La valise est prète. Après un miracle d'ergonomie, le sac est finalement fermé, les petits cadenas attachés et la bouffe de Popo cachée dans le compartiment à sangles, je fais un dernier tour d'horizon, juste au cas.. petit oublis, qu'est-ce qui reste dans le tirroir du bas? Mon costume de bain. Comme quoi l'essenciel est invisible à l'oeil. Je profite de l'occasion pour dire merci Maman de t'être occupé de moi à l'aéroport.
Petit dodo, réveil à 5h30 et départ pour Montréal à 6h30. Arrivée au comptoir pour enregistrer les bagage, la dame sur place déclare qu'il fait trop froid pour laisser Popo embarquer dans l'avion. Le sol tremble sous mes pieds, le ciel se couvre, la tête me tourne, le coeur me revire à l'envers et mon rêve s'effondre. Rien à faire. La température minimum pour permettre le transport d'animaux est -12c et il fait -14c. La gentille dame avait le même degré de coopération et de constructivisme que window94. j'ai, tel un imbu de lui-même, quitté sur le champ cette zone grise. Maman m'attendait un peu plus loin. Voyant que je fortillais sur mon banc elle me suggéra d'aller passer mon mal de coeur dehors. je m'exécutai... pour re-réaliser à quel point il faisait froid. Popoooooo!
30 minutes plus tard, ma persévérance bien encrée entre mes molaires supérieures et inférieures, j'osa expliquer ma problématique à la superviseure de mlle window94. Elle tenta pendant presque une heure, allant jusqu'à rencontrer Popo personnellement, de faire changer la température extérieure. Grand-Maman Ida fut solicitée intensément pendant ce temps. 25 JevoussalutMarie et 32 NotrePèrequiestauxcieux plus tard, Popo, qui passe toutes ses journées dehors, j'ai dis TOUTES SES JOURNÉES DEHORS a été cappable de convaincre la dame qu'il méritait de passer deux mois en équateur. Un coup sorti de sa cage, au lieu de japper après cette inconnus (comme à l'habitude) il s'approcha d'elle et lui lécha les doigts. Je suis daccord avec maman qui stipula que Popo était complètement concient de la situation et savait exactement quoi faire. La magie opéra et Popo eu le droit de me suivre. Je passerai vite sur le sujet mais je me retrouva dans les bras de maman à pleurer à chaudes larmes toute la joie que j'avais retrouvée. Merci Maman de m'avoir accompagné et géré à travers ce moment difficile.
une fois dans l'avion, j'eus la confirmation qu'il était bien installé avec les bagage et Grand-Maman Ida poussa la note jusqu'à payer mon double bloddyCeasar. Est-ce en échange de la promesse que je lui ai fait de ne pas manger de chocolat (elle vous expliquera que le chocolat blanc compte pas) pendant le temps que je serai en Équateur? Je sais pas, mais ça vaut la peine. Merci Maman, merci Grand-Maman.
Comme par magie, arrivé à Atlanta, les valises sortaient de l'avion juste en face de mon hublot. je pu voir Popo qui sorti dans les premier. Sa cage fut déposée sur le sol (25 degrés plus chaud que celui de Montréal) et je pu constater qu'il était encore vivant. Soulagement. Dernière étape, Atlanta. j'attend maintenant l'embarquement pour Quito. Geneviève (et Éricallain) seront heureux de savoir que je me suis payé un 3e bloddyMary à l'aéroport.
La madame (Lorie) annonce le boardind, mon passeport est pret. ça commence à parler espagnol autour de moi, les barbes sont plus longues et le temps commence à couler plus lentement. J'approche du but. Mon Ipad est chargé à 80%, il me reste donc assez de jus pour regarder 4 épisodes de Stagate et boire un autre bloddyMary. Le preboard vient d'être callé. J'va ranger mon iPad pis me mettre pret. Bon boarding
Le souper est servi, je mange (enfin) pour réaliser que ce souper est le seul repas (hormis les blodyMary et le petit déjeuner à 5h30 ce matin) que j'ai mangé. Je ne sais pas si c'est ma manière de m'asseoire dans l'avion, la distance entre moi et mon environnement qui était trop petite, les écouteurs que j'avais dans les oreilles, les émotions de la journée ou le poulet de Delta mais me me suis retrouvé couché, débarbouillette de napkines froides sur le front, dans les quartiers des hotesses de l'air à l'arrière de l'avion. Ma petite envie de pipi s'était changée en chute de pression qui est habituellement une bagatelle quand ça arrive à la maison mais qui feel pas pareil à 50 000 pieds dans les airs, à 3h de l'atterrissage. C'est domage d'avoir besoin de ça pour avoir le droit de se coucher dans un avion. L'hotesse m'a dit de prendre mon temps. J'en ai profité. Le reste du voyage se passa à mon banc en état de sieste. Comme prévu, je fini par atterrir à Quito. Popo était très content de me revoir enfin et s'est empressé de me faire savoir qu'il avait nullement l'intention de passer la nuit dans sa cage. Rendu dehors, un taxi m'emmena chez mon amphitrion qui m'attendait à l'entrée de son complexe.
Je rencontrai donc Daniel. J'en était à ma première expérience de couchsurfing et lui aussi. Ma bonne étoile m'emmena chez un gars hyper sympatique, simple et généreux. C'était sa première nuit dans son nouvel appart. Il m'avait préparé une chambre dans laquelle il y avait un futon et un rideau sur la fenêtre. Je lui suggéra d'aller chercher de la bière pour fêter tout ça. Il était une heure du matin. La bière fut achetée à quelques coins de rues de chez lui, ce qui me permit de me dégourdir les jambes (et celles de Popo du fait même). Alors en résumé, petit trou carré dans un mur extérieur. On s'approche. Daniel passe sa commande. Quatre grosses bières sortent du trou. Daniel les met dans un sac pendant que le policier fraîchement arrivé sur les lieux le questionne. Daniel lui explique que c'est simplement pour boire une bière à la maison en compagnie de son ami (moi) qui débarque du Canada. Le policier nous souhaite de passer une bonne soirée et rappelle au vendeur d'alcool clandestin qu'il commence à se faire tard. Bienvenue en équateur.
On se couche après avoir bu nos 2 grosses bières chaque. Popo est content de faire dodo, moi aussi. Merci Daniel, bonne nuit.
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