vendredi 9 mars 2012

Jour 2 - Secundo dia en Quito

Thème de la journée: Le diésel, c'est à grand coup de respire que je m'emplissais les poumons de diésel et de belle boucane noire. Daniel parti travailler vers 8h. Je grassa la matiné jusqu'à 10h. Au réveil, un beau petit mal de ventre et de coeur. Le caca était beau mais le petit feeling de l'incertain me tournait dans le ventre. L'ensemble de ses réponces ressemble à une mauvaise qualité de l'air et un petit manque d'oxigène. Les deux bières de la veille y étaient peut-être pour quelque chose mais n'étaient pas les seules coupable. J'aurais du écouter grand-maman Rijeanne et me prendre une petite tylénol au coucher. Douche, petit ménage de chambre, pipi Popo et sonnait le 11h, heure à laquelle Daniel revenait me porter mon double de clé. Je parti avec lui. Après s'être arrêté dans une shop de mécanique automobile pour son travail, il me déposa en quelque part dans quito pour que je puisse Gringuer en Gringo que je suis.

Me voilà seul et libre avec Popo au beau millieu de Quito, Ecuador, Amérique du sud. Pour la premiére fois de ma vie, je suis un étranger. El ultima Gringo! Mon objectif est le Mariscal, le centre historique et touristique de Quito. Je ne prendrai pas la peine de rappeler à chaque fois que mes tribulations se passaient habituellement au beau millieu d'un nuage noir. On voir régulièrement les voitures cracher ce doux nuage sans aucun orgueil. j'étais bien content de passer par le parc Lafontaine de Quito. De la verdure et quelques autres chiens que Popo était content de rencontrer. Une certaine Lady qui semblait plus que charmée par Popo. Présentant son derrière, Popo savait pas quoi faire, il se contentait de lui mordre le cou. Les bouteilles d'eau sont 0,50$, la pointe de pizza est 1,50$, le double allongé 1,14$ et le croissant au jambon 1,40$. Je suis allé ni au mcDo, ni au subway mais le petit café dans lequel j'ai déjeuner ressemblait étrangement à un Starbuck. J'ai pu confirmer en situation réelle que lire l'espagnol et écouter l'espagnol est deux choses différentes. Je suis très confortable pour lire l'espagnol donc? Le mot que j'ai dit le plus souvent est "Pardone me" et en deuxième position vient "Mas lentemente por favor". Je dois retourner visiter Quito demain mais en compagnie de Andrée, gentille couchsurfeuse qui se trouve à être prof d'espagnol. Je confirmerai avec elle ce soir à partir du téléphone de Daniel.

Mon retour chez Daniel fut très immersif côté découverte de la ville. J'entrepris de marcher pour le retour à la maison. J'avais rapidement fait le tour du Mariscal. Pas que ça manquait de commerces mais j'étais plus intéressé par les montagnes qui encerclent Quito que par les petits stands à jus ou par les comptoirs à poulet. Traverser la ville pour retourner chez Daniel me prit 3h. C'est comme ça que je pu découvrir les différents quartiers, la vie de tout les jours de Quito, les chiens errants, les piétons, les travailleurs, les pauvres, les riches, les garages, les fruiteries, les madames qui épluchent leurs patates sur le trottoir, les bananes cuites, les klaxons des voitures (très bavards en passant), les squidjis équatoriens, les policiers aux allures sympatiques, les gens souriants, les grilles, les clôtures, les centres-d'achats, les Internettes et les dénivellations de terrain. Daniel demeure à flanc de montagne, j'ai donc monté tout le long. J'ai touché le fond de Popo, j'ai eu à le prendre quelques fois. Il marchait de plus en plus lentement. Pauvre Popo, il aura quand-même traverssé Quito pas mal juste avec ses petites pattes.

C'est presque inutile de regarder la météo à Quito. Le climat change tout le temps. j'ai eu chaud sous le soleil d'Écuador, j'ai eu froid sous un ciel complètement couvert, j'ai eu peur de me faire pogner par la pluie sous les nuages noir, j'ai donc fait tous les temps. Comme dit Daniel, si tu veux savoir quelle temps il fait, va voir dehors. Présentement, il est 18h00. Le soleil se dirrige tranquilement vers les montagnes de l'ouest, le vent est froid et les palmiers sont bien droit et bien vert. Excellent pour la végétation. Il est temps que je ferme les fenêtres que j'ai ouverte plus tot. Le chaud est terminé.

Sur ma liste il me reste à siester, manger et gérer le petit fond de mal de coeur qui me reste. Une petite marche peut-être? Me semble que ça me ferait du bien! Je repousse encore le moment où je laverai la cage de Popo. Bien entendu, elle sent le petit pipi nerveux et le petit caca séché :) Ah oui, la cage restera chez Daniel et je reviendrai passer quelques jours ici avant le grand retour. Une bonne chose de réglée.

Je vais faire une pierre deux coup, je vais faire ma sieste en même temps que mon dodo ce soir. Nous sommes donc rendu à manger. J'avais vu, en revenant du Mariscal, plusieurs comptoirs à poulet juste avant d'arriver à la maison. Je pris soin  de m'habiller chaudement, le soir était tombé. Combines, pantalon, t-thirt, chandail, veste de laine et manteau. j'ai laissé faire la tuque et le foulard. Je prend le chien et je quitte. Les rues sont différentes le soir. Plusieurs commerces étaient maintenant fermés, je longeais donc des grilles, des clotures, des grilles et encore des grilles. Le film se faisait sans aide dans ma tête, pourtant tout le monde était relax. La madame qui attendait l'autobus cet après-midi attendait encore l'autobus. Le monsieur qui promenait son chien, promenait encore son chien et la grand-maman qui marchait un pied à la fois continuait à mettre un pied devant l'autre. La seule chose de nouveau était le cours de salsa qui était commencé.

Le comptoir de poulet était finalement beaucoup plus loin que je pensais. Le monsieur parlait ni anglais ni français et ne comprennait pas tout l'intensité que je mettais dans le mot "Lentemente". j'ai donc pointé la photo du combo 2 cuisses, mis sur le comptoir tout mon 5,75$ que j'avais en change. Je suis presque parti en courant pour éviter qu'il me pose d'autres questions. Il voyait bien l'air confus dans mon regard et comprennait qu'à ce point, j'allais donner tout ce que j'avais et que j'allais prendre sans rien dire ce qu'il allait décider de me donner. Il a donc tout pris sans me donner de change et sans me donner le "Cola" qui était écrit sur la pancarte. Bien entendu, j'ai rien dit. Je suis allé me chercher un 2 litres de jus d'orange, il m'a demandé 1$, je lui en ai donné 10 et il est allé chercher du change dans le commerce l'autre côté de la rue. Après m'avoir posé une autre question 3 fois qui était à mon oreille à chaque fois plus mystérieuse, il eu la sagesse de découper le poulet devant moi et de me demander quels morceaux que je voulais en les pointant du doigt. Enfin, quelque chose que je comprennais! En passant, le poulet était vraiement délicieux et Popo a adoré les 2 frites que je lui ai donné. J'ai finalement eu plus de facilité à comprendre Popo qui voulait des frites que le monsieur du "Gigante Pollo"! Prochaine étape: digestion. Il est 8h28. Daniel revient vers 10h, j'ai eu le temps de dévouvrir les chaînes de télévision équatorienne. Je tombe content quand je comprend quelque chose. Les petites joies de la petite vie. Daniel me montre des vidéos de bmx. J'ai rapidement compris en voyant son facebook qu'il était passionné de compétions de bmx/motocross. Il avait passé la soirée au garage de son père à nettoyer son vélo et son équipement. Il a une compétition à cuenca vendredi et samedi. 11h30 Dodo.

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