vendredi 23 mars 2012

Jour 18 - Jacques, Daniel y Bruno

Aujourd'hui mon horoscope (le même qu'au Canada), m'informait que pour quelques temps, je ne devais plus m'adapter aux situations, que les situations devaient s'adapter à moi. J'avais faim. Daniel m'avait recommandé un petit cartier près de la maison où je pouvais trouver des Déjeuners et des Almuerzos pas trop cher. La seule recommandation que je devais suivre était de garder mon ipad et mon iphone caché. La notice n'était pas trop difficile à suivre. Mon iPad reste à la maison et mon iphone sort rarement de ma poche. Alors l'aventure d'aujourd'hui était le petit-déjeuner dans les quartiers chauds de Quito. J'étais pret. Je suivi ses indications: À gauche sur   la Six de Deciembre et à droite à la lumière. Le quartier chaud n'était pas bien loin. J'avançais, pret à voir ces latinos pleins de tatous, ces gangs à couteaux et ces dangereux Écuadoriens. Quelle déception.

Je rencontra beaucoup de travailleurs pas trop propre mais quand même fiers. Certains se rendaient vers l'almuerzo le plus près, d'autres visitaient les commerces ou y travaillaient. J'ai beaucoup entendu parlé des dangers des rues d'amérique du sud. Je respecte cette idée mais je ne l'ai pas encore confrontée (à cet instant, je touche du bois) (et retiens une ennième envie de pipi por que la cervesa). Je ne me suis pas aventuré dans les rues une fois le soir tombé. J'ai le facteur risque pas mal proche du zéro. Je ne sens pas le danger. Peut-être parceque je ne le reconnais pas ou peut-être parceque je ne le cherche pas mais bon, je ne m'en pleindrai pas. Todo bien por el Gringo que yo soy.

J'ai donc trouvé, une rue plus haut, un petit rstrnt (restaurent dit vite). Je savais pas trop si c'était privé ou non mais après avoir jeté un oeil à l'intérieur, je reconnu la salle à manger typique de quito. Pas de lumières, pas de menus, mais des fruits et une vieille mémé qui semblait bien occupée. La vieille mémé est souvent signe de qualité. La dame avec la mémé tenta de m'expliquer que les mascottas devaient rester à l'extérieur mais je lui expliqua que ma mascotta (Popo) devait rester avec moi. Elle accepta et m'indiqua une petite table près de la porte. J'avais aucunement l'intention de m'aventurer plus loin dans le restaurant. Cette table faisait entièrement mon affaire et celle de Popo.

Contrairement à mon alimentation habituelle, je n'ai mangé d'oeufs qu'une seule fois ici. Les poulets se rendent plus vite à l'abatoire qu'à la ponte. J'avais vu les oeuf du coin de l'oeil, j'en ai donc profité pour en commander deux, "brouillé" se mime de la même manière dans plusieurs langues. Mes oeufs furent donc brouillés.

Jugos, ou quelque chose comme ça, signifie jus. Les gens d'ici ont la décence de faire la différence entre jus et boisson. Lorsque quelqu'un vous offre un jus, on parle de fruits passés dans le blendeur avec de l'eau ou du lait. J'avais donc le choix entre 3 sortes de fruits et une base d'eau ou de lait. Au diable la dépense, j'opta pour les trois fruits mélangée et la base de lait. J'étais pret à cracher le cash. Après avoir mangé mes deux oeufs et bu mon smoothie de luxe, je demanda la cuenta (facture). La gentille dame qui avait pris le temps m'accueillir dans un espagnol que je comprenais eu le culot de me demander 1.25$ pour ce déjeuner santé. Franchement. 1.25$ sans commentaires. Je commence à organiser ma prochaine annêe en fonction de ce déjeuner. La gentille dame me suggéra de revenir le lendemain, le surlendemain et l'autre jour d'après. Je voyais pas pourquoi j'irais ailleur. Mes oeufs et mes fruits étaient assurés pour la prospérité.

Le tout ingéré, je me gracia d'une petite heure d'internet (facebook) et d'un micro-saut dans mon hotmail qui me sert presque pus à rien. J'avoue que j'étais content de voir que j'avais plusieurs commentaires sur mes photos et mes status. Même si je suis parti loin, je suis toujours content d'avoir des nouvelles (ou juste des pokes) de chez moi. 16 commentaires et 3 emails. Mon besoin de proximité était comblé.  J'ai bien hâte de rendre "la pereille" en mettant mon blog à jour.

Le reste de la journée m'amena dans la Carolina où Popo était plus qu'heureux de pouvoir courir librement. Mon étape numéro deux était de trouver un comptoir movistar autorisé pour faire vérifier mon cellulaire qui ne pouvait plus recevoir d'appel. Daniel avait essayé de me rejoindre quatre fois sans succès. Enfer et damnation. Je trouva le dit comptoire qui, après avoir manipulé mon téléphone et parlé à une tierce personne, me confirma que mon téléphone était de nouveau opérationnel.

Vu les nuages noirs au dessus de Quito et la recommandation de Daniel de ne pas visiter le vieux-Quito à cause des manifestations, je me résigna à regagner ma gentille table au centre de la mariscal (centre touristique de Quito) afin d'y manger un quelque chose et de l'agrémenter d'une cervesa. Je pris donc un taxi qui me déposa, à ma demande, aux portes de la Mariscale. J'avais ici tout mon temps pour me perdre et me retrouver. Après avoir fait plusieurs rues, tourner à gauche puis à droite, je demanda des indication à une dame et une autre me demanda en anglais ce que je cherchais. C'étais plus difficile pour moi en ce moment de traduire en anglais la question  que je m'étais répétée en espagnol une 20aine de fois. Donde esta la mitad de la mariscal con la gigante television. Je lui reposa donc la même question avec un certain confort de plus. Elle m'indiqua la direction que je suivi pour me retrouver exactement où je voulais être.

La terrasse connue était encore connue. Je regagna la même table que la dernière fois. Je commanda un double expresro, un ceviche de crevette et une (dos, tres, quatro) cervesa que je bu pendant le résumé de cette journée. Présentement, j'entends une chanson de Cabrel en espagnol sur un air de Meringué. Je l'aime à mourir. La pluie m'avait forcé de choisir une table en retrait sous le petit toit sur la terrasse. Popo y était bien confortable et moi aussi. Après quelques allés-retours aux baños, mon résumé était à jour, je pouvais à présent me remettre aux bras des vacances.

Les vacances décidèrent donc pour moi qu'il était grand temps de me faire couper les cheveux. Quelle surprise j'eus chemin fesant (oui, l'oiseau) de croiser une société des liqueurs importées. J'avais refusé hier de payer 60$ pour une bouteille de Jack Daniel, aujourd'hui c'était différent. Mon ami Visa s'occupa de la cuenta.

Pour le reste, ça faisait un peu 8,5 de Fellini. Tout en rondeur, en incrémentation et en coin. La machine le faisait pour moi, todo bien. Un salon de coiffure fashion croisa mon chemin, je demanda combien, on me dit trèze. Je compris treize que j'accepta comme une victoire mais on me fit comprendre trois. Trois. Trois dollards pour me faire couper les cheveux dans un salon jet set? J'ai jamais payé aussi peu pour autant.

Bruno, un ami de Daniel nous rejoignissîmes à la casa, Daniel alla se coucher et j'eus une belle conversation en espagnol avec son (mon) ami. Il me fut fort important dans mon apprentissage de l'espagnol. merci professeur Bruno. J'ai fais plusieurs phrases complètes ce soir. (ou merci jack daniel, d'un bord ou d'l'autre.) Graciasss. J'ai plus d'indications sur la manière de faire dans la jungle. On se donne rendez-vous sur un bout de papier. Le reste suiva. D'ici là, bonne nuit.

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