dimanche 3 juin 2012

Jour 91 - Miami

Je sorti de l'avion à toute vitesse. Mon vol, ayant une heure de retard, m'imposa une course à travers l'aeroport de Miami. L'immigration fut facile, la douane aussi. Je récupéra mon sac et chercha Popo. C'est plutot lui qui me trouva. J'entendais son jappement. Je me retourna et je vis quatre cages le long du mur. Une d'entre elle contenait Popo qui m'avait déjà vu. Il venait de me sauver plusieurs minutes de recherche. Je me précipita vers la prochaine étape. Remettre mon sac à l'agent de la TSA et déposer Popo au comptoir des animaux. La dame du TSA m'avisa que j'avais 9 minutes pour déposer Popo. Après une course folle, la gentille dame responsable des animaux m'informa qu'il était trop tard pour enregistrer le chien, qu'elle devait apporter le chien manuellement à l'avion. Je croyais qu'elle m'exposait une solution mais je compris assez vite que cette solution était en fait un problème. Voyant bien qu'elle était complètement indisposer à toute collaboration, elle m'informa que je venait de manquer mon avion et que je devais prendre une autre avion. J'informa la gentille dame au comptoir du rebooking des restrictions concernant la température et lui suggéra de me donner un autre vol le lendemain matin pour être certain de ne pas rencontrer d'obstacle avec chienchien. Elle en parla à son superviseur et reçu l'autorisation de me faire embarquer dans un avion qui partait le lendemain matin. J'étais à Miami, j'étais à la maison.

Mon nouveau billet en main, il ne me restait qu'à rejoindre Carlo et espérer qu'il soit disponnible pour me chaperonner. N'ayant plus de téléphone, je trouva une zone wifi et fini par rejoindre cousine Shanie qui me donna le téléphone de Nanie. Nanie m'informa que Carlo n'était pas disponnible et me donna le numéro de Dustin. Dustin fut facile à rejoindre par facebook et me récupéra à l'aeroport 20 minutes plus tard (merci Dustin). La journée fut merveilleuse. Paul (le cousin français) et Kaya (la cousine montréalaise) étaient en visite chez Nanie. Vamos chez Nanie pour le lunch! David, Marissa et princesse étaient aussi en visite. Manquer ce repas en famille aurait été franchement déplacé. Encore une fois, Popo me permis de vivre de merveilleux moments. 

Le repas terminé, je quitta avec Dustin pour profiter de son spa et pour faire la sieste. Je n'aurais pu imaginer un moment plus agréable. Après la sieste, Kaya et Paul arrivèrent à la maison pour le souper. Après la douche, Dustin, par l'entremise de son chauffeur nous emmena dans un premier club où était fêté une de ses amies. Après un drink à 10$, il nois fit rentrer VIP dans un club où Armin Van Burin spinnakt. Les drinks coûtaient 25$ et ne contenaient pas plus d'alcool que les drinks à 4$ de Montréal ou les drinks à 2$ de Quito. Dustin avait réalisé les systèmes d'éclairage de ces deux discothèques. J'avoue n'avoir jamais vu autant de lumières et de son dans un même endroit. J'étais très chanceux d'y avoir été invité. 

Vers 3h, nous changeâmes de club pour se rendre au twist. Invité par le General Manager, nous fîmes fit du line-up et furent graciés de plus de coupons de drinks qu'on pouvaient en consommer. Vers 4h30, son chauffeur nous récupéra à la porte et me déposa au concourse D de l'aeroport de Miami. La dame au comptoir de AmericanAirline, originaire d'haiti, me reçu en français, enregistra mon billet et m'invita à patienter jusqu'à 7h avant de remettre Popo (qui avait passé la nuit dans la voiture avec le chauffeur) aux mains d'AmericanAirline. 

Je suis donc présentement dans le petit parc de l'aeroport à rédiger ce récit avec Popo. Il est 5h28, il fait encore nuit. Un gars s'approche et me demande du feu. Il est à peu près sur mon beat. Il arrive du casino de WestPalm Beach et n'a pas dormi. Nous partageons donc nos histoires, emails et bouffées de sommeil. Il retourne chez lui à Memphis. Il est designer graphique et doit prendre son avion à 10h30. Après la jasette, nous nous dirrigeons vers le resto le plus proche et partageons le déjeuner. Ça me fait un ami pour me tenir réveillé! 

Il est 7h et le temps de reconduire Popo à la sécurité est arrivé. Je le dépose donc à la porte que la dame m'avait indiqué. L'homme qui s'occupe d'inspecter la cage ressemble à Morgan Freeman. Tout est sous contrôle. Je laisse donc Popo et me dirrige vers la porte D49. Il est 7h43 et je suis assis, pret à embarquer dans l'avion. Ça parle québécois autour de moi. Ça sent Montréal. Bon viaje Mathieu. Bon viaje Popo. Hasta pronto Ecuador.

Jour 90 - Vamos

Je suis à l'aeroport de Guayaquil. J'ai pris l'autobus à Quito hier soir à Minuit. Daniel, Santiago, Juan et Nathalia sont venu me reconduir à l'autobus. Contrairement à la dernière fois, j'acceptais la fin du voyage. J'était triste de quitter Daniel qui est devenu, à travers les trois mois, un bon ami. Je lui ai redonné ma clé et il m'a rappelé que ma clé restait MA clé. J'ai donc un appartement à Quito qui m'attend.

L'autobus a bien été, j'ai dormi tout le long. La compagnie Trans-Ecuadorian est la meilleur compagnie d'autobus d'Ecuador. Le conducteur est prudent et les sièges sont très confortable. Nous avons roulé de minuit à 8h30 en prenant une pause à 4h dans un petit village dont je ne connais le nom. J'en ai profité pour faire un petit pipi en nature et pour piquer un brin de jasette avec une française qui voyageait dans l'autobus. Elle était elle aussi à la fin de son voyage. Elle allait saluer pour une dernière fois des amis à elle qui habitent Guayaquil. Elle concluait un voyage de deux ans. je trouvais que mon trois mois était un long voyage mais son deux ans donnait une autre perspective à mon trois mois. 

J'ai trouvé une petite terrasse à l'aeroport où Popo peut enfin prendre l'air. Il a passé tout le voyage dans sa cage avec les valises sous l'autobus. Il s'est mis à crier en me voyant de la même façon qu'à mon arrivée en avion à Quito. Il me demandait avec insistance de le sortir de là. Nous répéterons l'histoire à la sortie de l'avion à Miami et à la sortie de l'avion à Montréal dans à peu près 26h.

Daniel m'a conseillé de laisser mes bagages en consigne et de prendre le temps d'aller visiter Guayaquil mais je pense que ma journée va plus ressembler à une longue pause à l'aeroport. Je dois déjà aller visiter les toilettes avec mon charriot, mes bagages et Popo dans sa cage. Je n'ai jamais fait pipi avec tout ce stock à surveiller. Mais après 3 mois en Ecuador, je crois que je passerai à travers.

5 minute plus tard. J'ai trouvé une toilette pour chaise roulante qui m'a permis de me mettre à mon aise, vider mes boyaux et changer de t-shirt. L'aeroport n'étant pas bien grand, je saurai à l'avenir où me dirriger pour les petites et les grosses envies. 

Le temps était venu d'aller échanger les papiers de Popo contre LE papier qui lui donnera le droit de sortir du pays. Le bureau de l'Agrocalidad était juste à côté des toilette, à la droite des arrivées internationales. Le monsieur était très gentil et parlait un très bon anglais. Encore une fois, il trouva que Popo avait un bien joli nom. Combien de fois les gens ont souri après avoir compris le nom de Popo. Oui, je sais, ici "popo" veut dire Caca. Le monsieur regarda attentivement les papiers que je lui avait apporté (certificat de santé émis par un vétérinaire ecuadorien, certificat de santé émis par le Canada avant mon départ, le papier de l'agrocalidad de Quito et son certificat de vaccin en français) et me remis le papier officiel qui me permet de sortir Popo du pays. Popo se rendra officiellement jusqu'à Miami.

Après cette petite étape qui ne dura pas plus que quatre minutes, je sorti prendre l'air avec Popo pour nourir les poissons du bassin à l'entrée. C'était un grand bassin (taillé dans l'or massif... Jajajaj Émile Nelligan) remplis de poissons rouges de la taille de Popo. Une distributrice me permettait d'échanger une petite quantité de nourriture à poisson contre un 0.10$. Anecdote: l'endroit désigné pour déposer le dix sous est marqué par un castor, le même que sur les pièces de cinq sous canadien. Je tenta le tout pour le tout avant de m'appercevoir que mon 5 sous était trop gros pour rentrer dans le trou. J'oublia la présence de monsieur le castor et sorta un dix sous qui se changea en petites graines pour poissons. Je tenterai peut-être plus tard de leur donner de la bouffe de Popo, ce qui m'amusera probablement. 

Après cette petite scéance nature, je retourna quelques fois à la toilette puis à la terrasse puis à la zone wifi. Avec quelques amis facebook en plus et d'autres amis Internet, le temps passa rapidement. Il est maintenant 2h39 et tout va bien. Je me demande par contre où et quand Popo fera son caca. Pour l'instant, il est couché au soleil au beau millieu de la terrasse. Il fait maintenant chaud à Guayaquil et la climatisation de l'aeroport est agréable. Il me reste 5h à attendre et je n'ai rien contre cette scéance de relaxation. Popo non plus je crois. Il est présentement couché sur le dos et semble bien aimer le soleil. Je crois qu'il est pret, lui aussi, pour un été montréalais.

16h07 et le temps passe rapidement. Merci Internet. J'ai eu le temps de me faire de nouveaux amis sur la toile de l'autoroute. Il y a même Carlos qui s'en vient me tenir compagnie. Carlos arriva vers 18h30. Il me proposa de me sortir de l'aeroport et de me faire faire un mini tour de la ville. Quelle bonne idée! La circulation étant très problématique, nous avons eu le temps de faire quelques coins de rues, passer chez lui chercher quelque chose pour son père et revenir à l'aeroport pour 7h30. J'avais faim, je devais donc manger avant d'enregistrer mes bagages. Après une salade césar au poulet, il m'ordonna d'acheter du chocolat ecuadorien pour ramener au Canada. Je m'exécuta. Le moment était venu pour moi d'aller m'enregistrer. Je le remercia pour l'agréable compagnie, il me reconduit au comptoir AmericanAirline et retourna chez lui. J'étais bien content d'avoir fait un tour de voiture à Guayaquil et d'avoir échangé avec quelqu'un natif de Guayaquil.

La file pour enregistrer les bagages n'était pas trop longue mais elle avançait lentement. J'étais calme et patient. Je n'avais qu'à suivre la personne devant moi et j'allais me retrouver assis dans l'avion. Après quelques minutes, rendu au comptoir, la demoiselle m'informa que la cage de Popo n'était pas règlementaire selon les normes de AmericanAirline. Je lui demanda quelle était la solution qui me permettrait de prendre mon avion quand-même sans laisser Popo derrière moi. Elle me répondit que je devais acheter une nouvelle cage. Je lui demanda si elle en avait que je pouvais utiliser et elle me répondit que, malheureusement, non. Je devais aller magaziner au centre-d'achat de Guayaquil et revenir avec une cage règlementaire. Absolument. J'avais choisis ce moment pour m'enregistrer, pas pour aller magaziner au centre d'achat. Elle m'informa que mon avion avait une heure de retard, ce qui me donnait (calculus) 1h de plus. Vamos au centre d'achat avec mes sacs, la cage non-réglementaire et Popo dedans. Le chauffeur de taxi me demanda 5$ pour la course. Je lui offri 15$ si il conduisait très rapidement, si il venait avec moi au magazin d'animaux et qu'il me ramenait à l'aeroport tout aussi rapidement. C'était dans la poche. Nous nous sommes donc rendu au centre-d'achat que m'avait indiqué la gentille dame du comptoir AmericanAirline, monsieur le chauffeur s'informa auprès du gardien pour trouver le magazin d'animaux et en moins de deux, j'achetais la seule cage de grandeur convenable disponnible. Je demanda à la dame au comptoire si cette cage était règlementaire pour l'avion. Elle me répondit que oui. Bon, j'avoue que cette question était inutile. Elle m'aurait répondu oui de toute façon. Je déposa la cage par terre, après avoir transféré les jouets dans la nouvelle cage, je demanda à Popo de transférer de maison. Il s'exécuta sans broncher. Boooon chien. 

De retour à l'aeroport, la file était très longue mais la dame au comptoire, me voyant, demanda à un agent de me faire passer par la file express. Il me fut donc plus rapide de la rejoindre pour enregistrer Popo. L'enregistrement prit une heure et je fut le dernier à regagner la porte de l'avion. À partir de ce moment, tout se passa bien. Je m'endormis immédiatement après le décolage et me réveilla quand l'avion toucha le sol. Un de mes meilleurs vols.

vendredi 4 mai 2012

Jour 59 - Tournée paroissiale

Ça sent la fin. La preuve, je me suis levé à 8h pour être certain de profiter de ma journée. Douche, déjeuner et j'était pret à partir. Mon objectif était de faire un dernier tour de mes quartiers de Quito, c'est à dire le Parque La Carolina et ma petite terrasse sur la Plaza Foch à la Mariscale. Je me promettais une journée complète à l'extérieur, j'ai donc laissé les clés aux coloc en arrangeant un rendez-vous à l'appartement vers 17h.

Je partis donc à pied sur la Seis de Deciembre, à droite sur El Incas et à gauche sur Amazonas. C'était bien entendu un nouveau chemin, question d'ajouter du data à mon dossier "Les rues de Quito". La marche était assez longue mais c'était l'idée. J'ajoute à ça qu'on avait une bin belle météo. Le soleil était très chaud et me brûlait le cou. J'ai porté le capuchon pendant un bon petit bout. Après deux heures de promenade, j'arrivais enfin au Parque La Carolina, Popo était dans tous ses états. Il était bien content de retrouver son parc. Après un tour du propriétaire, le temps était venu de me payer une petite gaterie. Vamos au comptoir à jus commander un spécial Mathieu: melon et banane avec sucre. Le jus fut rapidement bu et nous étions en route pour la prochaine aventure.

L'objectif suivant était d'aller saluer Mauricio, l'ami Internet, qui avait son bureau près de la Carolina. J'avais noté son adresse et trouvé sa rue sur googlemap. Il ne me restait qu'à partir à la découverte de ce quartier que je ne connaissais pas. Je devais monter jusqu'à Eloy Alfaro, tourner à gauche et retrouver sa rue. La promenade fut agréable, je trouva sa rue facilement et identifia sa maison après avoir passé devant trois ou quatre fois. Il m'avait expliqué qu'il travaillait comme graphiste avec trois amis dans un bureau aménagé sur un étage de la maison familiale. Je sonna, il répondit et m'ouvra la grille. Son bureau était situé dans un grand espace. Il me montra les publications sur lesquels ils avaient travaillé et me fit faire un petit tour de la maison.

Une grande terrasse sur le toit nous permettait de voir très loin. Le seule meuble était une petite boîte de bois servant de chaise pu de tabouret dans le cas où on voulait voir encore plus loin. Je trouvais intéressant de voir l'intérieur des cours du haut de la terrasse. Pour une fois, je découvrais ce qui se cachait derrière ces murs. Mauricio me raconta qu'il ne connaissait pas vraiement ses voisins, à part huit d'entre eux qu'ils visitaient à Noël une maison par jour pendant huit jours pour y prier, chanter des cantiques de Noël et célébrer la venue de Jésus autour d'un bon repas et d'une bonne bouteille. Je n'avait jamais rencontré personne qui pratiquait l'art du cantique en famille. Belle première. En quittant, j'ai rencontré sa mère qui me parla de Buenos Aires et souligna l'importance de voyager. Elle ajouta que les amis de son fils étaient aussi ses amis. Voilà une amie de plus!

Je repris la route vers La Carolina où j'y croisa l'ami de l'autre soir, Josue. Étant musicien et ingénieur de son, la conversation avait été très intéressante et nous nous étions promis de la poursuivre avant mon départ. J'étais bien content de le croiser par hazzard et il renouvella son offre. Il m'expliqua quelque chose à propos de ses disponibilité que je compris pas. Je répondis quand même positivement en me disant que j'allais voir rendu là. J'étais bien content de l'avoir croisé.

Un peu plus loin, je croisa son ami qui était en vélo sur le circuit de motocross de La Carolina. Je n'étais pas certain si c'était bien lui mais à bien y penser, c'était bien lui, j'avais tout simplement peur de me tromper (ce qui aurait été vraiement grave... ). 

Après un demi-tour de parc, c'était au tour de Santiago. Il était en vélo, revenait du travail et de dirrigeait vers chez lui pour le lunch. J'étais bien content de mon tour de chapeau d'amis de La Carolina.

Mon social étant réglé, je pouvais à présent me dirriger vers Ma Plaza Foch pour mon troisième café de la journée. En chemin, j'entendis quelqu'un appeler Popo. Je me retourna et je reconnu le serveur du CoffeeTree. Popo était une vedette à la Mariscal. J'arrivais à destination et j'étais bien content de retrouver ma terrasse pour une dernière fois. Popo pris place sur la chaise à côté de moi et tomba endormi pour le restant de l'après-midi. 

16h arriva rapidement et je pris un taxi pour la maison où je croisa Antine et Johan qui quittaient en moto. 30 secondes plus tard et j'étais embarré dehors. Je profita de la soirée pour préparer ma valise du retour. Vers 22h, Daniel toujours pas arrivé, je téléphona sans succès à l'ami Josue pour proposer une petite sortie. 22h35, Daniel toujours pas arrivé, je tournais un peu en rond, inquiet de ne pas profiter de cette avant-dernière soirée. 

Nous avons donc décidé de ne pas attendre Daniel et de sortir comme des grands. Nois sommes donc allé à la Mariscal dire un dernier bonjour au bar qui ne sert pas de JackDaniel. L'aventure nous emmena aussi, sous les conseils d'un ami argentin rencontré plus tot cette semaine, dans un club qui était supposé jouer de la belle musique électronique. Nous avons rapidement réalisé que notre ami n'était peut-être pas aussi détendu que nous et l'avons gentillement laissé sur un coin d'une rue pour retourner à notre petit bar.

Le soirée se termina tranquilement à la maison et le dodo fut bien mérité.Bonne nuit.

jeudi 3 mai 2012

Jour 58 - Tournée des musées

Encore une fois, la matinée fut grasse. Je me lève, prends ma douche, amène Popo à la lavanderia pour y faire laver mes vêtements, passe à la tienda chercher le pain du matin et reviens me faire un bon petit déjeuner. Omelette aux oignons en sandwich avec 2kg de fromage et de la mayo avec un bon jus de pomme avec pulpe. Il manquait juste les saucisses.

Après le déjeuner, un peu de ménage et vamos aux musées avec Johan et Antina.  Je propose de faire un sprint, sauter dans des taxis et faire le plus de musées possibles. On décide de commencer par le plus loin et d'arrêter dans tous les points d'intérêts sur le chemin du retour. J'ai comme objectif de revenir pour cinq heures, question de récupérer mes vêtements propres. Le chauffeur de taxi qui nous conduit au Centro d'Arte Contemporaneo de Quito est bien gentil. Il nous fait passer par le côté puest de la ville que je connais moins. De nouveaux petits morceaux de casse-tête s'ajoute au plan mental que je me construit de la ville. 

Rendu à destination, les rues ne font que monter, descendre et tourner. On arrive enfin à la porte du Musée presque 30 minutes plus tard. J'avais peur que le taxi monte en haut de 20$ mais le total de la course nous en coûta seulement cinq. Le centre d'art contemporain a deux étages, quelques petites salle d'exposition, plusieurs bureaux, une cour intérieur et une salle de conférence. Je m'attendais à trouver quelque chose d'équivalent au Musée d'Art Contemporain de Montréal mais la superficie et la quantité d'oeuvres n'arrivaient même pas à la cheville du Musée d'Art de Joliette. J'ai regardé attentivement ce qu'il y avait à regarder, j'ai apprécié quelques pièces mais j'avoue que je suis resté sur mon appétit, surtout après s'être autant déplacé. 

La deuxième destination était le Museo Capilla del Hombre sur le flanc de la montagne du Parque Mediterraneo, côté sud. Le premier taxi voulait nous y amener pour 6$ soit un dollard de plus que la première course qui était le double de la distance. Nous déclinons son offre. Le deuxième taxi nous y amène pour 4$, ce qui est plus raisonnable. En chemin, je réalise qu'il est déjà passé 16h et que je ne pourrais pas respecter mon rendez-vous de 17h si je prends le temps de visiter un autre musée. Je commence à connaître les bouchons de circulations de Quito, je décide donc de déposer les amis au dit musée et de rester dans la voiture pour qu'elle me ramène à la maison. Je suis dans les temps. J'arrive à destination à 16h50, juste à temps pour mon rendez-vous à la lavanderia.

Je ramasse les sacs de vêtements et je croise Johan sur la rue qui m'explique que le Muséo de l'Hombre était finalement pas intéressant et coûtait bien trop cher pour rentrer, qu'il n'y avait qu'une seule salle d'utilisée sur cinq, que la majorité de l'oeuvre de l'artiste était l'aménagement d'un jardin désagréable à visiter sous la pluie qui venait de commencée et que la fontaine centrale n'était même pas jolie. J'avais donc bien fait de suivre mon idée et de sauter la visite de ce musée. Je crois que pour bien rentabiliser une journée de musées il faut planifier les visites en fonction de la proximité des points d'intérets sinon on passe plus de temps, comme aujourd'hui, à se déplacer en taxi qu'à voir de belles choses.

Daniel arrive du travail vers 18h00. Johan et Antine fréparent le foie et le riz. Je me fais servir, mes goût ont rien à voir avec ce qui est en train de se passer. Si j'aime pas le foie, ça me regarde. J'ai pris le peine de faire enlever du riz pis j'ai jeté ce que j'ai pas mangé. Johan aussi. Vers 20h00, Andrès, Santiago et David sont arrivés. Daniel avait acheté un film, c'était une soirée cinéma. Je ne me rappelle pas du nom du film même si je suis en train de le regarder en écrivant ces lignes. 

J'étais pas très chaud à l'idée d'une soirée cinéma. Un film ça se regarde tout seule ou à deux. Tant qu'à être en groupe, créons une dynamique de groupe. Mais bon, en même temps, c'est pas très grave. J'suis content de revoir les amis.

Le film commence, Johan monte le son et éteint les lumière. Nous sommes dans le noir total. Au premier dialogue, j'entends une réaction générale de déception. Mais que se passe-t-il? Je fini par comprendre que la cause de la déception est la langue du film. Le film est en espagnol. Le film est en espagnol? Et quel est le problème? Antine m'explique que le film est un film brézilien et qu'il devrait normalement être en portugais. Yohan allume la lumière et tente de changer la langue du DVD mais la manette n'ayant pas de batteries, ça limite les fonctions. 

Nous sommes donc en train de regarder le film. Je ne peux dire si il est en portugais ou en espagnol mais je peux dire que je comprends pas grand chose. Pour me donner du crédit, j'vais dire qu'il est en portugais. 

La ciudad del dios. Je viens de l'entendre dans le film. C'est la vie des jeunes qui montent une business de vente de drogues. Pleins de jeunes avec des fusils qui tuent pleins de jeunes pas de fusils. (http://www.imdb.com/title/tt0317248/) Pas très reposant comme film mais ça suit la lignée des films sud-américains que j'ai vu à date. On est loin des films de barbies.

Les amis quittent après le films et je me couche pour une des dernières fois sur mon petit matelas dans le coin du salon. Bonne nuit.

mercredi 2 mai 2012

Jour 57 - Matin à la montagne

J'entends Daniel marcher, j'ouvre les yeux, il est 7h du matin. Daniel ne travaille pas aujourd'hui, c'est congé. Son ami est devant la maison, Daniel n'a pas entendu son réveil, c'est l'heure de partir pour la montagne avec les vélos. Je suis pret en 2 minutes et nous partons. Je savais qu'il était question de vélo et de montagne aujourd'hui mais je n'avais aucune idée que c'était une sortie matinal. Vamos à la montagne.

Un jeep couvert de boue nous attends à l'entrée. Carlo travaille avec Daniel et partage son goût pour le vélo. Leurs vélos bien attachés à l'arrière, nous étions en route pour Quito-sud. Je connais la route vers le sud en descendant du côté est de la ville. J'étais bien content de la petite visite. Au lieu de contourner les montagne comme de l'autre côté, on passait tout simplement sous la ville à travers trois tunnels. Un genre d'autoroute ville-marie mais avec les normes de l'Ecuador.

Quito est une très grande ville. On arrive à Lloa, petit cartier à flanc de montagne. Le chemin est étroit, c'est la campagne. La population reste dense mais on doit quand-même contourner quelques vaches et plus haut, quelques chèvres. L'idée est de se rendre au début de la piste qui est en haut, au bout du chemin. 
A petite route est bien étroite mais le petit chemin qui nous mène à l'entrée de la piste est à peine plus large que la voiture. Encore et toujours à flanc de montagne, la vue était très belle mais très proche des pneus de la voiture. Carlo était prudent, je ne me sentais pas en danger mais je prenais des notes.

Arrivé en haut, je fus informé du plan d'attaque. Ma mission était simple, je devais ramener la Jeep en bas de la montagne et les récupérer là où Daniel m'avait indiqué plus tôt. J'avoue que, currieux de voir la piste, je m'attendais plus à une promenade à pied en montagne qu'à un servide de taxi mais l'idée ne me déplaisait pas. Conduire la Jeep en descendant tranquilement la montagne avec autour de moi quelques volcans, des poules, des chèvres, des vaches, des chiens courant après le camion était aussi une belle activité.

J'ai eu la chance de me perdre un peu la première fois. J'ai donc visité un peu plus le cartier. À la quatrième descente, j'étais rendu pro, je connaissais tournant, les tiendas, les poules et les chèvres. La route était très vielle mais la Jeep était robuste. Un petit détail pour ajouter du piquant à l'aventure, Carlo m'informa que lorsque le vollant faisait un tour complet vers la gauche, les freins lâchaient. Joli détail, sur tout en montagne. Mais tranquilo... En pompant un peu, les freins reprenaient leur travail. C'était tout simple. Un détail.

À la deuxième descente, Carlo monta la voiture encore un peu plus haut, dans un chemin parfait pour un groupe de chèvre au mollet d'acier. Je trouvais la pente bien prononcée ni tout à fait au niveau et pris la peine de demander si j'étais aussi désigné pour redescendre dans ces conditions. On me répondit "oui" les trois fois. Carlo voyant très bien mon air non-convaincu, me demanda si je préférais qu'il passe lui-même cette butte. Mon "oui" fut clair et sans ambiguité. Ce n'était aue quelques mètres mais je n'avais aucunement le goût du risque ou de l'aventure extrème. Voilà qui fut facilement réglé.

Sur le chemin du retour, nous somme arrêté manger dans un petit resto de bouffe traditionnelle. J'y trouva un plat qui faisait parfaitement mon affaire: deux oeufs, deux petites saucisses, des patates, de la petite viande, un morceau de salade, deux morceaux de tomates et un morceau d'avocat. Vive les expériences culinaires trans-culturelles.

À 14h, nous étions de retour à la maison. Douche, sieste, rédaction, riz thon et tomates de Antina, il était rendu 16h30. En soirée nous sommes tous sorti en famille à la Mariscal dans un petit bar nommé le Dirty Sanchez. Deux amis de Daniel se sont joint à nous et nous avons terminé ça en jouant au billard avec une petite gang d'Esméralda dans le Pub Irlandais de l'autre fois. Belle petite soirée.

mardi 1 mai 2012

Jour 56 - Les Tremblay à la Foch

Mon téléphone sonna vers 1h de l'après-midi, ce qui me réveilla. Beau réveil, c'était Julie Rivest qui m'invitait à rejoindre son groupe à notre table de la Plaza Fosh. L'idée de la bonne compagnie et d'un déjeuner avec un vrai café me plaisait beaucoup. J'ai pris deux taxis pour me rendre. Je suis sorti du premier à cause de la circulation, ou plutot de la non-circulation. 

J'avais décidé d'utiliser un autre moment pour pratiquer ma tranquilité. J'étais devant une situation impossible et je ne voyais pas comment j'allais arriver à destination en restant assis dans ce taxi. Marcher me calma un peu. Ça me faisait du bien d'aller enfin plus vite que la circulation. Je marcha vers une rue moins congestionnée et je pris un deuxième taxi qui me déposa devant ma table. Les niños Tremblay était bien heureux de retrouver Popo et Popo tambien.

Un bon déjeuner suivi de la cervesa de circonstance nous permis de se raconter notre dernier petit bout de voyage, moi à la plage et eux à Otavalo. Encore une fois, facile et agréable. Leur avion était le lendemain matin, ce qui m'emmena à penser à mon départ. Quelle pensée désagréable. Je remet systématiquement toute pensée concernant mon départ à samedi. Là n'est point le temps.

Vers 4h, un taxi me ramena à la maison. Johan prépara le spaghetti pour tout le monde et la soirée se termina en Internet et télévision (en même temps bien entendu). Je pris le temps de résumer mon week-end à la plage et je m'endormis vers minuit. Bonne nuit.

Jour 55 - Mompiche bonsoir

Réveil matinal. Daniel et Popo étaient déjà sorti. Je les retrouva au petit resto devant la plage pour le petit déjeuner. Mon coup de soleil généralisé m'incomodait beaucoup. Chaque petit rayon de soleil brûlait dix fois plus que la veille. J'étais cuit. J'allais tout simplement passer le reste de la journée à l'ombre. 

On passa un bon bout de l'avant-midi étendu à l'ombre d'un palmier, alternant sieste et baignade. Le problème avec la feuille de palmier est qu'elle est constituée de plusieurs feuilles longues et étroites, disposées une à la suite de l'autre, sur les deux côtés d'une tige centrace, formant ainsi une grande palme. Là n'est pas le problème, le problème se situe entre chacunes de ses petites feuilles, là où le soleil arrive à passer. J'ai donc trouvé préférable de me placer là où au moins deux feuilles se superposaient. 

Notre deuxième lieu de oisiveté fut la hutte à cervesa de la veille. Sous le toit, nous étions protégé du soleil et de toutes façons c'était l'heure de la cervesa. Alternant encore ici entre le petit toit et les vagues, le temps coulait bien, le temps était bon. 

L'idée était de retourner manger, rentrer à la chambre, ranger nos choses pour partir en début d'après-midi. Daniel devait retrouver Katharina à son souper de fête le soir même à Quito. Je trouvais domage d'avoir à quiter la plage si tôt mais quelque chose me disait de ne pas m'inquiéter. 

Nous étions de retour à la chambre vers une heure trente comme prévu. J'était surpris de notre ponctualité! Nous devions repasser par tonsupa chercher les choses que nous avions laissées au premier gite et filer à Quito. Le ménage éclair de la chambre se changea tout-à-coup en une belle sieste de 3h. Voilà,

Je me réveille à 17h, Daniel se réveille aussi. Les deux autres amis ne sont pas dans les environs. Je prends une douche, ramasse mes choses et dépose le tout dans la voiture. Nous retrouvons les amis sur la plage pour la photo de groupe avant de prendre le temps d'attendre un peu et nous quittons.

Un arrêt à Tonsupa pour récupérer nos possessions, un arrêt à Esmeralda poir manger, un arrêt un peu plus loin pour manger encore, un autre arrêt à la station service de Union et vamos (finalement) à Quito. Encore une fois, j'avais les yeux sur la route et j'anticipais les courbes. Le retour est toujours moins long que l'allée. Je connaissais le nom des villages on allait rencontrer et la hauteur des montagnes selon les région. La température à notre départ de Mompiche était de 30 degrés et à notre arrivée à Quito, il faisait 12. Bonne petite droppe.

À 2h du matin, moi, mes coups de soleils et mes amis, arrivions à la maison. Le dodo fut bon.

lundi 30 avril 2012

Jour 54 - Mompiche bonjour

Le lendemain matin, j'étais pret à aller me mettre les pieds dans le sable. Les amis étaient plus préoccupés par les achats pour le déjeuner. Chaque tienda nous amenait vers une tienda encore plus loin de la plage. J'avais l'impression que notre petit groupe avait publié le but de ce voyage: la playa! J'avais quand-même une longueur d'avance. Je m'étais réveillé le premier, la plage n'était pas trop loin, j'avais pris une petite marche avec Popo et je m'étais mouillé les pieds... mais bien entendu, j'en voulais plus. Je me rappelais quand même le mot d'ordre de mon voyage qui était "tranquiiiiilo". J'apprécia donc la course aux tiendas, aux charettes et aux camions qui transportaient à leur tour fruits, eau, pain, oeufs, encore des fruits et encore des fruit. Je n'ai jamais arrêté un camion dans la rue pour lui demander ce qu'il transportait. La moitié du déjeuner fut acheté directement du camion. Un peu étrange mais les fruits ne pouvaient être plus frais.

Après le déjeuner, c'était maintenant le temps de la playa! Nous étions donc les 5 (incluant Popo) finalement sur la plage. Il ne me fallu que peu de temps pour sentir mes jambes m'appeler à faire mon petit jogging matinal. Je n'ai pas couru de l'hiver et je me suis surpris à courir le long de la plage avec Popo. Comme c'est bien. Finalement, je n'ai besoin que d'une plage pour me mettre en forme. 

À mon retour de ma petite promenade avec Popo, nous nommes rejoindre le petit centre non loin qui semblait bien plus sécuritaire de jour que de nuit. On aurait dit un tout autre endroit. Le céviche y était préparer live et était probablement le meilleur céviche de crevette mangé à date en Ecuador. 

Une fois nouri, nous étions sur notre départ pour Monpiche. Il était 13h et nous étions en route. Encore une fois, les arrêtes étaient fréquents. Les compagnons motocyclistes avaient des besoins soudains qui nous obligeaient à faire certaines pauses, même dans un petit voyage de deux heures. Acheter un costume de bain, des fruits, un petit lunch, un autre petit lunch, ce qui me permis de visiter plusieurs petites villes. Tant mieux. J'avais toujours le goût de proposer d'atteindre notre destination et de s'occuper des courses une fois rendu mais le moment présent est plus fort qu'une bonne planification. L'anticipation, l'organisation et la préparation ne  répondent pas à un besoin du temps présent. Ces concepts appartiennent au temps futur et sont donc inexistants dans les actions concrètes. Je n'ai pas demandé pourquoi il était indispensable d'arrêter en chemin acheter un transformateur électrique lorsque nous étions en route pour la plage sans avoir d'appareils électrique avec nous. Tranquillo.

Après 2 heures de routes et quelques arrêts touristique, Mompiche s'offrait à nous. Je comprenais donc en un instant pourquoi les situations s'étaient opposées à mon voyage à Montañita. Mompiche, petit village recherchés par les surfers qui reproche à Montañita son succès commercial. Beaucoup plus petit, Mompiche est tout simplement le nouveau Montañita. À la base, petit village de pêcheur, les surfers arrivaient sur la plage dans leurs pick-up avec leurs planches de surf, leurs tentes et leur lunch. Le petit groupe s'y est installé. Les hostals ont poussé et le petit village s'est développé à partir de la plage. Bref, coin de paradis sans tous le bruit de Montañita mais avec la même ambiance, litéralement au gré des vagues. De bonnes vagues sont habituellent accompagnées d'une bonne soirée. À notre arrivée, les vagues s'étaient faites discrètes depuis déjà trois jours. Leur retour était prévu pour le lendemain à 11h. J'ai beaucoup aimé sentir la fébrilité que provoquait l'annonce du retour de la vague. Comme tout le monde sais, je suis un grand amateur de surf, j'en fait tout les jours, connait le nom de toutes les composantes de la planche et maîtrise bien les marées. Bon, je sais, c'est faux, mais j'ai beaucoup aimé sentir un peu la réalité du surf et (bien entendu) du surfer.

La première chose à faire était de trouver une place pour dormir. Le premier hostal visité nous offrait le lit à 5$ dans un dortoir qui n'avait pas ouvert ses fenêtres depuis un petit bout. Le confort prit le dessus sur l'économie et nous nous retrouvèrent juste à côté. Une petite maisonnette avec 3 lits au premier plancher et un autre sur la mésanine. Avec ça, une salle de bain, un balcon avec deux hamac, un espace couvert à l'extérieur pour manger et une belle clôture de bambou qui nous donne notre intimité. 40$ pour la nuit pour les 4. Mon porte-feuille était quand même bien content.

Une fois installé, c'était le temps de manger (encore) et de découvrir les lieux. Il faisait 30 degrés celcius et même si une fine couche de nuage nous protégeait du soleil, la majorité des rayons pouvaient cuire un oeuf en 30 secondes. J'en ai moi-même eu la preuve, je brûla en 30 secondes. Note à moi-même: utiliser crème solaire. Je ne me rappelais pas, j'avais oublié, j'avais la pensé magique, je sais pas trop mais j'vais me rappeler du soleil en Ecuador. En ordre d'importance ce fut les pieds en premier, les jambes, le cou et les bras. Je fut rapidement rouge tel un vrai gringo. 

L'eau de la mer était très chaude. Plus chaude que partout tant qu'à moi. J'ai beacoup aimé les vagues du pacifique. Bien que petites, elles étaient les plus grosses vagues dans lesquels je m'étais baigné. Pour me reposer de tout ça, je siesta à l'ombre un bon moment. Mon réveil fut digne de l'endroit, la marée me mouilla les pieds. Elle avait monté jusqu'à moi et me suggérait une autre activité. Rejoindre la familia sous le petit toit, à côté ici sur la plage, là ou on y achète la cervesa. L'endroit était tout petit. Il y avait une petite cuisine ouverte, une table avec cinq bancs, une pièce fermée et un gros toit en feuille de palmier. Venait avec ça une petite madame qui nettoyait le terrain un peu plus loin derrière et qui apparaissait lorsque nous avions besoin de cervesa. La grosse cervesa était 1,50$ pas de tip. À ce prix là, j'pose pas de questions.

L'ombre faisait du bien. La plage était très grande. À deux minutes de marche tranquilo on avait d'un côté le village et de l'autre, au bout de la pointe verte, on trouvait les rochers sur lesquels les surfers allaient s'écraser. Beaucoup de verdure, quelques rochers, des palmiers, du sable, du ciel et de l'eau. Ah oui, du soleil aussi.

Pour souper c'était les crevettes dans le bouillon et du riz. Nous avons profité de la soirée pour sortir dans le monde. Encore une fois, minuscule village comparable à Misahualli et ses singes. Il n'y a que peu (sinon pas) de voitures dans les rues qui tombent par défaut piétonnières. On en a rapidement fait le tour. L'idée n'est pas de choisir une fête mais d'en trouver une. La tâche n'est pas bien grande, il ne sufit que de suivre les gens et on se retrouve normalement en quelque part, là où les gens sont. Voilà comment nous avons trouvé la discothèque et la salsathèque.

Le dodo fut bien mérité dans un lit très confortable dans notre petite maison de bambou. Todo bieñ. Gracias.

Jour 53 - Vamos a la playa

Le sprint. Ma journée commence avec un sprint. Première chose à l'horraire: Internet. Le gars de l'Internet vient vérifier le service entre 8h et 11h et c'est mon nom sur le papier. J'ai bien entendu pris soin de vérifier que Yohan savait qu'il allait s'en occuper. Popo a eu le temps de faire son pipi et les Internet sont arrivés. Internet réglé.

On rejoint Daniel à son travail à 14h. On se retrouve à la porte et on prend un taxi vers les points de locations de voiture qui se trouvent près de l'aeroport. Daniel propose un jeep pour s'assurer de pouvoir traverser les chemins de sable de la plage. Après 3 tentatives, on trouve chaussure à nos pieds. Bien entendu, le temps de tout régler, l'après-midi est bien avancée. Il ne nous reste que le temps de déposer Daniel à son travail, retourner à la maison, mettre les sac dans la voiture et retourner chercher Daniel. 

Quito, comme toutes les grandes villes (plus que Montréal mais moins que Lima) à sa part de congestion routière. Une course de 10 minutes peut en prendre 30 ou 45 selon l'heure de pointe. On se rend donc au travail de Daniel avec 10 minutes de retard. Ici, je concidère ça être en avance. On attend donc calmement que Daniel termine son travail et nous retrouve à la voiture. Nous avons laisse Johan devant un magazin d'électronique pour qu'il s'achète un adapteur pour son téléphone. J'avais cru bon de lui indiquer un point de rencontre au lieu de l'attendre afin de sauver du temps. Nous avons attendu Daniel pendant 30 minutes, ce qui nous aurait donné assez de temps pour attendre Johan au lieu de se séparer. Je décide donc de m'approcher de la porte du travail de Daniel et je le croise au même moment. Il m'informe qu'il prend 5 minutes et nous rejoint. J'ai appris par la suite que Daniel était pret tout ce temps et nous attendait à l'intérieur. Pour la première fois, c'était moi qui retardait le groupe. Je ne me sens pas trop mal, j'ai une bonne moyenne côté assiduité.

Nous partons donc en famille vers 5h45. Nous devons récupérer Johan sur le coin de rue, passer à la banque prendre de l'argent, déposer un sac chez une amie de Daniel, passer acheter le thé pour le week-end et aller saluer la mère de Daniel. Au lieu de traverser la ville, nous empruntons l'autoroute qui contourne Quito. Nous somme enfin pret à partir pour la plage, il est 20h30.

Daniel, j'imagine à cause de ses courses de vélo, aime bien conduire rapidement. Je dois prendre quelques respires dans certaines courses mais je me dis qu'au mois, nous arriverons à la plage avant demain matin. Sa conduite n'est pas dangeureuse mais quand même impressionnante quand on ne connait pas la route. Je comprends par la suite qu'il connait aussi bien la route vers la plage que je connais la route vers Ste-Béatrix, je peux donc respirer un peu.

Nous passons encore une fois par le centre du monde. Je n'ai encore rien senti lorsque nous avons traverser la ligne indiquant l'équateur. Nous avons ensuite croisé la fabrique de bloc de ciment, l'entrée vers le Pululahua du week-end passé, l'entrée pour Mindo, Puerto-Quito et Union. Rendu à ce point, la cordillière des Andes était derrière nous. La température changeait sous nos yeux. Nous avions quité Quito avec un 18 degré celcius pour atteindre la côte avec son 28 degré.

L'objectif premier était Tonsupé, petite ville touristique sur le bord de la plage. Un gite nois attendait. Nous avons pris une pause là où les vacancier se retrouvent, au millieu des hotels et des bars de bambous sur la plage. Une petite grosse bière froide célébrait bien notre status de vacancier. La place était jolie mais Daniel pris bien soin de mentionner que nous devions rester ensemble, sur la place publique, près de la voiture sans attirer l'attention. Le niveau d'alerte était donc rouge. Tout semblait porter vers la fête et la relaxation mais le niveau de criminalité, surtout envers les touristes, était très élevé. Encore une fois, aucune moyen pour moi de me fondre dans la masse due à ma gringosité. Je suis blanc, encore et toujours, je suis donc une cible. Sans savoir si les précautions prises sont un résultat d'une petite paranoïa de la part de Daniel pu si elles sont bien fondées, concidérant aue Daniel connait très bien la place, je me range de son côté et suis ses directives. À notre demande, nous somme allé se mettre les pieds dans le sable mais voyant Daniel qui faisait la vigie, j'ai rapidement proposé de suivre la première idée et de retourner spus le gros lampadaire, près de la rue et de la voiture. J'ai immédiatement vu son niveau de stress dessendre. Je crois qu'il n'y a pire danger que celui qu'on ne voit pas. Nous terminons donc la petite grosse bière, regagnons la voiture et rejoignit notre gîte. 

Le gîte était en fait une sorte de motel tenu par un grand-père et une grand-mère que Daniel connaissait bien. Notre chambre donnait dans une cour intérieur protégée par un haut mur de béton (comme partout). Nous étions bien cotent de nous retrouver couché après ce long voyage.

vendredi 27 avril 2012

Jour 52 - Le lendemain

Matin gras, midi sonna. Encore une fois je me gâtais en me préparant un petit déjeuner à 100$. Sandwich au oeuf et saumon fumé, oignons et mayo. J'étais bien content. Toute la famillia y passa. Accompagné d'un jus fraîchement pressé par Yohan, la boucle était bouclée. Je savais bien que cette journée n'allait pas lever bien haut. Le ciel était déjà couvert, la pluie n'allait plus tarder. 

Je suis sorti manger un petit sac de gaufrettes assis dans les marche à côté de la sécurité en sortant du complexe et j'ai regarder l'orage traverser Quito. Un petit toit me protégeait de la pluie, de toute façon, l'orage passait plus à l'ouest. Je pouvais voir le gris recouvrir complètement le devant de la montagne devant moi. Tout ce que je pouvais voir était un dégradé gris qui recouvrait la ville jusqu'au ciel. Je pouvais voir quelques montagnes à gauche et à droite mais seulement la base, le plafond était trop bas. Le pinchicha se faisait orager devant moi. Les éclaires tombaient sur la montagne ou sur la ville mais les éclaires tombaient devant moi. Je réalisais encore la grandeur de la ville quand l'orage n'en recouvre qu'une partie.

Mes gaufrettes terminées, il me manquait un lait à la vanille pour compléter le repas. À la tienda, je rencontre Antine et Yohan qui avaient décidé d'annuler leur tour de moto. Ils avaient comme objectif de courir à la chasse à l'information concernant la location de voiture à Quito. Ils optèrent à la place pour ramasser un botin et faire la recherche au téléphone. Je m'occupais de la recherche internet mais je savais que Daniel avait son plan de fait. J'y ai donc seulement mis l'énergie nécessaire pour être diverti. 

Les amis s'occupèrent du souper. Pates avec sauce à la crème, saumon fumé, parmesan et litchi. De toutes les beauté. J'avoue qu'il reste de la place pour le dessert mais j'avoue aussi que j'ai eu faim toute la journé. 

Soirée tranquile à la maison. J'ai bien hâte à demain. En route pour la plage.

jeudi 26 avril 2012

Jour 51 - Les petites bouchées

Ce matin, j'ai faim. Ça tombe bien, le réfrigérateur est plein. Oignons et champignons au beurre dans la poèle en omelette gratinée au parmesan, abrillé de saumon fumé et rafraîchit au persil avec un jus de papaye pressé maison, croissant frais et beurre. Oui, c'était bon et toute la famille en profita. 

Vers 15h, j'étais dans la cuisine avec Yohan. Au menu: 

1. Biscotte avec formage fondu, oignon, saumon fumé, citron et huile d'olive.
2. Batonet de cantaloupe ceinturé de prochuto.
3. Biscotte avec morceau de sardine, olive et huile.
4. Fondu de fromage sur petites patates.
5. Les petites boules de Yohan.
6. Chapeaux de champions sautés, oignon, ail, parmesan, mozzarella, persil et sel.

Pour dessert, il y avait des guimauves enrobées de chocolat et de la meringue.
Une petite bouteille de bulle pour faire descendre ça et un petit JackDaniel pour brûler ce qu'il reste. Nous ne manquions de rien et tout était très bon.

Daniel s'est occupé du ménage de l'appart quand il est arrivé. Bruno est arrivé vers 20h. Andres, Martin et Julia sont arrivés un peu après. Les petits plateaux sortis, nous nous sommes tous jeté dedans à deux main. Par chance, Antine nous avait préparé des petits sandwichs un peu plus tôt, ce qui nous a aidé à patienter. 

J'ai réalisé pendant la soirée qu'on me parlait en français ou en anglais que très rarement. Si je voulais suivre les conversations, je devais m'arranger pour comprendre. Bien entendu, si je n'en comprend que la moitié, je dois remplir les trous. Ça donne des conversations très intéressantes auquelles je participe comme je peux. 

La petite soirée fut parfaite. La nourriture était très bonne, l'alcool a coulé juste assez et la compagnie était bonne. Je connaissais déjà Bruno et Andrès, je rencontrais Martin et Julia. Un bon ratio. En soirée, nous avons convaincu Daniel de venir à la plage avec nous durant le week-end. Attendons demain pour confirmer mais l'idée me plait bien!

mercredi 25 avril 2012

Jour 50 - Le grand ménage

Demain, petite soirée à la maison. L'amie DJ de Daniel vient nous mixer du son pendant qu'on boit une petite coupe de bulle et qu'on mange des petites bouchées. Je me suis donc levé tot. Je suis allé chercher mes vêtements propres à la lavanderia et 'ai tout bien plié ça en appliquant bien entendu la technique de Cuenca poir plier mes sous-vêtements. J'ai ensuite descendu la rue pour aller me chercher un bon verre de jus. J'était pret à demander un jus au melon et banane mais à la dernière minute, j'ai vu les petits bols préparés remplis d'un beau petit mélange de fruits. Ce fut donc le todo-incluido. La préparation me donna deux jus et demi et me coûta 2,50$. Le tout fut bu en un rien de temps.

De retour à la maison, j'ai préparé des petites sandwichs aux oeuf pour tout le monde puis Antine, johan et moi partirent pour l'épicerie. La liste préparée la vielle nous donnait un objectif clair. J'y ajouta un éponge, six verres, quatres assiettes et un sac de guimauve. La commande se composa de saumon fumé, melon, prochuto, fromage, sardines, thon, biscottes, huile d'olive, quelques fruits et légumes, un eau minérale, un mousseux et un petit JackDaniel. Un taxi nous ramena tous à la maison. 

Incappable de vider mes sacs si la cuisine n'est pas complètement propre, je rangea la vaisselle qui avait terminé de sécher, les armoires, le frigo et le comptoir. Les aliments furent classés et rangés. Après ces différentes tâches ménagères, le temps était venu d'allumer la télévision. Je l'avais bien mérité, il était quand même rendu 17h.

Johan et Antine préparèrent le spaghetti, la télé était allumée. Nous étions trois dans l'appartement de Daniel sans Daniel, merci CouchSurfing. La soirée s'est terminée avec un film en famille. Todo Tranquilo.

lundi 23 avril 2012

Jour 49 - Cervesas con los Tremblay

Encore une fois ce matin, la journée commence grassement. À mon levé les amis étaient tous parti. Le téléphone sonna vers 11h30, c'était Julie Rivest qui avait décidé que le téléfériQo pouvait se passer d'eux. Ils étaient au parque Eljido dans les jeux d'enfants. Je lui demanda de m'attendre 30 minutes, j'allais prendre un taxi et les rejoindre. Mon travail de la journée était d'aller porter mes vêtements à la lavanderia. Je pouvais donc prendre ma douche rapidement, déposer les sacs de vêtements à la lavanderia et les rejoindre en taxi. Le tout me pris 30 minutes (55 minutes sud-americaines). Julie, sorcière, se leva de son banc de parc et me retrouva à l'entrée du parc au moment ou je sortais du taxi. Elle avait déjà évalué que mon 30 minutes en prendrait 55. À 60 minutes, elle sonnait l'alarme. J'était à l'heure (de l'Ecuador). 

Les enfants de Julie et Pascal (Zac et Maëlle) étaient très content de retrouver Popo. Popo les accueillis comme il sait si bien le faire, en jappant. Nous étions très content de nous revoir. Je proposa d'aller manger une bouchée à la Plaza Foch, là où je me suis souvent retrouvé au coeur de la Mariscal. L'idée fit l'unanimité, nous étions donc en marche vers la terrasse.

Bien entendu, nous avions plein de choses à nous raconter. Nous étions déjà au courant de nos histoires mutuelles grâce à la magie de nos propres blogs, le temps était venu de partager les détails de nos aventures.

La Plaza Foch nous attendait. Je commanda un déjeuner et les Tremblay, un lunch. Les enfants, encore une fois très contents de s'occuper de Popo, se faisaient une joie de le faire courir après une branche de bois et de lui faire manger des feuilles. Moi, j'avais une pause de Popo et JuliePascal avaient une pause d'enfants. Un excellent échange. 

Bien entendu, après le déjeuner, l'heure de la cervesa sonna. Tres cervesas por favor. Malgré nous aventures mutuelles en terrains étrangers, malgré l'exotisme de nos histoires et les rebondissements de nos aventures, nous étions très content de nous retrouver ensemble et de partager ce moment simple mais combien agréable. À la deuxième cervesa, on soulignait la chance qu'on avait de vivre ces aventures et de pouvoir les partager et la troisième cervesa ouvrit la porte aux sentiments et aux émotions. Nous étions les trois, émus et heureux, d'être ensemble, chanceux et heureux. Encore une fois, j'étais au bon endroit, au bon moment et avec les bonnes personnes. Ce fut un moment touchant et précieux.

Nous nous somme séparé vers 6h20 (selon la position du soleil et selon l'heure sur mon téléphone). Je pris un taxi vers la maison, comblé de mon après-midi. 

Il y avait beaucoup de circulation sur la route. Le taxi me couta 4,20$ mais pris près de 30 minutes pour se rendre à la maison. En passant à côté du parc La Carolina, comme l'autre jour en taxi, Popo se mit à faire ses sons étranges. Il reconnaissait le parc et voulait à tout pris y aller. Seulement par la vue de la fenêtre, il reconnaissait SON parc. J'étais aussi étonné que la première fois, et le chauffeur de taxi n'en revenait pas.

Arrivé à la maison. Daniel, Joan (dont je ne connais pas encore le nom) et Antina avaient préparé des sanduches. J'aime bien arriver à la maison et manger sans m'occuper du souper. Je sais bien que chacun de nous fait son petit bout mais je suis toujours surpris lorsque c'est à mon tour de me faire servir. Daniel parle du week-end qui s'en vient et propose d'aller voir le spctacle de UB40 ce vendredi soir. L'idée est bonne même si je connais peu ce groupe. Une sortie est une sortie et je suis cappable de l'apprécier. Après une petite recherche, il trouva des billets à 40$. L'idée de la sortie était tout à coup moins enchante.

Un plan B nous fut donc présenté. Daniel eu la bonne idée de parler plage. Mon oreille se tendait soudainement. Suivirent des mots qui sonnaient doux à mon oreille. Maison sur la plage, location de voiture, long week-end... Je ne comprenais pas tout mais j'avais à ce moment assez d'information pour dire oui les yeux fermés. La plage était à 8h en autobus mais à 4h en voiture. Pour suivre ma règle de "Tout ce que je planifie n'arrive pas", je me contenta de répondre "oui" aux questions sans m'en mêler. Ce ne fut pas très difficile, je me suis beaucoup pratiqué à dire "siiiiii" sans avoir compris la question. Je n'avais qu'à être pret à tout et l'aventure devenait une réussite.

La soirée se termina avec une pellicula (un film) et une dernière cervesa. Demain, jour 50. Je crois bien que je vais atteindre mon objectif qui est de profiter de chaque journée, l'important est que je revienne à la maison sans regrets. Pour l'instant, todo bien. Sur ce, bonne nuit.

Jour 48 - Retour à Quito

La matinée fut grâce. J'ai eu le temps de me promener un peu autour pour voir où nous étions. Les montagnes de chaques côtés montaient bien haut mais leur vraie hauteur était cachée par les nuage. Quelques rayons de soleil nous réchauffaient pendant quelques nuages restaient accrochés à la cime des arbres. On ramassa nos choses, laissa notre restant de riz, de sel et d'huile à côté de la porte de la maison en guise de remerciement à nos hôtes qui avait déjà quittés la maison. On trouva, dans la cour arrière, une toilette dans un petit enclos accompagnée d'un gros baril d'eau dans lequel flottait un seau. Je du faire deux fois le tour de la cour pour m'assurer que c'était bien la salle-de-bain et non l'endroit où ils mettent les toilettes trop vieilles. À ma grande surprise, aucune odeur ne venait nuire au paysage, je fis donc mes deux numéros à la fraîcheur du grand air. 

On s'empressa de faire la vaisselle de la veille, de ranger bien toutes nos choses, de replacer l'endroit comme on l'avait trouvé et on était reparti d'où on était arrivé. Cette fois ci, nous devions marcher jusqu'en haut de la montagne, là où nous avons passé la porte du parc. De cet endroit, nous devions trouver le moyen d'emprunter un transport pour nous ramener à Quito. Je n'avais aucune idée comment cette logistique était possible mais je commençais à bien maîtriser le "todo bien" et le "tranquile". Il me fut donc facile de repartir à l'aventure sans poser de questions qui n'avaient, de toutes façon, encore aucune réponse. 

Nous avions de deux à six heures de marche à faire. Après une heure à marcher à flan de montagne, arrivés à l'endroit où Daniella nous avait déposés, un pick-up passait par hazzard. L'ami Johan (Péru) interpella le conducteur et lui demanda la permission d'embarquer avec lui. À notre grand bonheur, il accepta. Antine et Johan embarquèrent dans la camion et Daniel, Popo et moi, prirent place dans la boîte. Je compris en chemin que le dit camion s'en allait jusqu'à Quito. Jackpot. J'aurais voulu penser à un moyen plus simple de retourner à la maison et je n'aurais pas osé aller jusqu'à ce niveau de simplicité. Le camion, en plus, roulait à bonne vitesse et dépassait les autres camionnettes, les voitures et les autobus. Malgré la pluie, la vitesse du camion faisait passer la pluie juste au dessus de nos têtes. Nous étions donc au sec malgré la mauvaise température.

Arrivé à Quito, pour souligner cette belle aventure, nous avons fêté ça avec un bon Bigmac de chez MacDo. Je confirme que le Bigmac de Quito à exactement le même goût que le Bigmac de Joliette. Avec peut-être un peu plus de sel mais je pourrais pas le confirmer. C'était mon impression.

Un taxi nous permis de faire le reste du chemin jusqu'à la maison pour 5$. Nous étions bien content de notre aventure. Et ici, le mot "aventure" a toute sa place. Nous nous somme fait débarqué au millieu de nul part, entre ravins et montagnes. Nous avons marché sans trop savoir vers quoi. Nous avons été hébergé par des habitants avec les poules et les chiens. Nous avons bu un alcool dont les ingrédients resteront pour toujours inconnus. Nous avons mangé un repas chaud sur le bord de la route à l'aide d'un petit brûleur et de quelques ustensils improvisés. Nous sommes revenus à Quito dans une boîte de Pick-up. Nous avons mangé du MacDo et pour conclure la journée, nous avons bu de la petite grosse bière achetée dans une tienda en plein dimanche. Je souligne qu'en Ecuador, il est interdit de vendre de l'alcool le dimanche. Le président, trouvant son peuple trop alcoolique, décida que le dimanche était une journée sèche. Il ne sagit que de trouver la tienda qui n'a pas peur de se faire prendre. Elle est à trois coins de rue.

Belle journée, beau week-end. J'ai aucun regret de ne pas être allé à la plage. Je suis encore là où je dois être et j'en suis très heureux. La fin s'en vient très rapidement. Je tombe dans le sprint final. Je serre les dents en me disant que le meilleur moyen de revenir est de commencer par partir. J'accepte les chèques et l'argent comptant. Bonne nuit.

Jour 47 - Nuit au millieu du monde

Au réveil, sans préambule, Daniel s'exclama "Vamos à la campagne". Et c'était sur ces mots que, tous les quatres, nous nous préparrions à partir poir le centre du monde. Daniel suggéra d'apporter un sac-à-dos pour traîner notre sac-de-couchage, au cas où nous trouvions une opportunité pour la nuit. J'aimais la manière de dire qu'on s'en allait en camping.

On s'enlignait pour un beau voyage en autobus. Daniella, l'amie de Daniel, s'était joint à nous et était venue, à ma grande surprise, avec son camion. Pas d'autobus pour moi aujourd'hui! On attend que tout le monde soit pret et on quitte. 

Rendu au centre-du-monde, on arrête faire des courses. On achète quelques légumes, du riz, de l'eau et un sandwich à la crème glacée. J'ai de la difficulté à me situer dans nos plans. Je ne comprends pas vraiement où on s'en va et qu'est-ce qu'on s'en va y faire mais je suis rendu bon pour suivre la vague alors, je suis la vague. 

On passe devant le monument représentant le centre du monde. À ce moment, Daniel nous annonça que nous étions sur la ligne de l'équateur. Voilà, c'était fait. J'avais traversé de l'hémisphère sud pour revenir au nord. Et non, je n'ai pas fait le truc de l'eau qui tourne de l'autre côté.

Premier arrêt, le Mirador. Après avoir monté en camion tout en haut d'une montagne, on s'arrêtait pour aller admirer la vue. On se trouvait à être sur le bord de la bouche d'un volcan nommé le Pululahua. Devant, en bas, un petit village agraire s'était installé dans la plaine qu'avait formé la gorge du volcan. Il y a longtemps, ce volcan crachait du feu et faisait trembler la terre. Les animaux qui survivaient mourraient plus loin. Aujourd'hui, c'était un lieu paysible et tranquile.

Vamos! On regagne le camion et on quitte vers un lieu encore inconnu. Daniel avait visité ce lieu il y avait 20 ans. On allait donc découvrir comment le lieu avait vieilli. Le camion descendi par un petit chemin en "S" jusque dans une vallée et nous débarqua à une intersection. Daniella retournait à Quito avec le camion de peur que la pluie n'empêche le camion de prendre la route pour le retour. Tous les chemins étaient à flan de montagne et la route, ou la montagne, s'était dégradée à certains endroits. De petits éboulements de terrain ou des petits bouts de routes tombée dans le ravin. L'aventure commençait ici. Dans trop savoir directions ou distances, nous étions en route chargés de nos sacs-à-dos et nos bouteilles d'eau, sans oublier Popo.

On avait pris notre temps ce matin. On avait l'ultimatum du coucher de soleil et l'embêtement de la pluie intermitente. Après un moment à marcher, le vote pour la pause repas passa à l'unanimité. Nous avions faim. Les sacs séposés sur le sol, sur un chemin entouré d'arbres et parsemé de vaches et de chevaux, la cuisine pris 30 secondes à s'improvisé. Le riz était en train de chauffer et je coupais des légumes sur une pierre plate juste à côté. J'étais bien heureux de voyager avec des cuisiniers.

Le repas avalé, un "Vamos!" déclencha la reprise de la marche. Quelques gouttes de pluie nous encourageait à tenir la cadence. Deux cyclistes interrogés par Daniel nous indiquèrent un chemin à prendre pour rejoindre un gite. Leur carte montrait des chemins complexes à plusieurs courbes. Je ne savais trop si la direction était claire mais on avançait, comme d'habitude, au feeling. 

Quelques maisons apparaissaient le long du chemin. On croisait un micro-village dont la Tienda tenait lieu de centre culturel, de salle de musique, de bar, et d'épicerie. En passant devant cette Tienda, on se vit invité du coup à partager leur verre et leurs histoires. Je trouvais la situation très amusante mais tentais de ne pas trop croiser de regards pour éviter d'avoir à comprendre ce qui se passait. Les vieux et les moins vieux, tous plus étranges les uns des autres à cause de l'alcool sans nom qu'ils buvaient ou d'une consanguinité probable, faisaient parti d'un même film qui se passait dans ma tête. Chaque seconde était remplie d'intensité, de caractère, d'histoire et de bonne humeure. Sans avoir à comprendre, les intonnations et le rythme des conteurs me permettait de suivre leurs aventures non comme un récit mais comme une musique, avec une mise en scène, un élément perturbateur, une montée et une conclusion surprenante se perdant dans des rires joyeux. Le plus drole était celui avec le moins de dents. J'avais beau me forcer, je ne comprennait rien de ce qu'il disait même si il m'a beaucoup fait rire.

On ne resta que le temps de recueillir des bribes d'informations qui nous encourageaient à poursuivre notre route vers une destination encore très floue. Daniel semblait dirriger notre petit groupe vers un hostal pouvant nous accueillir pour la nuit. En tant que bon petit groupe, nous avancions de bon pas vers ce toit inconnu. Ce toit était proche d'une maison nommée "Neblina". Après un certain temps, Une maison nommée "Neblina" croisa notre chemin. Daniel salua les personnes y vivant et s'informa sur l'hostal recherché. La dame de l'endroit confirma que cet hostal était fermé depuis quelques années. Nous étions bien au fond de la bouche du volvan et n'avions donc aucun endroit pour dormir. En laissant le silence parler, la dame, entouré de ses enfants, de sa famille et de ses poules, pour répondre à notre besoin d'un toit pour la nuit, nous offra le toit qui recouvrait l'entrée de la maison. Il y avait assez de places pour nous installer mais nous nous trouvions à être en plein dans l'entrée de sa maison. Bien heureux d'avoir un toit, les détails concernants la précarité des lieux nous étaient complètement indifférents. Il était, de loin, bien mieux de dormir ici que de retourner à pied vers la civilisation que nous avions quitté beaucoup plus tot dans la journée.

Voyant notre entousiasme et notre joie d'avoir trouvé un toit, la dame se permit un moment de réflection et nous proposa une chambre fermé à même la maison. Nous nous retrouvions donc avec nos appartement à nous, notre propre porte pour sortir et entrer, une lumière pour nous orienter et une maman chien et ses quatre bébés pour nous rappeler que nous n'étions pas les premiers occupants des lieux. Il y avait biensur les rats et les quelques insectes mais, encore là, nous n'étions pas dérangés. Nous avions notre chambre à l'abris du soleil du matin et de la pluie de la nuit. Je tiens à préciser que nos quartiers ressemblaient plus à un site archéologique ou à une crèche datant d'au moins 2000 ans dont une des trois pièces avait un plancher de bois. C'est dans cette pièce que nous logions. 

Une petite marche à la tienda croisée plus tôt renfloua nos vivres. Je pris la peine de ramasser une bouteille de cet alcool sans nom, brassé maison et versée dans une bouteille de coca-cola. Je ne pourrais dire ce que le goût m'inspirait mais j'ai appris, sur le chemin du retour, qu'il était permis de mélanger ce liquide avec de la cervesa. Surtout le matin. J'imagine que le houblon de la dite cervesa remplace la portion de pain et céréale matinale. Vive la culture.

Le retour au gite fut rendu possible grâce à la lumière sur le téléphone de Daniel. Il était 6h30 passé, la nuit était tombée. Toute la journée, les montagnes autour de nous, avaient la tête dans les nuages. La nuit ne faisait pas exception, le plafond était très bas, aucune étoile à l'horizon. Après avoir marché une bonne partie de la journée, le dodo ne fut pas très difficile à aller chercher. Avec 2 coussins à chaise-longues de travers, nous étions bien cordé, chacun dans son sac-de-couchage, comme 4 hot-dogs sur une petite planche à découper. Vive la nuit, vive notre toit, vive nos deux coussins et vive les petits bruits qui nous chantaient la chanson de la nuit.

Jour 46 - Il a neigé en Quito

Après un bon petit-déjeuner et une bonne douche (chaude) j'étais pret à partir pour la Carolina faire courir Popo quand la pluie s'est mise à tomber. Elle tombait de plus en plus fort. Les trottoirs étaient devenu des rivières. C'était tout-à-coup le déluge et la grèle. Il a tellement grèlé que dehors il y a comme des petits bancs de neige. Je ne m'attendais pas à ça. La pluie à réorienté mes plans. Je vais me contenter d'aller m'acheter un petit sac de biscuits à la tienda. Mon premier du voyage! Daniel, après son travail, nous amena visiter Guapulo, un autre quartier historique de Quito. La rue de Los Conquistador était la première voie vers l'Amazonie. C'est une petite rue qui dessend en "S" vers le ravin. On avait monté cette rue avec le réfrigérateur dans le pick-up l'autre semaine. Très vieux quartier. Très joli. On peut presque voir de vieilles ruines qui racontent un peu l'histoire de la place et d'autres moins vieilles qui montres à quel point les vieilles sont vieilles. On marche dans les rues qui tournent plus et qui montent plus.  Après un tour de la place, accompagné d'une grande petite bouteiles de Norteño, on remonte les marches jusqu'en haut et on prend le taxi qui nous ramène à la maison. Belle soirée. 

jeudi 19 avril 2012

Jour 45 - No playa por Popo

Comme je disais plus tôt, plus mon plan est précis, moins il est suivi. Je me suis levé à 6h20, je quittais l'appartement à 6h40, Popo s'est fait refuser l'accès à l'autobus du terminal Panamericana à 7h00, il s'est fait refuser l'accès à l'autobus du terminal Trans-Ecuadorian à 7h30 et s'est aussi fait refuser l'accès à l'autobus du terminal Imbabura à 8h. La prochaine étape est de m'arranger directement avec le chauffeur pour qu'il me donne un passe-droit afin de garder Popo avec moi. Mon espagnol et ma volonté étant très bas ce matin, je pris un taxi direction maison et recommencer tout ça à zéro.

Pour la première fois, le chauffeur de taxi a essayé de me faire payer plus cher. Il m'avait dit 6$ poir la course et a essayé de me faire payer 10$ en m'expliquant que c'était plus loin que je pensais. C'était perdu d'avance, mon espagnol n'était pas en forme pour se battre. Je tenta de lui rappelé qu'il m'avait bien dit 6$, que ce n'était pas mon problème si il s'était trompé sur la distance.

La prochaine solution est de me rendre au terminus de Quitumbe et faire le trour des flottes d'autobus pour en trouver une qui me permettra de garder Popo avec moi. Peut-être voyager de nuit, ce qui me permettrait de dormir pendant le voyage. Si je peux arriver pour 4h du matin, je pourrais prendre l'autobus directe pour Montanita à 5h et arriver sur la playa à 7h. Mais encore là, suis-je en train de décrire ce qui ne va pas arriver? 

La sieste porte conseil. Il est 9h30am et je me recouche. Peut-être que la journée prise deux va mieux aller.

Journée prise deux: Je me lève, il est midi. Les colocs se lèvent en même temps. Après avoir téléphoné au monsieur du gaz, on apprend qu'il y a pénurie de gaz dans tout le secteur. On décide quand-même de prendre la bombonne vide et d'aller la faire remplir chez un gazeur pas trop loin. Finalement, avec la bombonne vide sur l'épaule, nous avons eu le temps d'acheter des fruits pour le jus du matin, de manger du poisson pané avec du riz et des fèves, de se faire prendre par la pluie, de goûter à une épice sucrée et de prendre le lunch. Nous avons finalement trouvé un gazeur qui était en pénurie puis un autre que nous avons eu à supplier. C'était une aventure longue et pénible mais qui était agréable à vivre à trois (quatre avec Popo). 

La bonbonne bien pleine, il était maintenant impératif de trouver un taxi. Plusieurs taxi sont passés devant nous sans nous embarquer. C'était peut-être Popo qui les effrayait ou la bombonne qui était bien lourde. Finalement, un taxi avec le mot "TAXI" écrit au feutre noir sur un bout de carton brun collé dans la vitre du côté s'arrêta. Le taxi était propre et l'ami Péru connaissait bien la routine. Nous étions donc en route pour la maison. La bombonne branchée, nous profitâmes (passé simple) chacun notre tour d'une bonne douche chaude. 

Entre-temps, j'ai eut le temps de m'organiser un tour de ville et une bière avec un ami Internet que je ne connais pas encore. À suivre dans le prochain parragraphe.

Tout va bien. Je suis rentré saint et sauf à la maison après avoir fait un tour de voiture dans le Quito historique et après avoir bu trois bières dans trois bistrots différents de la Mariscale. Le vieux Quito est très joli. Les pavés des rues sont très vieux et la ligne droite est très rare. Les petits balcons en fer forgé noir aux pots de fleurs sur le bord de tomber sont tous encore là. La basilique avec ses 2 clochers géants et la statue perchée en haut de la colline n'ont pas bougés.

J'étais bien content qu'on arrête la voiture et qu'on fasse un petit bout à pied. Chaque porte cachait un restaurent, une galerie, un bar, un café, un petit théatre, un autre restaurent. Tout est très tranquile. L'ami me dit que tous ces commerces sont remplis durant les week-end et que la place est très achalandée. J'imagine la Place-Jacques-Cartier un dimanche après-midi ensoleillé d'été. On était mercredi soir sur le bord de pleuvoir. 

Après le vieux Quito, nous avons pris la direction de la Mariscale. La première bière fut bue dans un pub irlandais. L'endroit était remplis de touriste et il y avait du hockey sur un écran géant (Vancouver et j'ai pas reconnu le chandail de l'autre équipe) mais il y avait aussi un foyer qui nous réchauffait. Je trouvais bien étrange le mixte de culture. J'étais à Quito dans un pub Irlandais.

La deuxième, dans un bistrot bar ou on a eu le droit à un petit spectacle de musique acoustique pas pire correct. Le serveur a apporté deux menu, j'étais content, j'voulais manger. Je lis le menu au complet, fait mon choix et commande. Le serveur me répond qu'il est désolé mais qu'il n'avait que de la quiche, on est loin de l'assiette de natchos.

Et la troisième, sur la terrasse à côté de ma terrasse à déjeuner. J'étais maintenant en terrain connu. En conclusion, j'étais bien content de ma soirée. La compagnie était agréable, j'ai revu le centre historique, j'ai redécouvert la Mariscale le soir. Je ne regrette pas dutout de ne pas avoir pris le bus ce matin.

Jour 44 - Spaghetti aux oignons

Ce matin, Tibo est parti pour la jugle. Je lui ai tellement parlé de Misahualli que je crois qu'il va passer par là. Il est midi, Je viens de manger deux oeuf avec beaucoup de fromage et un grand verre de jus de pomme avec pulpe. Je ne connaissais pas le jus de pomme avec pulpe et je trouve que ça fait bien du sens. Pourquoi manger la compotte quand on peut la boire.

Il n'y a plus de gaz dans la bonbonne, il n'y a donc officiellement plus d'eau chaude dans l'appart. Je suis allé cherché le numéro de téléphone au gardien et j'ai demandé à l'ami péruvien de téléphoner. Sur trois numéros, deux ne fonctionnent pas et l'autre ne répond pas. Il va tenter de téléphoner plus tard. J'ai bien hâte de prendre une douche.

J'ai mis la petite crème antiseptique sur les plaies de Popo mais je suis vraiement pas certain de faire la bonne il ressemble de plus en plus à une pizza alldressed avec le fromage mal étendu. Je crois que je vais laisser ça comme ça. De toute façon, il va finir par tout licher et il est hors de question que je lui instale un cône! Pauvre Popo :)

Il fait pas beau. Les deux colocs reviennent de leurs courses. J'embarque avec Péru sur sa moto et on quitte chercher des fruits. Je fais cuire des pâtes avec une sauce au thon, tomate et oignon. J'étais très satisfait du résultat mais on a eu à se rationner un peu. Daniel passe à l'appartement avec Katarina, prend quelques trucs, mange une bouchée et quitte pour la nuit. Ça veut dire que j'ai droit au grand lit ce soir. Ça change des beanbags du salon. 

On se fait une petite soirée entre colocs. Musique, crayons, bouffe et jeu de carte. Le temps passe vite, il est 1h35, mon réveille sonne à 6h. J'ai comme objectif de partir pour le terminus d'autobus vers 6h30 pour acheter à 7h un billet pour l'autobus de 8h qui me débarquera à Guayaquil à 16h d'où j'achèterai un billet pour l'autobus de 17h qui me débarquera à Montanita à 19h. J'espère pouvoir déposer  mon sac sur un lit pour 18h. Rendu là, j'vais avoir faim.

mardi 17 avril 2012

Jour 43 - La MTS de Popo

J'ai dormi dans un lit cette nuit. Daniel dormait chez Katarina, j'me suis payé son lit et j'en ai profité pour dormir le plus possible. Au matin avancé, après m'être levé, je passa par la tienda pour acheter des oeufs, des saucisses et du papier de toilette. Quoi de mieux pour commencer la journée. 

Après avoir bien mangé, après avoir donné une bonne dose de gras à mon système digestif, je déposa un sac de vêtements à la buandrie. J'avais pas vraiement besoin d'une machine au complet mais mon pantalon en avait vraiement besoin.

En sortant de l'appartement, le jardinier m'arrêta et me demanda de ne plus laisser Popo faire ses cacas sur la pelouse du complexe, ça lui causait certains problèmes quand était venu le temps de couper le gazon. Je vais donc recommencer à trainer les sacs-à-caca avec moi.

Je voulais faire plus de recherches sur les trajets d'autobus Quito-Montanita mais Internet ne veut pas. Je sens vraiement qu'il ne me reste plus grand temps. On fait quoi dans ce temps là? Du ménage! Et pas n'importe quel, celui de la salle-de-bain. Je me débrouille avec les outils de la maison mais je n'ai pas encore maîtrisé l'eau chaude. J'entends le chauffe-eau s'activer quand je tourne l'eau chaude mais l'eau chaude reste froide. Ce sera un lavage-à-froid.

Tibo est parti faire des courses, les colocs à moto sont sur leur départ pour les leurs, ils ont l'air d'avoir bien des choses à faire aujourd'hui. Il y a une chanson de The Cure qui joue en boucle dans le lecteur dvd. Moi j'pense que j'va m'faire un petit thé.

Tibo reviens un peu plus tard. J'ai eu le temps de poursuivre mon ménage et de réfléchir à mon avenir proche. Je quitte donc pour mes courses à moi. Mon premier objectif est de trouver une banque qui accepte ma carte. Certaines banques n'acceptent que des nip à 4 chiffres, d'autres me disent qu'il y a un problème avec ma carte. Après l'échec de la banque du coin, je réussis à sortir 300$ à la banque d'à côté. Me voilà les poches bien pleine. Objectif numéro deux, aller faire soigner les mts de Popo. Je lui ai découvert des gales pas très jolies, probablement héritées de ses amis de Mindo. Je savais qu'il y avait un vétérinaire sur la rue d'à côté. Je pars donc à la recherche du vétérinaire connu. 

Sans grandes surprises, j'arriva à destination. Le vétérinaire sans clients attendait sur le trottoir en discutant avec son voisin commerçant tout aussi occupé. Il était heureux de m'inviter à rentrer. Je lui montra les gales de Popo, il me répondit que c'était une forme d'exéma. Il nettoya les 3 plaies principales avec du h2o2 en tenant Popo par la peau du cou. Il n'était pas très délicat, j'ai moi-même eu un peu mal à la deuxième. Je savais que je pouvais en trouver de plus petites mais je commençait à pas trouver ça drole pour Popo. Il se faisait traiter comme un vulgaire chien de rue. Pauvre Popo.

Un coup les 3 petites gales nettoyées, il eu droit au mercurochrome. Oui oui, au mercurochrome. Celui avec l'iode qui fait des grosses taches orange. Je me rappelle que, tout petit, je voyais les blessures de mes amis avec une grosse tache d'encre dessus. Je trouvais ça totalement ridicule et ressemblait plus, à mes yeux, à une punition qu'à un médicament. Je préférais de loin le perroxide. Ça brûlait mais ça nettoyait. Pauvre Popo.

Le vétérinaire me vendit une petite crème antiseptique contre les champignons ou quelque chose comme ça. Le tout pour 25$. Je savais maintenant que les plaies étaient nettoyées. Je ne crois pas que c'est de l'exéma mais j'peux garder ça propre jusqu'à Montréal. Il me demande de revenir avec Popo dans 2 semaines en lui apportant son carnet de vaccination. Le le muchasgraciassa grandement et reparti pour la maison en rammassant mes vêtements, dont mes pantalons, à la lavanderia. J'avoue que j'aime bien le luxe de ne pas m'occuper de laver mes vêtements. En équateur, il m'est plus difficule de trouver un guichet automatique que de trouver quelqu'un qui veut bien faire mon lavage.

De retour à la maison, Internet revenu, je poursuis ma recherche d'options soleil. Montanita me reviens en tête. Julie est dans un complexe luxueux dans un coin de Same où j'aurais probablement de la difficulté à me loger. Bahia est trop gros à mes yeux. La question c'est Voulez-Vous (référence ABBA). L'avion Quito-Guayaquil est 60$ pour moi et 100$ pour Popo. Ça marche pas. Ca serait donc l'autobus Quito-Guayaquil (8h) et Guayaquil-Montanita (2h) qui m'amènerait sur la plage pour une couple de jours... Et qui me ramèrenait à Quito pour mon dernier retour.

Encouragé par les colocs voyageurs, ça commence tranquilement à se dessiner. J'imagine qu'au moment où ça sera enfin clair, c'est complètement autre chose qui va se passer.

L'appétit s'étant pointé, Tibo a mélangé le poulet de la veille, le riz de la veille, une tomate, de la pâte de tomate, un grand légume vert, du persil, un oignon et de l'huile dans une grande casserolle sur le brûleur. Les 2 voyageurs on fait paner d'autres morceaux de poulet à la PFK. Nous avons tous bien mangé. Daniel qui a découcher hier soir n'est pas revenu après son travail d'aujourd'hui. Nous sommes donc 4 colocs dans l'appartement de quelqu'un qui n'y est pas. Il y a une très bonne entente entre nous et nous nous savons tous très chanceux d'être ici. Merci Daniel. 

Il est 21h39, nous écoutons un film en espagnol heureusement sous-titré en anglais. De toute façon, j'ai une longueur d'avance, je l'ai écouté la semaine passée. Nous écouterons aussi des vidéos de vélo à l'arrivée de Daniel suivi de quelques "what the faq". 

À l'heure actuelle, je crois que je vais voyager de nuit demain et arriver à Montanita mercredi matin. Voyons-voir ce que la réalité me réserve.

lundi 16 avril 2012

Jour 42 - Bain thermal

Tout le monde s'est réveillé tranquilement aujourd'hui. Daniel eu la merveilleuse idée de proposer une journée à tremper dans un bain thermal. Les 5 plus Popo dans un taxi jusqu'au terminus d'autobus. De là, un autobus nous a fait faire un petit bout jusqu'à Tumbaco dans la vallée à l'est de Quito. De là, on embarquait dans la voiture de Katarina qui nous accompagnait (avec sa fille) pour la journée. Nous étions donc 7 plus Popo dans une petite voiture 4 places. Pourquoi pas.

2h30 plus tard, nous arrivions à Papalacta, village minuscule au millieu des montagnes, possédant une source thermale. Le paysage était merveilleux. L'entrée à la source coûtait 7$ en échange de plusieurs piscines à températures différentes. Nous y sommes resté près de 4h et Popo fut très patient en attendant dans la voiture. Les piscines étaient entourées d'arbres à grandes fleurs où les colibris se nourissaient. Avec le volcan au sommet blanc en arrière-plan, la scénographie était réussie. J'ai bien profité des bains froids qui rendaient les bains chauds encore plus intéressant. C'était comme un petit rituel. Rester le plus longtemps dans le froid pour aller s'endormir dans l'eau chaude.

Belle journée. Le retour à Quito me sembla plus rapide. La journée se terminera avec un riz au poulet et un grand verre d'Inca-Cola. Demain est pour moi le début de la fin. Je dois décider où je veux aller. Julie et compagnie sont à Same jusqu'à vendredi matin. J'aimerais bien voir Montanita, mais c'est loin... Mais bon, je verrai bien. 

dimanche 15 avril 2012

Jour 41 - Quito P.Q

Aujourd'hui c'est la journée de la compétition de vélo nationale. Daniel se rend tôt, je dors plus longtemps et me rend à la momtagne en taxi avec Thibeault, l'ami français. J'avais pris la peine de dessiner un plan qui expliquait où était la competition mais le chauffeur insistait pour nous amener ailleur. Je voulais aller à la fin de la course, au bas de la montagne, mais le chauffeur insistait pour nous amener au parc touristique en haut de la montagne. Rendu en haut, aucuns vélos en vu, je récidiva et insista sur le fait que je voulais qu'il me débarque sur le bord de la rue de l'autre côté de la montagne. Daniel m'avait montré 2 ou 3 fois l'emplacement de la course. Il n'y avait ni restaurent, ni motel, ni comptoir touristique. Seulement une clôture qui devait daprès-moi s'ouvrir au besoin.

Comme de fait, en arrivant à l'endroit où j'avais dessiné une belle étoile, on voyait immédiatement que c'était le bon endroit. Plusieurs voitures stationnées, des vélos remplis de boue, des visiteurs et des courseurs. Le taxi coûta 7$. On a probablement payé la moitié pour avoir la chance de visiter la montagne.

Daniel est arrivé quatrième de sa catégorie. Pas de podium. On a même assisté à sa chute à 3 mètres de la ligne d'arrivée. J'ai donc suivi le groupe bien assis dans la boîte d'un gros hummer. On est allé manger une petite frite accompagnée de quelques cervesa. 

Un petit tour au picnik électronique pour danser un petit coup puis nous sommes allé rien faire près des voitures. J'ai pris le premier lift pour la maison et je me suis couché en arrivant.

vendredi 13 avril 2012

Jour 40 - Mindo Quito

C'est ma dernière journée à Mindo. Pour faire changement, les alarmes de mes deux téléphones ont sonnés ce matin. 7h, 8h et 8h30. Je devais être du pour me lever. Les dernières heures de sommeil ne furent pas très constructive. Les rêves furent étranges et essouflants. Je n'ai pas aimé me faire rouler par mon guide. J'ai maintenant un drole de sentiments quand les gens me saluent. Me saluent-ils pour mon argent? Mais bon, j'aurais pu perdre bien plus qu'un peu d'argent et une paire de short. Cette aventure est derrière moi mais elle teinte mal la fin de mon Mindo. J'ai rencontré plusieurs bonnes personnes sur mon chemin, tant mieux.

Les américaines de la chambre d'à côté ont accompagné mon réveil. J'entendais "Caroline" (nom fictif) "Caroline!, Caroline! Caroline! Caroliiiiiiiine! Caroliiiiiiine! Caaaaaroooooliiiine!". Je pensais que quelqu'un avait perdu sa tortue, son chat ou son chien. Après avoir entendu le nom de Caroline plusieurs fois, Caroline se pointa finalement. Caroline, qui était sorti plus tôt de la chambre, avait bien pris soin de barrer le cadenas de l'extérieur, laissant sa partenaire de voyage prisonière dans sa chambre. Quel réflexe inutile. 

Je sors donc de ma chambre à 9h30 et me rend à ma petite table au resto du village pour y prendre mon déjeuner. Mon comptoir à jus étant ouvert mais sans personnel, je commande donc un jus avec mes deux oeufs et mes frites. Les saucisses étant back-order aujourd'hui, j'étais donc forcé de varier mon alimentation (notons ici qu'il est trop tot pour la bière).

Popo aimait beaucoup le déjeuner à Mindo. C'était le moment de la journée où il mangeait sa portion de frites. Je le faisait patienter à côté d'une frite que je lui interdisait de manger. Ça lui enlevait l'idée de courrir après les autres chiens. Comme partout en Ecuador, il y a beaucoup de chiens de rue. Popo s'entendait très bien avec tous les chiens, sauf le chien de l'auberge qui n'aimait pas partager son territoire mais nous n'y passions que peu de temps, ce qui réglait le problème.

Du coin de l'oeil, je regardais de temps en temps si je voyais passer mon guide. J'espérais encore récupérer mon argent et mon maillot de bain qui était resté dans son sac. Je devais me faire à l'idée. C'était pas vraiement une question d'argent mais une question de principe. Je le répète, si il m'avait demandé cet argent en échange de ses services, je lui aurais donné. Mais bon, passons.

Quand fut venu le temps de payer, j'était tout fier d'avoir pensé à changer mon 20$ en 4 fois 5$. Il est très difficile d'avoir du change à Mindo. Les commerçants sont souvent bloqués par un vingt ou un dix. Mon jus fraîchement pressé, mes deux oeufs et mes frites firent monter la facture à 2,25$. Je sorti mon 5$ et je vu les yeux de désespoir de ma serveuse. Elle me demanda si je n'avais rien de plus petit, je lui répondu que non. Je partis donc avec mon 5$ à la tienda d'à côté pour y acheter une petite bouteille d'eau. La bouteille coûtait 0,40$. Elle fit la même expression que la dame du resto quand je lui montra mon 5$. Elle me demanda si je n'avais rien de plus petit et vida tous ses petits pots de change pour me remettre ma monaie. Je pouvais enfin payer mon déjeuner. Note à moi-même: échanger mes 20$ pour des rouleaux de 1$. 

De retour à l'auberge, je devais quitter la chambre pour midi. Je me retrouvais encore une fois sans abris (pour quelques heures). Un message de Daniel de Quito m'informait que deux nouveaux couchsurfers étaient arrivés à sa maison. Si on compte les trois filles de Guayaquill qui venait passer le week-end, nous serions 8 en comptant Daniel. Week-end de camping dans son salon! Un gars du Péru et une fille de la Belgique. Vive les nouvelles rencontres. Je suis presque certain que je ne retrouverai pas mon matelas et le confort que j'avais à mon arrivée chez Daniel, j'ai été très chanceux! Maintenant mon rythme ressemblera plus à celui du voyageur. Un coussin pour dépanner et un coin pour mettre mon sac.

Il me reste 20 jours, trois semaines. J'essaie de ne pas y penser. Montanita? Je sais pas. On va passer à travers le week-end à Quito et j'embarquerai probablement dans un autobus au trajet trop long quelque part la semaine prochaine. Mais me voilà encore en train de faire des prédictions, je croyais pourtant avoir appris. 

J'ai donné mes vêtements à nettoyer. L'auberge offre le service pour 5$. Je m'attendais à courir après les buanderies mais chaque endoit où j'arrêtais offrait le service. J'ai même appris à plier mes souvêtement à Cuenca. On laisse le sac de linge à laver et il nous reviens propre et plié. Il est maintenant 13h et je suis au resto de l'auberge. Je me gratte ma petite picure de maringoin sur le petit doigt et attend tranquilement le moment de partir. Ma chambre est vidée, j'ai remis les clés et payé ma factures. Mes quatres jours m'ont coûté 100$ incluant les petites grosses cervesas, un souper au filet mignon, un hamburger, une crème glacée la chambre et le service de buandrie. J'ai oublié si c'était cher ou pas. Plus mon compte descend, plus Je trouve les choses dispendieuses. Mais pour cette fois, c'est pas moi qui paya, c'est Visa. Jajaja! Merci Mathieu du futur qui trouvera bien un moyen de payer tout ça!

Il est 15h, je suis maintenant dans l'autobus qui me ramènera à Quito. J'ai deux heures de voyage devant moi. Popo est déjà étendu de tout son long sur le banc à côté de moi. Il fait chaud dans l'autobus. Anecdote amusante, sans penser que j'avais un banc réservé, je me dirrigea vers l'arrière de l'autobus et choisis un banc selon la fenêtre qu'il offrait. Je voulais une fenêtre qui s'ouvrait directement à côté de moi. Pas devant ni derrière moi, mais bien juste à côté de moi. Je choisis un banc qui m'apparaissait bien. À ma suite, Caroline et sa tortionnaire entraient dans l'autobus. Leurs bancs étaient ceux directement devant le mien. Elle s'empressa d'ouvrir sa fenêtre, ce qui limitait l'ouverture de la mienne, et de coucher son banc qui allait maintenant me servir de repose genoux. Elle était accompagné du conducteur d'autobus qui confirmait, avec son billet, qu'elle avait le bon banc. Je décida de laisser mon banc choisi pour rejoindre mon banc dédié. Je sortis mon billet et le montra au conducteur que mon banc choisis était bien mon banc dédié. J'dois avouer que j'étais bien enligné. Je décide donc de faire fi de mon banc dédié et rejoint le dernier banc à l'arrière de l'autobus. Je ne peux pas baisser mon dossier mais je ne suis plus voisin de Caroline et ma fenêtre s'ouvre exactement comme je l'aime. Pour la première fois, j'ai apporté mon gros sac avec moi dans l'autobus. J'aurais pu le déposer dans la valise de l'autobus mais j'étais convaincu que l'autobus allait être presque vide. Erreure. L'autobus se remplissait rapidement jusqu'à ce que je réalise que je venais de prendre la place de quelqu'un. Un couple d'américain fut séparé quand la fille se vit désigner ma place. Elle ne voulait pas argumenter, elle prit la place. J'étais visiblement assis à sa place. L'autobus était plein. 

Le paysage est le même qu'à l'allée mais de reculon. Les mêmes montagnes tout autour de moi, les mêmes ravins, les mêmes détours: à droite la montagne, à gauche le ravin, à droite la montagne, à gauche le ravin. Ça passe toujours plus vite au retour. Après peu de temps, on était à la Mintad des Mundo. À partir d'ici, les murs de béton reprenait vie. On retombait dans un monde de petits enclos bien fermés. Des murs de blocs de béton partout. Certains finis au ciment, certain peints, certains non. J'étais toujours surpris de voir ce qui se cachait de l'autre côté. Habituellement bien contrastant avec l'extérieur.

Les bus aussi. Plutôt, la boucane noire derrière les autobus. Assez représentatif dans mon Quito. 

J'étais rendu au terminus de Quito en un peu plus de deux heures. Il n'y avait pas de taxi aux stands à taxi. Un homme m'offrit de me racompagner dans sa camionnette pour 3$. Beaucoup de camionnettes pick-up qui font le taxi en Ecuador. Souvent, plusieurs personnes font le trajet dans la boîte. Le prix était bon.  Vamos.

J'étais rendu à la maison en trois minutes, la course fut agréable. À l'appartement, il y avait Thibeault le français, le péruvien et sa copine belge. C'était bien drole de voir l'appartement de Daniel remplis de voyageur. Le nouveau couple était parti de Lima au Péru et montait jusqu'à Caracas au Vénézuela, le tout en Moto. Ils faisaient le voyage tranquilo, lentement, j'trouve ça bien.

Je sors avec Tibeault manger et j'en profite pour rapporter de la nouriture pour le déjeuner. Deux oeufs, des petits pains, du fromage et du beurre. Popo profite bien de la promenade. De retour à l'appart, petite grosse bière, échanges sur nos différents trajets, rédaction et repos. Content d'avoir vu Mindo, content d'être revenu à Quito.

Jour 39 - La cascada de Mindo

Le réveil sonne, je me recouche. Je prends bien mon temps afin d'avoir le plus d'énergie possible avec moi pour la promenade. Une fois levé, je me badigeonna de crème solaire et de crème à moustique. Ça fait drôle de mettre les deux. J'ai l'impression que je suis une genre de soupe chimique. Je mets habituellement la couche de crème solaire sous la crème à bébitte. J'ai l'impression que de cette manière, les deux sont plus actives. 

Je sors prendre mon jus habituel mais la porte du comptoir est fermée. Je rentre donc dans la boulangerie à côté et me prend un grand pot de yogourt aux fraises à boire. Je suis un peu déçu, surtout que mon comptoir à jus ouvrait quand je quittais la boulangerie. Je me rendis tranquilement au point de rendez-vous et Junior arrivait en même temps. Il avait avec lui des fruits qu'il avait ramassé dand l'arbre chez lui. Ces fruits n'étaient pas pour consommer mais bien pour échanger contre de l'argent à qui voulait bien les acheter. Un petit resto qui vendait des jus de fruit les acheta. Après avoir acheté des petits pains, du fromage et du l'eau, nous étions pret pour l'aventure. Je confirma avec lui que nous avions 10 kilomètres à marcher avant d'arriver à destination. Il confirma mon affirmation. 10 kilomètres en montagne, pourquoi pas. Il évaluait que nous allions prendre 4 heures pour se rendre, j'étais pret, Popo aussi.

La promenade était agréable. Nous avons rapidement atteint le sommet de la première montagne. Le paysage était agréable à regarder. C'était merveilleux de voir à quel point les fougères et les feuilles des arbres pouvaient prendre des dimensions surprenante. J'étais souvent devant des feuilles plus grandes que moi. 

À quelques moments dans notre aventure, Junior me faisait écouter ou regarder entre les branches. Je ne savais trop quel son écouter. Pour mon oreille non-initiée, je ne savais tout simplement quoi écouter. Des centaines de sons se chevauchaient. Des cigales, des grillons, des grenouilles et des oiseaux. J'entendaient probablement plus que ça et probablement autre chose que cette énumération mais c'est la seule chose avec laquelle je pouvais comparer. Un son embiant en trois dimensions. Un surround 360 qui quelque fois s'intensifie et qui d'autre fois s'éteint. J'ai encore le bruit dans les oreilles qui se mélange à celui de la rivière qui gronde. Les pluies des derniers jours ont nourri la rivière et ont élargie son lit. Une symphonie en plusieurs mouvement pour les oreilles.

Pour ce qui était d'observer les merveilles qu'il me pointait, je n'étais pas bien mieu. Il me pointait un oiseau vert perché dans un arbre vert. L'oiseau était bien entendu gros comme ma main et l'arbre gros comme un train. Je pouvais voir l'oiseau seulement lorsqu'il s'envollait et c'était habituellement trop tard. J'ai eu la chance d'entrevoir un oiseau très rare que même Junior avait rarement vu. Il était petit et brun. J'eus plus d'émerveillement dans les yeux lorsqu'il me pointa le toucan. Un toucan d'une espèce très répendue ici, avec beaucoup de vert. Je ne le vu qu'un peu entre les branches mais j'étais bien content d'être en présence d'un proche cousin de monsieur froot-loop. J'ai aussi vu voler petit groupe d'oiseau qui étaient soit des corbeaux ou des perroquets. Le nom en espagnol ne me disait rien, seul l'imitation de son cri par Junior me donna un semblant d'idée sur la nature de ce que je regardais.

Un peu plus loin, mon guide s'arrêta, pris un baton et le lança en l'air. Je me demandais bien ce qu'il faisait mais je compris rapidement qu'il tentait de faire tomber un fruit bien accroché à son arbre. Après 3 ou 4 tentatives, il changea sa méthode. Je m'approcha de l'arbre tenta de le balancer afin d'approcher un fruit de nos mains. En avant, an arrière, en avant, en arrière, comme une balançoire. Pendant ce temps, Junior essayait de sauter sur place pour atteindre le fruit. Soulignons qu'un faut pas aurait pu le faire glisser dans le ravin, car ravin il y avait. Après quelques coups de pratique, il pu finalement arracher le fruit de son arbre. C'était un fruit de la famille des citrus. À l'apparence de l'orange mais au goût du citron. Malgré son goût de citron, sa pulpe était pleine d'eau. Junior sépara le fruit en deux, je pris 3 quartiers que je glissa dans ma bouteille d'eau et mangea le reste. J'avais donc une limonade 100% naturelle.

Un peu plus loin, il s'arrêta et leva une branche pour me montrer l'insecte qui y fesait la sieste. C'est encore un mystère pour moi, comment faisait-il pour voir le petit oiseau sur la branche au loin ou l'insecte sous la feuille. Il avait l'oeil aiguisé. Moi, je voyais rien.

En attendant, je m'attardais aux petites taches de couleur autour de moi. Je parle ici des fleurs qui contrastaient sur le fond vert de la forest. Une petite rouge, une rose, des rose et blanche, des bleues et d'autres rouge. Mes préférées étaient les fleurs dans lesquelles se nourrissaient les colibris. Une petite choche pointant vers le côté ou vers le bas ressemblant étrangement aux mangeoires à colibris qu'on retrouves en campagne.

Un fois arrivée au bout du chemin, une grille fermée nous attendait avec une enseigne qui nous expliquait la marche à suivre pour rentrer. Un gros pot de métal était suspendu juste à côté avec un baton de métal attaché après. Nous devions transformer cette chaudière en cloche, faire le son le plus fort possible et attendre 5 minutes qu'on vienne nous ouvrir. On entendit des sons nous répondre de loin. Nous avions donc rejoint la réception et devions patienter. Mon guide aime bien traverser les fils barbelés. Nous n'avons donc pas attendu, nous avons tout simplement escaladé la forêt, passé entre les fils barbelés et sauté de l'autre côté. Pourquoi pas. 

Nous avons donc suivi le petit chemin aménagé de la largeur d'une personne pour rejoindre nos hôtes encore inconnu. Nous avons donc été accueilli par un homme et un garçon plus jeune. L'homme était originaire de la région et le garçon venait de californie. Sur le site il y avait une maison occupée par un couple d'une soixantaine d'année, de l'homme qui nous avait accueilli puis d'un gars et d'une fille dans la début vingtaine installés comme volontaires trmporairement. Tous bien gentils, la dame accepta de remplir ma bouteille d'eau et la fille me fit prendre le lézart qu'elle venait d'endormir en lui flattant le ventre.

Junior pris une machette, invita le garçon à se joindre à nous pour la dernière marche vers les chutes et de ce pas, nous étions reparti. L'aventure, bien que devant nous, était presque terminée. On avait marché beaucoup, il ne nous restait que 20 minutes de promenade pour atteindre notre objectif. Certains arbres avaient glissé sans le chemin, Junior à la machette nous nettoyait le chemin allant jusqu'à couper un arbre à deux endroits sur le chemin du retour. On voyait très bien que ce n'était pas sa première fois. Nous étions entre de bonnes mains. Arrivé à la chute, je pris quelques photos. Il m'était impossible de voir l'ensemble de la cascade dans une seule photo. Le courrant était très fort et l'eau éclaboussait partout. Le grondement était fort et il faisait froid. Pas questions de me baigner. 

Sur le chemin du retour, Junior me montra une feuille d'arbre dont la tige était recouverte d'épines. Il me fit signe de toucher. Le dessus de la feuille était bien doux. Junior pris ma main et me fit toucher au dessous de la feuille. On aurait dit un choc électrique. Le picottement sur mon doigt monta jusque dans mon avant bras. Il m'expliqua en riant que ceci était bon pour moi. Que mon coeur allait palpitter un peu mais que c'était normal. J'allais produire les anticorps nécessaires et devenir plus fort. Je n'avait d'autres choix que de le croire. Vive les picottements!

Ce qui m'impressionna le plus de la chute était la pureté de son eau. Venant directement des montagne, elle était supposément bonne à boire. Je n'ai jamais vu un point d'eau, à part la petite source de St-Alphonse, duquel on pouvait boire directement. J'allais donc tenter ma chance et y remplir ma bouteille. Aucune matière visible en suspension, pour le reste, je n'avais rien pour la tester. J'en bu 3 bouteilles et jusqu'à présent, tout va bien. Ma limonade naturelle venait se prendre un tout autre virage avec l'eau de la cascade. Un beau petit luxe. 

Sur le chemin du retour, Junior s'arrêta sur une propriété privée, défia de nouveau les barbelés et y brisa une grosse branche d'arbre. Après avoir enlevé les feuilles du haut et s'en être débarassé de l'autre côté du chemin, il brisa en deux la branche de 5 pieds et m'en donna la moitié en me disant "dulce". Ça y est, j'était comblé. Pour ajouter à la limonade, j'avais une grosse branche de canne à sucre juste pour moi. Connaissant déjà le mode d'emploi, je me gava, prenant bien soin d'en rextraire tout le jus. En plus d'être bien sucré, cette branche regorgeait d'eau. Ça pouvait pas être mieux. 

Le reste du chemin se fit debout dans une boîte de pick-up. J'étais bien content de ne pas marcher pour le retour. Le pick-up était deux ou trois dollards chacun. Je payais bien entendu pour mon guide. Le chauffeur n'ayant pas de change, Junior m'expliqua qu'il allait faire du change, payer le chauffeur et me redonner la balance de mon 20$ après le souper. 

Junior ne se pointa pas au rendez-vous fixé. Je venais de perdre mon 20$. Je trouve domage qu'il ne me l'ait tout simplement pas demandé en échange de la journée. Si je fais le décompte, le divertissement, l'invitation, les oiseaux, les plantes, la limonade naturelle, la chute, la promenade en forêt, la branche de canne-à-sucre et le transport du retour méritaient bien 20$. Au lieu de ça, j'ai payé 20$ pour apprendre à être moins naïf. Dans leus deux cas, je me concidère quand même gagnant.

Une petite pizza sur la terrasse d'à côté, un hamburger au resto de l'auberge et une petite grosse bière pour terminer cette journée dispendieuse en beauté. Mon billet d'autobus est acheté. Je quitte demain à trois heures. Mindo, tu es bien jolie. Merci.