Encore une fois, la matinée fut grasse. Je me lève, prends ma douche, amène Popo à la lavanderia pour y faire laver mes vêtements, passe à la tienda chercher le pain du matin et reviens me faire un bon petit déjeuner. Omelette aux oignons en sandwich avec 2kg de fromage et de la mayo avec un bon jus de pomme avec pulpe. Il manquait juste les saucisses.
Après le déjeuner, un peu de ménage et vamos aux musées avec Johan et Antina. Je propose de faire un sprint, sauter dans des taxis et faire le plus de musées possibles. On décide de commencer par le plus loin et d'arrêter dans tous les points d'intérêts sur le chemin du retour. J'ai comme objectif de revenir pour cinq heures, question de récupérer mes vêtements propres. Le chauffeur de taxi qui nous conduit au Centro d'Arte Contemporaneo de Quito est bien gentil. Il nous fait passer par le côté puest de la ville que je connais moins. De nouveaux petits morceaux de casse-tête s'ajoute au plan mental que je me construit de la ville.
Rendu à destination, les rues ne font que monter, descendre et tourner. On arrive enfin à la porte du Musée presque 30 minutes plus tard. J'avais peur que le taxi monte en haut de 20$ mais le total de la course nous en coûta seulement cinq. Le centre d'art contemporain a deux étages, quelques petites salle d'exposition, plusieurs bureaux, une cour intérieur et une salle de conférence. Je m'attendais à trouver quelque chose d'équivalent au Musée d'Art Contemporain de Montréal mais la superficie et la quantité d'oeuvres n'arrivaient même pas à la cheville du Musée d'Art de Joliette. J'ai regardé attentivement ce qu'il y avait à regarder, j'ai apprécié quelques pièces mais j'avoue que je suis resté sur mon appétit, surtout après s'être autant déplacé.
La deuxième destination était le Museo Capilla del Hombre sur le flanc de la montagne du Parque Mediterraneo, côté sud. Le premier taxi voulait nous y amener pour 6$ soit un dollard de plus que la première course qui était le double de la distance. Nous déclinons son offre. Le deuxième taxi nous y amène pour 4$, ce qui est plus raisonnable. En chemin, je réalise qu'il est déjà passé 16h et que je ne pourrais pas respecter mon rendez-vous de 17h si je prends le temps de visiter un autre musée. Je commence à connaître les bouchons de circulations de Quito, je décide donc de déposer les amis au dit musée et de rester dans la voiture pour qu'elle me ramène à la maison. Je suis dans les temps. J'arrive à destination à 16h50, juste à temps pour mon rendez-vous à la lavanderia.
Je ramasse les sacs de vêtements et je croise Johan sur la rue qui m'explique que le Muséo de l'Hombre était finalement pas intéressant et coûtait bien trop cher pour rentrer, qu'il n'y avait qu'une seule salle d'utilisée sur cinq, que la majorité de l'oeuvre de l'artiste était l'aménagement d'un jardin désagréable à visiter sous la pluie qui venait de commencée et que la fontaine centrale n'était même pas jolie. J'avais donc bien fait de suivre mon idée et de sauter la visite de ce musée. Je crois que pour bien rentabiliser une journée de musées il faut planifier les visites en fonction de la proximité des points d'intérets sinon on passe plus de temps, comme aujourd'hui, à se déplacer en taxi qu'à voir de belles choses.
Daniel arrive du travail vers 18h00. Johan et Antine fréparent le foie et le riz. Je me fais servir, mes goût ont rien à voir avec ce qui est en train de se passer. Si j'aime pas le foie, ça me regarde. J'ai pris le peine de faire enlever du riz pis j'ai jeté ce que j'ai pas mangé. Johan aussi. Vers 20h00, Andrès, Santiago et David sont arrivés. Daniel avait acheté un film, c'était une soirée cinéma. Je ne me rappelle pas du nom du film même si je suis en train de le regarder en écrivant ces lignes.
J'étais pas très chaud à l'idée d'une soirée cinéma. Un film ça se regarde tout seule ou à deux. Tant qu'à être en groupe, créons une dynamique de groupe. Mais bon, en même temps, c'est pas très grave. J'suis content de revoir les amis.
Le film commence, Johan monte le son et éteint les lumière. Nous sommes dans le noir total. Au premier dialogue, j'entends une réaction générale de déception. Mais que se passe-t-il? Je fini par comprendre que la cause de la déception est la langue du film. Le film est en espagnol. Le film est en espagnol? Et quel est le problème? Antine m'explique que le film est un film brézilien et qu'il devrait normalement être en portugais. Yohan allume la lumière et tente de changer la langue du DVD mais la manette n'ayant pas de batteries, ça limite les fonctions.
Nous sommes donc en train de regarder le film. Je ne peux dire si il est en portugais ou en espagnol mais je peux dire que je comprends pas grand chose. Pour me donner du crédit, j'vais dire qu'il est en portugais.
La ciudad del dios. Je viens de l'entendre dans le film. C'est la vie des jeunes qui montent une business de vente de drogues. Pleins de jeunes avec des fusils qui tuent pleins de jeunes pas de fusils. (http://www.imdb.com/title/tt0317248/) Pas très reposant comme film mais ça suit la lignée des films sud-américains que j'ai vu à date. On est loin des films de barbies.
Les amis quittent après le films et je me couche pour une des dernières fois sur mon petit matelas dans le coin du salon. Bonne nuit.
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