vendredi 23 mars 2012

Jour 15 - El centro commercial

Alors aujourd'hui, comme plusieurs autres jours, l'idée était de prendre ça tranquilement. Pour m'assurer d'atteindre mon objectif, je commença par me lever le plus tard possible. 11h30 était une bonne heure. Je déjeuna, comme l'avait suggéré Daniel en lui donnant son cadeau d'hôte, avec du pain trempé dans le sirop d'érable. Excellent déjeuner. Je comprends pas pourquoi j'avais à attendre d'être en Ecuador pour me faire expliquer par un Ecuadorien qu'on étais pas obligé d'attendre d'être réveillé pour manger le sirop. En plus d'être un dessert, ce sera à partir d'aujourd'hui un petit-déjeuner pour fin palais! 

J'avais 3 objectifs. Premièrement, je devais trouver une lavanderia (buandrie) et comprendre son fonctionnement. À Cuenca, la dame de l'hotel m'expliqua qu'en Ecuador, on laisse nos vêtement à la lavanderieuse et elle s'occupe de tout. J'espérait que les dames de lavanderia de Quito se soit passé le mot. Recherchons une lavanderia.  Pour comprendre la fonction du commerce, ici, il faut souvent regarder par la porte entre-ouverte et tenter d'évaluer le type d'activité. Certains commerces affichent leurs couleurs à l'extérieur mais même dans ce cas, je ne comprends pas toujours le sens des mots. Je m'en viens bien avec les panaderias (boulangerie), lavanderia (buandrie) et je reconnais aussi le mot "almuerzo" qui veut dire "plat du jour pas cher".

Je m'étais préparé du mieux que je pouvais avant de partir avec mon petit dictionnaire. Buenos dias, necessito lavanderia por my ropa por favor. ¿Necessito esperar aqui u puedo esperar en me casa? ¿A quel hora me ropa es listo? Muchas gracias señorita! Bon, je sais, toi qui connais bien l'espagnol, tu n'as peut-être pas compris, mais la dame de la lavanderia, par magie, m'a bien rassuré en me disant qu'elle allait s'occuper de tout, que je n'avais pas à attendre sur place que je pouvais passer chercher mes vêtement vers 3h30. C'est peut-être pas un tour de volcan mais pour moi, c'était tout comme. J'ai une belle fierté quand j'arrive à m'exprimer en espagnol mais le plus grand accomplissement pour moi est, après avoir posé ma question, lorsque, les yeux plissés et les dents serrées, j'arrive à comprendre la réponse. Là est la vraie médaille. Combien de fois j'étais fier de ma question mais totalement incappable de comprendre la réponse! Comme le chauffeur de taxi qui a eu à s'y prendre presque dix fois pour partager avec moi le fait qu'il pleuvait. J'avais beau chercher dans mon dictionnaire, je trouvais pas le mot "juvia", il formula une phrase dans laquelle je reconnu le mot ciel pour faire le lien avec le mot "pluie" qui s'écrit "lluvia". Quelle délivrance. Il n'y a rien de pire qu'être avec quelqu'un qui se force pour parler lentement en utilisant des mots simple et être incappable de recevoir son message. J'étais très heureux de pouvoir répondre "siiiiiiiii" au chauffeur de taxi.

Mes vêtements rendu à la lavanderia, mon objectif dos y tres impliquaient une visite de centre d'achat. Demain, Manu Chao se donne en concert au stade de Quito. Je vois pas comment je pourrais passer à côté, immersion oblige. Surtout que c'est premier arrivé premier assis. Je vois pas dutout comment on peut gérer ça dans un stade. Juste voir ça pis ma soirée va être faite. Les billets sont en vente dans le centro commercial CCI à un comptoir qui se nomme "tu billetto". Je prépare le petit sac à dos de Popo et m'y rend en taxi. Je sais que le centro commercial est juste à côté du parc La Carolina où Popo adore courrir. Nous aurons donc la chance d'y faire un petit tour. J'étais ici en contact avec les riches de Quito. Bien que les almuerzos de Quito coûtent pas plus que 2$, les centres d'achats ressemblent beaucoup à ceux de chez nous. Plus ou moins les mêmes boutique mais vu que tout est en importation, les prix y sont encore plus élevés. Les boutiques de luxe se succèdent et, contrairement à la vraie vie Ecuadorienne, tout est très propre, les grillages sont invisibles, les gens bien vêtus et les talon-hauts claquent sur le sol bien ciré, le design est léché et la vitrine est rafinée. Je me sentais comme si je faussais compagnie à mon voyage. À ma gauche c'était Cartier, à droite un Zara préparait son ouverture, à la porte principale siégeait bien confortablement un MacDonald et le food court comprenait un DunkinDonut et deux Poulet Frits Kentucky. Au centre, un comptoir à suchi et plus loin, une boulangerie fine. À la sortie, ma petite crème glacée m'a coûté le gros prix et elle ne bat pas celle de Cuenca. Popo dans mon sac à dos me causait pas de problème mais j'avais quand-même hâte de sortir, j'avais un peu l'impression de gaspiller mon billet d'avion! J'avais hâte de retourner en Ecuador.

Je finis par trouver le comptoir à billet et par comprendre qu'il ne restait pas de billets à 40$, je pris donc deux billets à 30$. Pour comparer avec les billets de Madonna à Montréal, les billets à 40$ se vendaient 350$, les billets à 30$ se vendaient à 225$ et ceux à 10$ remplaçait ceux à 75$. Faudrait peut-être comparer avec les billets de Madonna à Quito, mais bon. C'était vraiement pas cher pour une tête d'affiche comme Manu Chao. eJe suis riche ici, très riche. En comparaisons, le soir où nous sommes sorti au bar JackDaniel sans JackDaniel, nous étions un petit groupe de 8 personnes et j'ai ramassé la facture. Payer les drinks à tout le monde m'a coûté 42$ et personne ne s'était privé. Comme dirait l'autre, j'ai déjà payé beaucoup plus pour beaucoup moins. Salud!

Avant de sortir, j'en profita pour m'acheter des bas pour remplacer ceux qui avaient disparru dans un magazin de plein air comparable à ce qu'on connait. Non, les bas n'avaient pas disparu dans un magazin, j'ai juste pas ponctué. Je regarde une petite veste de pluie qui pourrait m'être pratique en cas de. 225$. Je paye mes bas pis j'm'en va dans la Carolina. 

Rendu dans le parc, Popo est très content de courrir et, surtout je crois, de trouver des restants d'Almuerzo un peu partout. On fait la Caroline de long en large pis on retourne à la maison dans un taxi à 2$.

Il était quatre heure et cinq, ma lavanderia était prète. Je me demandais si j'allais retrouver mon linge. La siñorita n'avait ni pris mon nom, ni mon téléphone (ah bin j'ai un flash! Maman, es-tu allée chercher mes chemises?) et ne m'a remis aucun coupon me reliant à mes vêtement. Je me voyais déjà à quatre pates en train d'ouvrir les sacs avec la nouvelle fille qui venait juste de commencer son chiffre parceque j'étais un peu dépassé quatre heures. Mais non. Dès que j'arriva devant la lavanderia, la dame me sourie par la vitre, se dirrigea vers mon sac qu'elle me remis entre les mains dès mon entrée. Bon, j'allais pas pratiquer beaucoup d'espagnol ici maintenant. 5.25$ pour mon linge propre et plié dans un sac, je répète, j'ai déjà payé beaucoup plus pour beaucoup moins. Je la remercie mucho et quitte. Je trouvais un peu domage de ne pas avoir plus parlé avec elle, elle était sympatique donc patiente avec mon espagnol. Ma prochaine activité était de rechercher un magazin de réfrigérateur usagé. L'absence de frigo chez Daniel limitait un peu le type d'aliment qu'on pouvais conserver. J'ai pas eu trop d'adaptation à faire mais j'me disais que si je trouvais quelque chose de pas trop cher, ça tombait dans l'intéressant. Je souligne ici que l'important n'est pas la destination mais bien le voyage.

Je décide donc de revenir à la lavanderia pour interroger ma nouvelle amie sur les différents points de vente de petits réfrigérateurs de seconde main. Les directions ne furent pas fructueuses, elle m'envoya au maxiprix. Je crois qu'elle avait compris que je cherchais des choses à mettre dans mon réfrigérateur. Ça me permit de prendre une belle grande marche dans des coins encore non-explorés. À l'ouest vers l'aéroport, un peu au sud puis à l'ouest jusqu'à 6 de Deciembre (ma rue) et au sud encore jusqu'à plus loin que d'habitude. Pour 500 garage j'ai vu 1 magazin d'électro-ménagers. Quelques petits comptoires bouffe, des centres d'impression couleur grand format, des points de services Internet, des pharmacia, des peluquerias (salons de coiffures), une clinique vétérinaire, des Heladerias (crème glacée), des tiendas (magasin général grandeur garde-robe), garages, garages, garages et garages. On dirait qu'ils ont chacun une spécialité, qu'ils possèdent plusieurs copie d'une même pièce et que plus c'est sale, mieux c'est. La quête prend fin dans un taxi qui me ramène à la maison. Popo, assis dans son sac à dos, à sa demande, faisait merveilleusement ça comme d'habitude. Je l'ai trainé beaucoup dans le sac à dos aujourd'hui et c'était bien facile.

J'agrémente le retour à la maison de Grosses Pilsener. Daniel arrive un peu plus tard. On écoute "Uiyi Guaye" de Case 13. Il organise l'appart moi je me repasse ma journée. 12h31. Je suis à la bonne place. Merci et bonne nuit.

1 commentaire:

Anonyme a dit...

- chemise chez le nettoyeur
- manteau chez la couturière
- sac à dos chez le cordonnier
- prescription à la pharmacie
- meuble à tiroir réparé par oncle Pierre..... Merci oncle Pierre

voila.... tcheck pour la liste

mom
xxxxxxxxxxxx