber, je décida de rentrer en passant par l'Auberge espagnole pour m'informer des tarifs. Je choisis cet endroit parceque j'y prenais déjà le souper, pourquoi ne pas combiner le coucher. En plus, la fille qui gère la place est très gentille et est déjà mon ami. Elle m'indique que la chambre est 13$ avec déjeuner ou 10$ sans déjeuner. Douce musique à mon oreille. Je me doute que je n'aurai pas le confort de mon paradis exotique. Je visualise mentalement une toute petite chambre, comme la première de Cuenca, pour être certain de ne pas être déçu. Je confirme à mon amie Zoraida que je prendrai la chambre, qu'il ne me restait qu'à aller chercher mes choses au France-Amazonie.
En arrivant à mon bientôt ex-paradis, je demanda à Antoine l'heure à laquelle je devais quitter la chambre en espérant qu'il me dise de prendre mon temps. Il pleuvait beaucoup et je n'avais pas le goût, même si je n'allais pas loin, de quitter sous la pluie. Il m'informa que l'heure du départ devait être avant 11h30, il ajouta en plus que ma chambre était très en demande, ce qui expliquait pourquoi je devais respecter cette heure. Je lui demanda l'heure. Son ami que je n'aimais pas (Oui, je le dis, je ne l'aime pas. Je crois qu'il est parisien. Mais bon, c'était une parentaise au paradis.) m'informa qu'il était 11h20 et qu'il me restait 10 minutes pour quitter. Humour, délicatesse, pédence, vie misérable... je ne sais pas mais je lui souhaite de vivre une vie heureuse.
Je ne pu me retenir complètement et dis gentillement à Antoine que j'allais ramasser mes choses tranquilement. Je devais gagner quelque chose en quelque part. Je devais savoir que je pouvais prendre 5 minutes de plus, qu'il me le permettait. Mais bon... Je suis au paradis, je suis au paradis, je suis au paradis. Je regagna ma chambre termina mon sac en 4 minutes, sorti de l'argent de ma ceinture et retrouva Antoine à la réception. Le total de mes trois jours incluant les dodos, les déjeuner et mes consommations (bières et bouteilles d'eau (en passant, Pierre, ne t'en fait pas, mon eau est embouteillée par Coca Cola! J'ai pensé à toi quand j'ai vu le bouchon.)) monta à 89$. Pour une moyenne de 30$ par jour, le paradis tout inclus coûte pas trop cher, c'est bien. Ça me fait du bien de savoir que le tout resta sous la barre psychologique du 100$.
Le tout payé, sac sur l'épaule, je parti en direction de ma nouvelle maison. France-Amazonie est sur le seul chemin qui mène au village de Misahualli. Une voiture s'arrêta pour me demander la direction de Puerto-Misahualli. Ah, les touristes! Je leur répondi, heureux de pouvoir les aider mais surtout d'avoir compris la question, que c'était ici, en pointant la direction du village. 400 mètres séparait mon ex-paradis du village, 150 mètre séparait maintenant ma nouvelle maison du village. Je me rapprochait des singes!
Arrivé sur les lieux, ma nouvelle amie, Zoraida, était parti faire une course. Je fis comprendre à la dame qui m'accueilla que rien ne pressait, que j'avais tout mon temps. Je lui demanda si elle pouvait me servir une bière en attendant, ce qu'elle s'empressa de faire.
Popo connaissait déjà bien le chien de Zoraida et en avait fait son compagnon. Moi je connaissais bien les lieu, j'avais déjà mon spot à côté de la porte. À date, todo bien. Zoraida arriva 5 minutes plus tard et me montra ma chambre. Comparativement à ma chambre au paradis, elle était plus grande avec une salle de bain plus grande. Elle ne faisait pas face à la rivière et n'avait pas trois murs de moustiquaires mais avait quand même une petite fenêtre et tout l'espace dont j'avais besoin. J'avais moins l'impression d'être dans un décors de safari mais j'avais plus l'impression d'être à Misahualli. Je déposa mon sac sur le lit et retrouva ma bière au premier plancher à côté de la porte.
Zoraida me fit savoir qu'un salon ouvert se trouvait à l'étage juste au dessus du restaurent. Elle m'y emmena et je fus très agréablement surpris par la qualité des lieux. Des portes entourraient ce salon, je lui demanda pour voir les chambre toutes les chambres autour du salon étaient des chambre à quatre ou plus, une chambre seulement n'était que pour une personne. Elle ouvrit la porte et je fut charmé du premier coup d'oeil. Une toute petite chambre sans fenêtre. Seule une ouverture dans le haut du mur, protégée d'un moustiquaire, permettait à l'air de circuler. Le ventilateur qui était installé au plafond répondait très bien à la chaleur de la journée et la salle de bain, encore plus grande que la première, répondait très bien à tous mes besoins. L'accès direct à ce salon ouvert transformait cette petite chambre en suite de luxe. Je venais de trouver mon paradis numéro deux. Il n'y avait peut-être pas de piscine mais avait wifi dans le tapis. 13$ la nuit, déjeuner unclus, un autre voyage commence.
Pizza au jambon, bouteille d'eau et marche avec Popo. No problemo. De l'autre côté du pont il y a une réserve quishua où on peut y apprendre les différentes propriétés des herbes médicinales de la région, L'Ecuador est reconnu comme était la pharmacie de la terre. Possédant une biodiversité équivalent à tout le reste de l'Amérique du sud, les gens qui connaissent bien la forêt n'ont pas besoin de pilules pour soigner leur grippe. Je me suis même fait dire qu'en plus de posséder un remède pour tout, le Écuadoriens ne sont jamais malade. Tant mieux. Je traverse donc le pont suspendu. À chaque pas, le pont fait des vagues comme si il reposait directement sur l'eau. Je croise deux camion lors de ma traversée. Ce pont est à peine large pour un véhicule. Je prends donc Popo dans mes bras et me colle sur le côté en faisant bien attention de ne pas mettre le pied dans le vide car vide il y a. De l'autre côté du pont, de gros camions sont en train de construire la route. Je les contourne et poursuis mon chemin. À chaque personne que je croise, je pratique mes règles de politesse en lançant un "¡hola!". Je comprends rapidement que "hola" est trop famillier et qu'il est préférable de dire quelque chose qui commence par "Buenas". "Dia" pour le matin, "tardes" pour l'après-midi et "notches" pour le soir et la nuit. J'ai été plus souvent qu'à mon tour dans une situation de "tardes" mais à chaque fois, j'entends "bon-tard" je trouve ça trop étrange pour l'utiliser. Je devrai par contre m'y faire car ici, c'est la bonne manière. Ceci étant dit, j'ai quand même trouvé une alternative qui fait bien mon affaire. plusieurs personnes ne se rendent pas au deuxième mot et prononce uniquement le "Buenas"! J'adopta sur le champ. Buenas... buenas... buenas... facile!
Je me pratiqua donc en chemin et mon buenas était fructueux. Donc l'objectif était à peu près à 5 kilomètre. J'avais le temps. Un léger détail m'obligea à changer mes plans. La température. Pour la première fois de mon voyage, la température extérieur atteignait les 3641 degrés Celcius, température où même le feu prend en feu. Après 400 mètres, je cru sage de rebrousser chemin et de retourner à l'auberge prendre ça relax. Même Popo n'en pouvait pu. Le soleil était direct et le ciel sans nuage. Attendons un peu, un peu plus tard, un autre jour, mais attendons. J'oublis parfois qu'ici, je suis en vacances et non en classe verte. Une dégustation de crème glacée sur la place publique fait beaucoup plus de sens. Ce que je m'empressa de faire. Buenas... buenas... buenas... et j'étais rendu. Dans un petit restaurant, je pu voir à l'avant une petit frigo à crème glacée. Comme dans l'annonce télé où la dame au club med doit calculer le prix total d'une location pour elle et pour son enfant, où 10+5 dépasse les capacité d'un cerveau au repos, j'étais incappable de choisir. Je m'empressa de choisir un petit cornet au hazzard et le dégusta sur le pas de la porte du resto. Je pu remarquer à cet instant à quel point le temps arrêtait quand la température augmentait. La place était pleine mais chacun trouvait son ombre et y restait sans bouger, les secondes passaient lentement, leeeenteeeemeeeent. C'était bieeeeeen.
Quoi faire lorsqu'un petit cornet nous a fait du bien? on en prend un deuxième qu'on déguste lentement en retournant à l'auberge. Je regagna ma terrasse et mis mes souvenirs à jour. J'ai pu apprendre en même temps que Martin lisait mon viaje sur son téléphone pendant qu'Édith magazinait les chaussures. J'suis bien content de lui permettre cette pause exotique! Bon voyage à toi aussi :)
Après la rédaction, un peu de lecture et finalement, l'aboutissement d'une journée riche en dépassement physique et en records d'efforts, la sieste! Ah oui, elle est bonne cette sieste. Je souligne le ventilateur au plafond qui balaie toute la chambre et qui me rafraîchit le dos à chaque rotation, je peu rien demander de plus. Popo ne se fait pas prier non-plus. De tout son long, il fait l'étoile à côté de moi. Nous avons tout les deux passé une journée très difficile. Traverser le pont et manger deux crèmes glacées, nos efforts étaient enfin récompensés.
Je me réveilla, il était 6h00, heure de tombée de la nuit. Je devais manger un peu avant de passer sous la table. Je descendis en bas au moment ou mon amie Zoraida revenait de la plage avec son chien. Je lui signala mon intention de manger et elle me suggéra un plat dont j'oublia le nom aussitôt après l'avoir approuvé. J'aime bien me faire dire quoi manger. La seule fois où j'ai moi-même choisis mon repas, ce fut de la pizza. Pas très exotique. Je demanda à Zoraida de choisir la sorte pour moi mais elle me répondit que je n'allais pas aimer sa pizza préférée. J'insista et elle insista à son tour. Elle me suggéra la pizza jambon et oignon, j'accepta. La pizza qu'elle ne voulait pas me servir était avec des morceaux d'ananas. La pizza hawaienne. Bon, si je lui donne le droit de me dire quoi manger, elle doit aussi avoir le droit de me dire quoi pas manger, ça va dans les deux sens je crois.
La pizza était bien bonne. Elle s'occupa de Popo pendant que je mangeait. J'essaya de mettre de nouvelles photos sur facebook mais mon téléphone ne se connectait pas à internet. Mon petit doigt me dit que la connection se fait mal lorsque la batterie est faible. Je me résigna donc à laisser Internet de côté pendant mon repas. Je devrai trouver le moyen de recharger mes technologies, la chambre n'offre pas de prise de courant. Tout ne peux pas être parfait. J'imagine que c'est une façon de me tempérer la connectivité. Il y a rien pour rien. Quand il y a rien à la télé c'est que c'est le temps d'aller jouer dehors. Je me contenta donc de manger. L'assiette était très grosse. J'eu assez de la moitié. Je fis envelopper le reste et le monta à ma chambre. J'aurai un lunch en back-up.
Le repas ingéré, je demanda à ma nouvelle ami si elle voulait sortir avec moi ce même soir. Encore ici, je senti l'hésitation et repris mes parole en précisant que je ne sortirais pas seul mais je j'aimerais bien l'accompagner si elle sortait. Elle m'expliqua qu'elle devait rejoindre des amis et je lui dit aussitot qu'il me ferait bien plaisir de me joindre à eux. Je compris que ma première intervention ressemblait plus à une demande de rendez-vous qu'à une demande azile. Je tenta du mieux que je pu de désamorcer le tout. Je verrai plus tard si le message a bien passé. C'est une jolie fille qui doit, daprès-moi, dealer avec beaucoup de prétendants et je n'ai aucunement l'intention de marcher dans ces sillons. Elle ne sait pas encore que je ne tenterai rien avec elle, j'essaierai de lui faire comprendre plus tard si l'occasion se présente.
Pour l'instant, je relaxe (et digère) au balcon. Le soleil m'a tapé aujourd'hui, j'ai les bras, le nez et le front rouge. Malgré un bref moment au soleil, il eu son effet. Je ne sais pas quand mettre la crème solaire. Je croyais vraiement que la journée allait être grise. Ce matin il pleuvait comme si la journée au complet s'enlignait grise. Je crois qu'il a plu quatre fois aujourd'hui. Encore là, il pleut encore mais, au dire de Zoraida, c'était une journée merveilleuse pour la plage. On est habitué de s'habiller en fonction de la météo. Il annonce de la pluie, on met notre manteau de pluie. Il annonce de la neige, on met notre manteau de neige. Il annonce du soleil, on met notre manteau de soleil. Ici, la madame météo sert pas à grand chose, elle se contredit aux 30 minutes.
En passant, pour ceux qui s'interrogent, mes fluides vont bien. J'ai même de la concistance! Ma flore est sur le bon chemin, je l'encourage et lui transmet vos mots doux.
Bon bin, on dirait que je suis pas due pour sortir à Misahualli. 10h45 et pas de nouvelles de ma nouvelle amie. Il pleut, j'ai pas vraiement le goût d'aller prendre une marche pour sentir un peu. Je trouve ça un peu poche d'avoir passé mon vendredi soir et mon samedi soir à attendre quelqu'un qui arrive pas mais bon, je suis au paradis, je suis au paradis, je suis paradis. J'imagine que c'est ça qui est ça, tout simplement. C'est probablement mieux si je me couche, comme ça je pourrai être debout pour le déjeuner, c'est à dire entre 7h30 et 9h30. Bonne nuit.
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