Après avoir rêvé que Popo était rendu à 200 livre et qu'il me racontait qu'il n'aimait pas que ce soit toujours moi qui porte les différents costume et que Geneviève avait une nouvelle amie-voisine qui avait des scarabés et des insects géants comme animaux de compagnie, midi sonna. Je me décida a me lever et sorti me chercher un déjeuner: brioche aux fruits confits, cappuchino en poudre, yogourt et jus d'orange. Après avoir bien mangé, je me décida à sortir pour ma dernière journée à Quito. L'objectif était d'utiliser cette journée pour rien faire et me reposer. Une petite promenade de quartier accompagnée d'un peut d'imagination m'ammena dans un taxi qui me conduisi au téléfériQo. Je me retrouva à flanc de montagne avec Quito sous mes pieds. Je pouvais voir les avions descendre vers la piste du haut de Quito avec une belle vue panoramique. Quito semblait bien petit sous mes pieds, Je me sentais comme dans GoogleEarth mais en vrai. Je dois ici souligner un petit détail, je n'avais pas encore pris le téléférique, j'étais au pied de la montagne. Je serais reparti chez moi à ce moment et j'aurais quand même eu pleins de belles images en tête.
Un petit tour de téléférique n'a jamais tué personne, je paya le supplément pour Popo et embarqua dans la nacelle avec un couple de vancouver qui venait d'arriver à Quito et qui se dirrigeait vers les Galapagos. La montée dure 10 minutes. Le couple avait un chien à la maison, ils ne se sont donc pas offusqué que Popo les accueille en jappant abondamment en les rencontrant. Leur conversation m'a aussi servi à détourner mon attention du vide qui était sous la nacelle. Une note averti les touriste que ce téléférique est le plus haut au monde. J'ai pas fait de recherche mais à la sortie, on se retrouve à 4100 mètres au dessus du niveau de la mer. Bien. La vue était magnifique. Les avions qui volaient sous mes pieds étaient maintenant beaucoup plus basse que tantot.
À la sortie de la nacelle j'avais deux choix: Une affiche de coca-cola qui indique la direction pour les boutiques, les postes d'observation, le restaurant et les toilettes ou un escalier montait derrière la batisse. Tant qu'à être haut, montons plus haut! Une pancarte indiquait la direction du sentier de 4 kilomètres vers le sommet du Pichincha. Je réalisais donc à ce moment que j'étais sur mon premier volcan. Bien. Pour une petite journée relaxe, ça va bien. Alors marchons. TRANQUILEMENT. Des enfants sont venu jouer avec Popo et seulement à jouer avec eux, je me retrouva tout étourdi. Oui, l'air est rare ici et j'en ai la preuve à chaque fois que je marche un peu trop vite. C'est donc un pied à la fois, sans presse, que j'atteint... le début de la montée. Je dois m'arrêter pour prendre mon souffle. Je n'ai aucune intention d'atteindre la gorge du volcan mais tant qu'à être ici, montons!
J'étais parti (après m'être rempli le visage de crème solaire, car déjà brûlé) en t-shirt, pas de caméra ni de bouteille d'eau. J'avais le kit du Gringo qui est parti faire le tour du carré. J'aurais bien profité de ma veste. Mais bon, Je suis en amérique du sud, en Ecuador, à Quito, presque au sommet du Pichinca, j'ai donc rien à dire. Autour de moi, des ravins, des vallées, des sommets, des nuages, quelques marcheurs et aucun arbre. Nous sommes, bien entendu, trop haut pour qu'un arbre y pousse. seulement de la végétation basse, quelques petites fleurs rouges, quelques fleurs blanche et un paysage à couper un souffle déjà pas mal court.
À chaque butte, je me dit que c'est la dernière. Devant moi, le sommet rocheux du Pichinca est perdu dans les nuages. L'heure avancée, la température et ma totale non-expérience de la chose me retient dans mon ambition. Mais il est pourtant là, juste devant moi, dans les nuages. Je vois le petit chemin devant moi qui avance jusqu'en haut. À chaque pallier je reprends mon souffle. À chaque fois je pense que c'est un des derniers, mais non. De nouvelles crètes apparaissent au fur et à mesure. Je décide donc de me rendre sous le pilone électrique pour pouvoir pointer à quel endroit je me suis arrêté. J'étais rendu à moitié chemin. Je venais de faire 2 kilomètres et 2 autres kilomètres me séparait du dit sommet. C'est avec aucun regret que je fis demi-tour pour retourner vers mon point de départ. Pas pire comme petite marche d'après-midi. Je sentais ma journée pas mal optimisée merci.
Les 2 kilomètres de descente furent plus facile que ceux de la montée. Je devais quand même économiser mon souffle mais au moins, je savais où je m'en allais. J'eu droit à une nacelle juste à moi pour descendre. 10 minutes pour arriver en bas, je m'assis sur le banc qui faisait face à la montagne. J'avais aucune intention de risquer un vertige et j'avais eu en masse le temps de contempler Quito dans son ensemble du haut du volcan.
Arrivé en bas, j'avais le pas assez lent merci. Une camionnette associée au téléférique me demanda si j'avais besoin d'un taxi. C'était le cas. Je lui demanda combien coûtait la course jusque chez moi. Il ne connaissait pas ma rue. Je lui demanda si il avait une carte de la ville, il sorti une carte qu'il n'avait pas déplié depuis 1946. Rien à faire, elle était juste bonne à faire du scrapbooking. Il trouva enfin l'earopuerto dans son autre petit livre, puis le coin de rue de mon habitation. Seis de Diciembre y Fray Leonardo Murialdo. Il m'offra de faire la course pour 10$. l'allé m'en avait coûté 4$, je le muchasgraciassa gentillement et parti à pied. Quelques pas plus tard, je trouva un taxi qui me faisait la course pour 5$. C'était dans la poche.
En arrivant à la maison, je fit un tour par la pharmacie car Estoy enfermo de la garganta desde esta magnana (j'avais mal à la gorge depuis ce matin). Merci petit dictionnaire qui me permis d'apprendre les mots "enfermo" et "garganta" et merci mal de gorge qui me permis d'utiliser le mot "desde" dernièrement appris. J'en profita pour arrêter au petit dépanneur du complexe pour y acheter mon souper. Hotdog y empaladas caliente con jugo de naranja y petit beigne au sucre. Bon appétit.
Je dois préparer ma valise ce soir car je quitte demain pour Cotacachi, un autre colcan, chez l'ami couchsurfer encore inconnu Marcelo Munoz. Je resterais bien à Quito, je commence à me repérer et à concevoir les activités possibles mais l'idée de départ était de me sortir de ma zone de confort, il est donc temps pour moi, tel le vagabon, ce poursuivre mon chemin. Mais j'en ai pas fini avec Quito. Je devrais y revenir la semaine prochaine pour la compétition de (ma passion depuis toujours) vélo tout terrain de dimanche et possiblement passer la semaine d'après à suivre des cours d'espagnol pour aller mettre ça en pratique dans la jungle. Mais bon, j'ai bien compris que tous mes plans de voyage prennent le bord dès qu'ils deviennent officiels. Finalement, le meilleur moyen d'avoir des surprise est de tout planifier.
Il est 22h, Daniel arrive de son cours de français. On prend Popo et on va manger du pollo dans un petit resto pas trop loin. L'endroit ressemble plus à... difficile à dire. Nous, les américains du nord, nous avons nos conventions. Ça prend un 4 pieds pour circuler, le comptoir caisse est visible et habituellement près de la sortie, les accès sont bien indiquée (je veux dire par là que, lorsqu'on passe devant un restaurant, on le sait), l'éclairage est bien balancé, toutes les assiettes d'un même restaurant sont du même modèle, il n'y a pas de porte qui donne sur une chambre à couché ou une vieille qui épluche des patates qui ne sont pas au menu. Ici, les règles sont floues ou absentes. On peut trouver dans le même commerce du poulet, des clous, des semelles de chaussure et des cabines internet. J'exagère probablement mais c'est le feeling que ça donne. Exemple flagrant, au restaurant, Popo est toujours assis sur une chaise, à la table avec moi. Bon, je parle pas du restaurant du Hilton Quito, mais des petites bouffes de quartier. Dans le téléfériQo il y avait une grande pancarte indiquant que les chiens n'étaient pas admis. Avec deux "Por favor", Popo montait avec moi. Bref, je trouve que cette cacophonie de règlement est bien plus adapté à l'humain qu'au robot nord américain. Quand on sort de notre ligne pointillée ou qu'on se fait pas dire quoi penser, on est tout perdu. En tout cas, je trouve.
De retour à la maison, dégustation de sirop d'érable. J'ai finalement expliqué à Daniel comment le déguster avec le pain. Il trouva que c'était très indiqué pour le déjeuner. Je confirma son propos sur le champ. Voilà un connaisseur de saveurs. Je lui demanda la direction pour le terminus d'autobus vers cotacachi. Il me répondit que le terminus en question était à quelques mètres de son travail. Voilà le tout réglé. Je me rendrai avec lui à son travail demain matin et il pourra m'indiquer le terminus en le pointant du doigt. C'est tout juste si il me reconduira pas directement à mon siège.
Et puis, pour ajouter au confort de mon voyage, je demanda à Daniel si c'était correct pour lui si je revenais passer quelques jours chez lui la semaine prochaine. Il me répondit que j'étais le bienvenu chez lui pendant les 2 mois de mon voyage. Je peux pas vraiement demander mieux. Encore merci Daniel. Ça fait une semaine que je suis arrivé. J'ai l'impression que ça fait un mois. Tant mieux. Bonne nuit.
2 commentaires:
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3e essai...
On te lit tous. Ton texte est vraiment savoureux. Profite bien de l'espace et du temps Equateurien qu'il te reste. Je t'aime... xxx Mom
Je confirme le "on te lit tous" et en passant, ton récit est fantastique. Tu as les talents de ta mere pour écrire. Je voyage avec toi , Loul
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