lundi 30 avril 2012

Jour 54 - Mompiche bonjour

Le lendemain matin, j'étais pret à aller me mettre les pieds dans le sable. Les amis étaient plus préoccupés par les achats pour le déjeuner. Chaque tienda nous amenait vers une tienda encore plus loin de la plage. J'avais l'impression que notre petit groupe avait publié le but de ce voyage: la playa! J'avais quand-même une longueur d'avance. Je m'étais réveillé le premier, la plage n'était pas trop loin, j'avais pris une petite marche avec Popo et je m'étais mouillé les pieds... mais bien entendu, j'en voulais plus. Je me rappelais quand même le mot d'ordre de mon voyage qui était "tranquiiiiilo". J'apprécia donc la course aux tiendas, aux charettes et aux camions qui transportaient à leur tour fruits, eau, pain, oeufs, encore des fruits et encore des fruit. Je n'ai jamais arrêté un camion dans la rue pour lui demander ce qu'il transportait. La moitié du déjeuner fut acheté directement du camion. Un peu étrange mais les fruits ne pouvaient être plus frais.

Après le déjeuner, c'était maintenant le temps de la playa! Nous étions donc les 5 (incluant Popo) finalement sur la plage. Il ne me fallu que peu de temps pour sentir mes jambes m'appeler à faire mon petit jogging matinal. Je n'ai pas couru de l'hiver et je me suis surpris à courir le long de la plage avec Popo. Comme c'est bien. Finalement, je n'ai besoin que d'une plage pour me mettre en forme. 

À mon retour de ma petite promenade avec Popo, nous nommes rejoindre le petit centre non loin qui semblait bien plus sécuritaire de jour que de nuit. On aurait dit un tout autre endroit. Le céviche y était préparer live et était probablement le meilleur céviche de crevette mangé à date en Ecuador. 

Une fois nouri, nous étions sur notre départ pour Monpiche. Il était 13h et nous étions en route. Encore une fois, les arrêtes étaient fréquents. Les compagnons motocyclistes avaient des besoins soudains qui nous obligeaient à faire certaines pauses, même dans un petit voyage de deux heures. Acheter un costume de bain, des fruits, un petit lunch, un autre petit lunch, ce qui me permis de visiter plusieurs petites villes. Tant mieux. J'avais toujours le goût de proposer d'atteindre notre destination et de s'occuper des courses une fois rendu mais le moment présent est plus fort qu'une bonne planification. L'anticipation, l'organisation et la préparation ne  répondent pas à un besoin du temps présent. Ces concepts appartiennent au temps futur et sont donc inexistants dans les actions concrètes. Je n'ai pas demandé pourquoi il était indispensable d'arrêter en chemin acheter un transformateur électrique lorsque nous étions en route pour la plage sans avoir d'appareils électrique avec nous. Tranquillo.

Après 2 heures de routes et quelques arrêts touristique, Mompiche s'offrait à nous. Je comprenais donc en un instant pourquoi les situations s'étaient opposées à mon voyage à Montañita. Mompiche, petit village recherchés par les surfers qui reproche à Montañita son succès commercial. Beaucoup plus petit, Mompiche est tout simplement le nouveau Montañita. À la base, petit village de pêcheur, les surfers arrivaient sur la plage dans leurs pick-up avec leurs planches de surf, leurs tentes et leur lunch. Le petit groupe s'y est installé. Les hostals ont poussé et le petit village s'est développé à partir de la plage. Bref, coin de paradis sans tous le bruit de Montañita mais avec la même ambiance, litéralement au gré des vagues. De bonnes vagues sont habituellent accompagnées d'une bonne soirée. À notre arrivée, les vagues s'étaient faites discrètes depuis déjà trois jours. Leur retour était prévu pour le lendemain à 11h. J'ai beaucoup aimé sentir la fébrilité que provoquait l'annonce du retour de la vague. Comme tout le monde sais, je suis un grand amateur de surf, j'en fait tout les jours, connait le nom de toutes les composantes de la planche et maîtrise bien les marées. Bon, je sais, c'est faux, mais j'ai beaucoup aimé sentir un peu la réalité du surf et (bien entendu) du surfer.

La première chose à faire était de trouver une place pour dormir. Le premier hostal visité nous offrait le lit à 5$ dans un dortoir qui n'avait pas ouvert ses fenêtres depuis un petit bout. Le confort prit le dessus sur l'économie et nous nous retrouvèrent juste à côté. Une petite maisonnette avec 3 lits au premier plancher et un autre sur la mésanine. Avec ça, une salle de bain, un balcon avec deux hamac, un espace couvert à l'extérieur pour manger et une belle clôture de bambou qui nous donne notre intimité. 40$ pour la nuit pour les 4. Mon porte-feuille était quand même bien content.

Une fois installé, c'était le temps de manger (encore) et de découvrir les lieux. Il faisait 30 degrés celcius et même si une fine couche de nuage nous protégeait du soleil, la majorité des rayons pouvaient cuire un oeuf en 30 secondes. J'en ai moi-même eu la preuve, je brûla en 30 secondes. Note à moi-même: utiliser crème solaire. Je ne me rappelais pas, j'avais oublié, j'avais la pensé magique, je sais pas trop mais j'vais me rappeler du soleil en Ecuador. En ordre d'importance ce fut les pieds en premier, les jambes, le cou et les bras. Je fut rapidement rouge tel un vrai gringo. 

L'eau de la mer était très chaude. Plus chaude que partout tant qu'à moi. J'ai beacoup aimé les vagues du pacifique. Bien que petites, elles étaient les plus grosses vagues dans lesquels je m'étais baigné. Pour me reposer de tout ça, je siesta à l'ombre un bon moment. Mon réveil fut digne de l'endroit, la marée me mouilla les pieds. Elle avait monté jusqu'à moi et me suggérait une autre activité. Rejoindre la familia sous le petit toit, à côté ici sur la plage, là ou on y achète la cervesa. L'endroit était tout petit. Il y avait une petite cuisine ouverte, une table avec cinq bancs, une pièce fermée et un gros toit en feuille de palmier. Venait avec ça une petite madame qui nettoyait le terrain un peu plus loin derrière et qui apparaissait lorsque nous avions besoin de cervesa. La grosse cervesa était 1,50$ pas de tip. À ce prix là, j'pose pas de questions.

L'ombre faisait du bien. La plage était très grande. À deux minutes de marche tranquilo on avait d'un côté le village et de l'autre, au bout de la pointe verte, on trouvait les rochers sur lesquels les surfers allaient s'écraser. Beaucoup de verdure, quelques rochers, des palmiers, du sable, du ciel et de l'eau. Ah oui, du soleil aussi.

Pour souper c'était les crevettes dans le bouillon et du riz. Nous avons profité de la soirée pour sortir dans le monde. Encore une fois, minuscule village comparable à Misahualli et ses singes. Il n'y a que peu (sinon pas) de voitures dans les rues qui tombent par défaut piétonnières. On en a rapidement fait le tour. L'idée n'est pas de choisir une fête mais d'en trouver une. La tâche n'est pas bien grande, il ne sufit que de suivre les gens et on se retrouve normalement en quelque part, là où les gens sont. Voilà comment nous avons trouvé la discothèque et la salsathèque.

Le dodo fut bien mérité dans un lit très confortable dans notre petite maison de bambou. Todo bieñ. Gracias.

Jour 53 - Vamos a la playa

Le sprint. Ma journée commence avec un sprint. Première chose à l'horraire: Internet. Le gars de l'Internet vient vérifier le service entre 8h et 11h et c'est mon nom sur le papier. J'ai bien entendu pris soin de vérifier que Yohan savait qu'il allait s'en occuper. Popo a eu le temps de faire son pipi et les Internet sont arrivés. Internet réglé.

On rejoint Daniel à son travail à 14h. On se retrouve à la porte et on prend un taxi vers les points de locations de voiture qui se trouvent près de l'aeroport. Daniel propose un jeep pour s'assurer de pouvoir traverser les chemins de sable de la plage. Après 3 tentatives, on trouve chaussure à nos pieds. Bien entendu, le temps de tout régler, l'après-midi est bien avancée. Il ne nous reste que le temps de déposer Daniel à son travail, retourner à la maison, mettre les sac dans la voiture et retourner chercher Daniel. 

Quito, comme toutes les grandes villes (plus que Montréal mais moins que Lima) à sa part de congestion routière. Une course de 10 minutes peut en prendre 30 ou 45 selon l'heure de pointe. On se rend donc au travail de Daniel avec 10 minutes de retard. Ici, je concidère ça être en avance. On attend donc calmement que Daniel termine son travail et nous retrouve à la voiture. Nous avons laisse Johan devant un magazin d'électronique pour qu'il s'achète un adapteur pour son téléphone. J'avais cru bon de lui indiquer un point de rencontre au lieu de l'attendre afin de sauver du temps. Nous avons attendu Daniel pendant 30 minutes, ce qui nous aurait donné assez de temps pour attendre Johan au lieu de se séparer. Je décide donc de m'approcher de la porte du travail de Daniel et je le croise au même moment. Il m'informe qu'il prend 5 minutes et nous rejoint. J'ai appris par la suite que Daniel était pret tout ce temps et nous attendait à l'intérieur. Pour la première fois, c'était moi qui retardait le groupe. Je ne me sens pas trop mal, j'ai une bonne moyenne côté assiduité.

Nous partons donc en famille vers 5h45. Nous devons récupérer Johan sur le coin de rue, passer à la banque prendre de l'argent, déposer un sac chez une amie de Daniel, passer acheter le thé pour le week-end et aller saluer la mère de Daniel. Au lieu de traverser la ville, nous empruntons l'autoroute qui contourne Quito. Nous somme enfin pret à partir pour la plage, il est 20h30.

Daniel, j'imagine à cause de ses courses de vélo, aime bien conduire rapidement. Je dois prendre quelques respires dans certaines courses mais je me dis qu'au mois, nous arriverons à la plage avant demain matin. Sa conduite n'est pas dangeureuse mais quand même impressionnante quand on ne connait pas la route. Je comprends par la suite qu'il connait aussi bien la route vers la plage que je connais la route vers Ste-Béatrix, je peux donc respirer un peu.

Nous passons encore une fois par le centre du monde. Je n'ai encore rien senti lorsque nous avons traverser la ligne indiquant l'équateur. Nous avons ensuite croisé la fabrique de bloc de ciment, l'entrée vers le Pululahua du week-end passé, l'entrée pour Mindo, Puerto-Quito et Union. Rendu à ce point, la cordillière des Andes était derrière nous. La température changeait sous nos yeux. Nous avions quité Quito avec un 18 degré celcius pour atteindre la côte avec son 28 degré.

L'objectif premier était Tonsupé, petite ville touristique sur le bord de la plage. Un gite nois attendait. Nous avons pris une pause là où les vacancier se retrouvent, au millieu des hotels et des bars de bambous sur la plage. Une petite grosse bière froide célébrait bien notre status de vacancier. La place était jolie mais Daniel pris bien soin de mentionner que nous devions rester ensemble, sur la place publique, près de la voiture sans attirer l'attention. Le niveau d'alerte était donc rouge. Tout semblait porter vers la fête et la relaxation mais le niveau de criminalité, surtout envers les touristes, était très élevé. Encore une fois, aucune moyen pour moi de me fondre dans la masse due à ma gringosité. Je suis blanc, encore et toujours, je suis donc une cible. Sans savoir si les précautions prises sont un résultat d'une petite paranoïa de la part de Daniel pu si elles sont bien fondées, concidérant aue Daniel connait très bien la place, je me range de son côté et suis ses directives. À notre demande, nous somme allé se mettre les pieds dans le sable mais voyant Daniel qui faisait la vigie, j'ai rapidement proposé de suivre la première idée et de retourner spus le gros lampadaire, près de la rue et de la voiture. J'ai immédiatement vu son niveau de stress dessendre. Je crois qu'il n'y a pire danger que celui qu'on ne voit pas. Nous terminons donc la petite grosse bière, regagnons la voiture et rejoignit notre gîte. 

Le gîte était en fait une sorte de motel tenu par un grand-père et une grand-mère que Daniel connaissait bien. Notre chambre donnait dans une cour intérieur protégée par un haut mur de béton (comme partout). Nous étions bien cotent de nous retrouver couché après ce long voyage.

vendredi 27 avril 2012

Jour 52 - Le lendemain

Matin gras, midi sonna. Encore une fois je me gâtais en me préparant un petit déjeuner à 100$. Sandwich au oeuf et saumon fumé, oignons et mayo. J'étais bien content. Toute la famillia y passa. Accompagné d'un jus fraîchement pressé par Yohan, la boucle était bouclée. Je savais bien que cette journée n'allait pas lever bien haut. Le ciel était déjà couvert, la pluie n'allait plus tarder. 

Je suis sorti manger un petit sac de gaufrettes assis dans les marche à côté de la sécurité en sortant du complexe et j'ai regarder l'orage traverser Quito. Un petit toit me protégeait de la pluie, de toute façon, l'orage passait plus à l'ouest. Je pouvais voir le gris recouvrir complètement le devant de la montagne devant moi. Tout ce que je pouvais voir était un dégradé gris qui recouvrait la ville jusqu'au ciel. Je pouvais voir quelques montagnes à gauche et à droite mais seulement la base, le plafond était trop bas. Le pinchicha se faisait orager devant moi. Les éclaires tombaient sur la montagne ou sur la ville mais les éclaires tombaient devant moi. Je réalisais encore la grandeur de la ville quand l'orage n'en recouvre qu'une partie.

Mes gaufrettes terminées, il me manquait un lait à la vanille pour compléter le repas. À la tienda, je rencontre Antine et Yohan qui avaient décidé d'annuler leur tour de moto. Ils avaient comme objectif de courir à la chasse à l'information concernant la location de voiture à Quito. Ils optèrent à la place pour ramasser un botin et faire la recherche au téléphone. Je m'occupais de la recherche internet mais je savais que Daniel avait son plan de fait. J'y ai donc seulement mis l'énergie nécessaire pour être diverti. 

Les amis s'occupèrent du souper. Pates avec sauce à la crème, saumon fumé, parmesan et litchi. De toutes les beauté. J'avoue qu'il reste de la place pour le dessert mais j'avoue aussi que j'ai eu faim toute la journé. 

Soirée tranquile à la maison. J'ai bien hâte à demain. En route pour la plage.

jeudi 26 avril 2012

Jour 51 - Les petites bouchées

Ce matin, j'ai faim. Ça tombe bien, le réfrigérateur est plein. Oignons et champignons au beurre dans la poèle en omelette gratinée au parmesan, abrillé de saumon fumé et rafraîchit au persil avec un jus de papaye pressé maison, croissant frais et beurre. Oui, c'était bon et toute la famille en profita. 

Vers 15h, j'étais dans la cuisine avec Yohan. Au menu: 

1. Biscotte avec formage fondu, oignon, saumon fumé, citron et huile d'olive.
2. Batonet de cantaloupe ceinturé de prochuto.
3. Biscotte avec morceau de sardine, olive et huile.
4. Fondu de fromage sur petites patates.
5. Les petites boules de Yohan.
6. Chapeaux de champions sautés, oignon, ail, parmesan, mozzarella, persil et sel.

Pour dessert, il y avait des guimauves enrobées de chocolat et de la meringue.
Une petite bouteille de bulle pour faire descendre ça et un petit JackDaniel pour brûler ce qu'il reste. Nous ne manquions de rien et tout était très bon.

Daniel s'est occupé du ménage de l'appart quand il est arrivé. Bruno est arrivé vers 20h. Andres, Martin et Julia sont arrivés un peu après. Les petits plateaux sortis, nous nous sommes tous jeté dedans à deux main. Par chance, Antine nous avait préparé des petits sandwichs un peu plus tôt, ce qui nous a aidé à patienter. 

J'ai réalisé pendant la soirée qu'on me parlait en français ou en anglais que très rarement. Si je voulais suivre les conversations, je devais m'arranger pour comprendre. Bien entendu, si je n'en comprend que la moitié, je dois remplir les trous. Ça donne des conversations très intéressantes auquelles je participe comme je peux. 

La petite soirée fut parfaite. La nourriture était très bonne, l'alcool a coulé juste assez et la compagnie était bonne. Je connaissais déjà Bruno et Andrès, je rencontrais Martin et Julia. Un bon ratio. En soirée, nous avons convaincu Daniel de venir à la plage avec nous durant le week-end. Attendons demain pour confirmer mais l'idée me plait bien!

mercredi 25 avril 2012

Jour 50 - Le grand ménage

Demain, petite soirée à la maison. L'amie DJ de Daniel vient nous mixer du son pendant qu'on boit une petite coupe de bulle et qu'on mange des petites bouchées. Je me suis donc levé tot. Je suis allé chercher mes vêtements propres à la lavanderia et 'ai tout bien plié ça en appliquant bien entendu la technique de Cuenca poir plier mes sous-vêtements. J'ai ensuite descendu la rue pour aller me chercher un bon verre de jus. J'était pret à demander un jus au melon et banane mais à la dernière minute, j'ai vu les petits bols préparés remplis d'un beau petit mélange de fruits. Ce fut donc le todo-incluido. La préparation me donna deux jus et demi et me coûta 2,50$. Le tout fut bu en un rien de temps.

De retour à la maison, j'ai préparé des petites sandwichs aux oeuf pour tout le monde puis Antine, johan et moi partirent pour l'épicerie. La liste préparée la vielle nous donnait un objectif clair. J'y ajouta un éponge, six verres, quatres assiettes et un sac de guimauve. La commande se composa de saumon fumé, melon, prochuto, fromage, sardines, thon, biscottes, huile d'olive, quelques fruits et légumes, un eau minérale, un mousseux et un petit JackDaniel. Un taxi nous ramena tous à la maison. 

Incappable de vider mes sacs si la cuisine n'est pas complètement propre, je rangea la vaisselle qui avait terminé de sécher, les armoires, le frigo et le comptoir. Les aliments furent classés et rangés. Après ces différentes tâches ménagères, le temps était venu d'allumer la télévision. Je l'avais bien mérité, il était quand même rendu 17h.

Johan et Antine préparèrent le spaghetti, la télé était allumée. Nous étions trois dans l'appartement de Daniel sans Daniel, merci CouchSurfing. La soirée s'est terminée avec un film en famille. Todo Tranquilo.

lundi 23 avril 2012

Jour 49 - Cervesas con los Tremblay

Encore une fois ce matin, la journée commence grassement. À mon levé les amis étaient tous parti. Le téléphone sonna vers 11h30, c'était Julie Rivest qui avait décidé que le téléfériQo pouvait se passer d'eux. Ils étaient au parque Eljido dans les jeux d'enfants. Je lui demanda de m'attendre 30 minutes, j'allais prendre un taxi et les rejoindre. Mon travail de la journée était d'aller porter mes vêtements à la lavanderia. Je pouvais donc prendre ma douche rapidement, déposer les sacs de vêtements à la lavanderia et les rejoindre en taxi. Le tout me pris 30 minutes (55 minutes sud-americaines). Julie, sorcière, se leva de son banc de parc et me retrouva à l'entrée du parc au moment ou je sortais du taxi. Elle avait déjà évalué que mon 30 minutes en prendrait 55. À 60 minutes, elle sonnait l'alarme. J'était à l'heure (de l'Ecuador). 

Les enfants de Julie et Pascal (Zac et Maëlle) étaient très content de retrouver Popo. Popo les accueillis comme il sait si bien le faire, en jappant. Nous étions très content de nous revoir. Je proposa d'aller manger une bouchée à la Plaza Foch, là où je me suis souvent retrouvé au coeur de la Mariscal. L'idée fit l'unanimité, nous étions donc en marche vers la terrasse.

Bien entendu, nous avions plein de choses à nous raconter. Nous étions déjà au courant de nos histoires mutuelles grâce à la magie de nos propres blogs, le temps était venu de partager les détails de nos aventures.

La Plaza Foch nous attendait. Je commanda un déjeuner et les Tremblay, un lunch. Les enfants, encore une fois très contents de s'occuper de Popo, se faisaient une joie de le faire courir après une branche de bois et de lui faire manger des feuilles. Moi, j'avais une pause de Popo et JuliePascal avaient une pause d'enfants. Un excellent échange. 

Bien entendu, après le déjeuner, l'heure de la cervesa sonna. Tres cervesas por favor. Malgré nous aventures mutuelles en terrains étrangers, malgré l'exotisme de nos histoires et les rebondissements de nos aventures, nous étions très content de nous retrouver ensemble et de partager ce moment simple mais combien agréable. À la deuxième cervesa, on soulignait la chance qu'on avait de vivre ces aventures et de pouvoir les partager et la troisième cervesa ouvrit la porte aux sentiments et aux émotions. Nous étions les trois, émus et heureux, d'être ensemble, chanceux et heureux. Encore une fois, j'étais au bon endroit, au bon moment et avec les bonnes personnes. Ce fut un moment touchant et précieux.

Nous nous somme séparé vers 6h20 (selon la position du soleil et selon l'heure sur mon téléphone). Je pris un taxi vers la maison, comblé de mon après-midi. 

Il y avait beaucoup de circulation sur la route. Le taxi me couta 4,20$ mais pris près de 30 minutes pour se rendre à la maison. En passant à côté du parc La Carolina, comme l'autre jour en taxi, Popo se mit à faire ses sons étranges. Il reconnaissait le parc et voulait à tout pris y aller. Seulement par la vue de la fenêtre, il reconnaissait SON parc. J'étais aussi étonné que la première fois, et le chauffeur de taxi n'en revenait pas.

Arrivé à la maison. Daniel, Joan (dont je ne connais pas encore le nom) et Antina avaient préparé des sanduches. J'aime bien arriver à la maison et manger sans m'occuper du souper. Je sais bien que chacun de nous fait son petit bout mais je suis toujours surpris lorsque c'est à mon tour de me faire servir. Daniel parle du week-end qui s'en vient et propose d'aller voir le spctacle de UB40 ce vendredi soir. L'idée est bonne même si je connais peu ce groupe. Une sortie est une sortie et je suis cappable de l'apprécier. Après une petite recherche, il trouva des billets à 40$. L'idée de la sortie était tout à coup moins enchante.

Un plan B nous fut donc présenté. Daniel eu la bonne idée de parler plage. Mon oreille se tendait soudainement. Suivirent des mots qui sonnaient doux à mon oreille. Maison sur la plage, location de voiture, long week-end... Je ne comprenais pas tout mais j'avais à ce moment assez d'information pour dire oui les yeux fermés. La plage était à 8h en autobus mais à 4h en voiture. Pour suivre ma règle de "Tout ce que je planifie n'arrive pas", je me contenta de répondre "oui" aux questions sans m'en mêler. Ce ne fut pas très difficile, je me suis beaucoup pratiqué à dire "siiiiii" sans avoir compris la question. Je n'avais qu'à être pret à tout et l'aventure devenait une réussite.

La soirée se termina avec une pellicula (un film) et une dernière cervesa. Demain, jour 50. Je crois bien que je vais atteindre mon objectif qui est de profiter de chaque journée, l'important est que je revienne à la maison sans regrets. Pour l'instant, todo bien. Sur ce, bonne nuit.

Jour 48 - Retour à Quito

La matinée fut grâce. J'ai eu le temps de me promener un peu autour pour voir où nous étions. Les montagnes de chaques côtés montaient bien haut mais leur vraie hauteur était cachée par les nuage. Quelques rayons de soleil nous réchauffaient pendant quelques nuages restaient accrochés à la cime des arbres. On ramassa nos choses, laissa notre restant de riz, de sel et d'huile à côté de la porte de la maison en guise de remerciement à nos hôtes qui avait déjà quittés la maison. On trouva, dans la cour arrière, une toilette dans un petit enclos accompagnée d'un gros baril d'eau dans lequel flottait un seau. Je du faire deux fois le tour de la cour pour m'assurer que c'était bien la salle-de-bain et non l'endroit où ils mettent les toilettes trop vieilles. À ma grande surprise, aucune odeur ne venait nuire au paysage, je fis donc mes deux numéros à la fraîcheur du grand air. 

On s'empressa de faire la vaisselle de la veille, de ranger bien toutes nos choses, de replacer l'endroit comme on l'avait trouvé et on était reparti d'où on était arrivé. Cette fois ci, nous devions marcher jusqu'en haut de la montagne, là où nous avons passé la porte du parc. De cet endroit, nous devions trouver le moyen d'emprunter un transport pour nous ramener à Quito. Je n'avais aucune idée comment cette logistique était possible mais je commençais à bien maîtriser le "todo bien" et le "tranquile". Il me fut donc facile de repartir à l'aventure sans poser de questions qui n'avaient, de toutes façon, encore aucune réponse. 

Nous avions de deux à six heures de marche à faire. Après une heure à marcher à flan de montagne, arrivés à l'endroit où Daniella nous avait déposés, un pick-up passait par hazzard. L'ami Johan (Péru) interpella le conducteur et lui demanda la permission d'embarquer avec lui. À notre grand bonheur, il accepta. Antine et Johan embarquèrent dans la camion et Daniel, Popo et moi, prirent place dans la boîte. Je compris en chemin que le dit camion s'en allait jusqu'à Quito. Jackpot. J'aurais voulu penser à un moyen plus simple de retourner à la maison et je n'aurais pas osé aller jusqu'à ce niveau de simplicité. Le camion, en plus, roulait à bonne vitesse et dépassait les autres camionnettes, les voitures et les autobus. Malgré la pluie, la vitesse du camion faisait passer la pluie juste au dessus de nos têtes. Nous étions donc au sec malgré la mauvaise température.

Arrivé à Quito, pour souligner cette belle aventure, nous avons fêté ça avec un bon Bigmac de chez MacDo. Je confirme que le Bigmac de Quito à exactement le même goût que le Bigmac de Joliette. Avec peut-être un peu plus de sel mais je pourrais pas le confirmer. C'était mon impression.

Un taxi nous permis de faire le reste du chemin jusqu'à la maison pour 5$. Nous étions bien content de notre aventure. Et ici, le mot "aventure" a toute sa place. Nous nous somme fait débarqué au millieu de nul part, entre ravins et montagnes. Nous avons marché sans trop savoir vers quoi. Nous avons été hébergé par des habitants avec les poules et les chiens. Nous avons bu un alcool dont les ingrédients resteront pour toujours inconnus. Nous avons mangé un repas chaud sur le bord de la route à l'aide d'un petit brûleur et de quelques ustensils improvisés. Nous sommes revenus à Quito dans une boîte de Pick-up. Nous avons mangé du MacDo et pour conclure la journée, nous avons bu de la petite grosse bière achetée dans une tienda en plein dimanche. Je souligne qu'en Ecuador, il est interdit de vendre de l'alcool le dimanche. Le président, trouvant son peuple trop alcoolique, décida que le dimanche était une journée sèche. Il ne sagit que de trouver la tienda qui n'a pas peur de se faire prendre. Elle est à trois coins de rue.

Belle journée, beau week-end. J'ai aucun regret de ne pas être allé à la plage. Je suis encore là où je dois être et j'en suis très heureux. La fin s'en vient très rapidement. Je tombe dans le sprint final. Je serre les dents en me disant que le meilleur moyen de revenir est de commencer par partir. J'accepte les chèques et l'argent comptant. Bonne nuit.

Jour 47 - Nuit au millieu du monde

Au réveil, sans préambule, Daniel s'exclama "Vamos à la campagne". Et c'était sur ces mots que, tous les quatres, nous nous préparrions à partir poir le centre du monde. Daniel suggéra d'apporter un sac-à-dos pour traîner notre sac-de-couchage, au cas où nous trouvions une opportunité pour la nuit. J'aimais la manière de dire qu'on s'en allait en camping.

On s'enlignait pour un beau voyage en autobus. Daniella, l'amie de Daniel, s'était joint à nous et était venue, à ma grande surprise, avec son camion. Pas d'autobus pour moi aujourd'hui! On attend que tout le monde soit pret et on quitte. 

Rendu au centre-du-monde, on arrête faire des courses. On achète quelques légumes, du riz, de l'eau et un sandwich à la crème glacée. J'ai de la difficulté à me situer dans nos plans. Je ne comprends pas vraiement où on s'en va et qu'est-ce qu'on s'en va y faire mais je suis rendu bon pour suivre la vague alors, je suis la vague. 

On passe devant le monument représentant le centre du monde. À ce moment, Daniel nous annonça que nous étions sur la ligne de l'équateur. Voilà, c'était fait. J'avais traversé de l'hémisphère sud pour revenir au nord. Et non, je n'ai pas fait le truc de l'eau qui tourne de l'autre côté.

Premier arrêt, le Mirador. Après avoir monté en camion tout en haut d'une montagne, on s'arrêtait pour aller admirer la vue. On se trouvait à être sur le bord de la bouche d'un volcan nommé le Pululahua. Devant, en bas, un petit village agraire s'était installé dans la plaine qu'avait formé la gorge du volcan. Il y a longtemps, ce volcan crachait du feu et faisait trembler la terre. Les animaux qui survivaient mourraient plus loin. Aujourd'hui, c'était un lieu paysible et tranquile.

Vamos! On regagne le camion et on quitte vers un lieu encore inconnu. Daniel avait visité ce lieu il y avait 20 ans. On allait donc découvrir comment le lieu avait vieilli. Le camion descendi par un petit chemin en "S" jusque dans une vallée et nous débarqua à une intersection. Daniella retournait à Quito avec le camion de peur que la pluie n'empêche le camion de prendre la route pour le retour. Tous les chemins étaient à flan de montagne et la route, ou la montagne, s'était dégradée à certains endroits. De petits éboulements de terrain ou des petits bouts de routes tombée dans le ravin. L'aventure commençait ici. Dans trop savoir directions ou distances, nous étions en route chargés de nos sacs-à-dos et nos bouteilles d'eau, sans oublier Popo.

On avait pris notre temps ce matin. On avait l'ultimatum du coucher de soleil et l'embêtement de la pluie intermitente. Après un moment à marcher, le vote pour la pause repas passa à l'unanimité. Nous avions faim. Les sacs séposés sur le sol, sur un chemin entouré d'arbres et parsemé de vaches et de chevaux, la cuisine pris 30 secondes à s'improvisé. Le riz était en train de chauffer et je coupais des légumes sur une pierre plate juste à côté. J'étais bien heureux de voyager avec des cuisiniers.

Le repas avalé, un "Vamos!" déclencha la reprise de la marche. Quelques gouttes de pluie nous encourageait à tenir la cadence. Deux cyclistes interrogés par Daniel nous indiquèrent un chemin à prendre pour rejoindre un gite. Leur carte montrait des chemins complexes à plusieurs courbes. Je ne savais trop si la direction était claire mais on avançait, comme d'habitude, au feeling. 

Quelques maisons apparaissaient le long du chemin. On croisait un micro-village dont la Tienda tenait lieu de centre culturel, de salle de musique, de bar, et d'épicerie. En passant devant cette Tienda, on se vit invité du coup à partager leur verre et leurs histoires. Je trouvais la situation très amusante mais tentais de ne pas trop croiser de regards pour éviter d'avoir à comprendre ce qui se passait. Les vieux et les moins vieux, tous plus étranges les uns des autres à cause de l'alcool sans nom qu'ils buvaient ou d'une consanguinité probable, faisaient parti d'un même film qui se passait dans ma tête. Chaque seconde était remplie d'intensité, de caractère, d'histoire et de bonne humeure. Sans avoir à comprendre, les intonnations et le rythme des conteurs me permettait de suivre leurs aventures non comme un récit mais comme une musique, avec une mise en scène, un élément perturbateur, une montée et une conclusion surprenante se perdant dans des rires joyeux. Le plus drole était celui avec le moins de dents. J'avais beau me forcer, je ne comprennait rien de ce qu'il disait même si il m'a beaucoup fait rire.

On ne resta que le temps de recueillir des bribes d'informations qui nous encourageaient à poursuivre notre route vers une destination encore très floue. Daniel semblait dirriger notre petit groupe vers un hostal pouvant nous accueillir pour la nuit. En tant que bon petit groupe, nous avancions de bon pas vers ce toit inconnu. Ce toit était proche d'une maison nommée "Neblina". Après un certain temps, Une maison nommée "Neblina" croisa notre chemin. Daniel salua les personnes y vivant et s'informa sur l'hostal recherché. La dame de l'endroit confirma que cet hostal était fermé depuis quelques années. Nous étions bien au fond de la bouche du volvan et n'avions donc aucun endroit pour dormir. En laissant le silence parler, la dame, entouré de ses enfants, de sa famille et de ses poules, pour répondre à notre besoin d'un toit pour la nuit, nous offra le toit qui recouvrait l'entrée de la maison. Il y avait assez de places pour nous installer mais nous nous trouvions à être en plein dans l'entrée de sa maison. Bien heureux d'avoir un toit, les détails concernants la précarité des lieux nous étaient complètement indifférents. Il était, de loin, bien mieux de dormir ici que de retourner à pied vers la civilisation que nous avions quitté beaucoup plus tot dans la journée.

Voyant notre entousiasme et notre joie d'avoir trouvé un toit, la dame se permit un moment de réflection et nous proposa une chambre fermé à même la maison. Nous nous retrouvions donc avec nos appartement à nous, notre propre porte pour sortir et entrer, une lumière pour nous orienter et une maman chien et ses quatre bébés pour nous rappeler que nous n'étions pas les premiers occupants des lieux. Il y avait biensur les rats et les quelques insectes mais, encore là, nous n'étions pas dérangés. Nous avions notre chambre à l'abris du soleil du matin et de la pluie de la nuit. Je tiens à préciser que nos quartiers ressemblaient plus à un site archéologique ou à une crèche datant d'au moins 2000 ans dont une des trois pièces avait un plancher de bois. C'est dans cette pièce que nous logions. 

Une petite marche à la tienda croisée plus tôt renfloua nos vivres. Je pris la peine de ramasser une bouteille de cet alcool sans nom, brassé maison et versée dans une bouteille de coca-cola. Je ne pourrais dire ce que le goût m'inspirait mais j'ai appris, sur le chemin du retour, qu'il était permis de mélanger ce liquide avec de la cervesa. Surtout le matin. J'imagine que le houblon de la dite cervesa remplace la portion de pain et céréale matinale. Vive la culture.

Le retour au gite fut rendu possible grâce à la lumière sur le téléphone de Daniel. Il était 6h30 passé, la nuit était tombée. Toute la journée, les montagnes autour de nous, avaient la tête dans les nuages. La nuit ne faisait pas exception, le plafond était très bas, aucune étoile à l'horizon. Après avoir marché une bonne partie de la journée, le dodo ne fut pas très difficile à aller chercher. Avec 2 coussins à chaise-longues de travers, nous étions bien cordé, chacun dans son sac-de-couchage, comme 4 hot-dogs sur une petite planche à découper. Vive la nuit, vive notre toit, vive nos deux coussins et vive les petits bruits qui nous chantaient la chanson de la nuit.

Jour 46 - Il a neigé en Quito

Après un bon petit-déjeuner et une bonne douche (chaude) j'étais pret à partir pour la Carolina faire courir Popo quand la pluie s'est mise à tomber. Elle tombait de plus en plus fort. Les trottoirs étaient devenu des rivières. C'était tout-à-coup le déluge et la grèle. Il a tellement grèlé que dehors il y a comme des petits bancs de neige. Je ne m'attendais pas à ça. La pluie à réorienté mes plans. Je vais me contenter d'aller m'acheter un petit sac de biscuits à la tienda. Mon premier du voyage! Daniel, après son travail, nous amena visiter Guapulo, un autre quartier historique de Quito. La rue de Los Conquistador était la première voie vers l'Amazonie. C'est une petite rue qui dessend en "S" vers le ravin. On avait monté cette rue avec le réfrigérateur dans le pick-up l'autre semaine. Très vieux quartier. Très joli. On peut presque voir de vieilles ruines qui racontent un peu l'histoire de la place et d'autres moins vieilles qui montres à quel point les vieilles sont vieilles. On marche dans les rues qui tournent plus et qui montent plus.  Après un tour de la place, accompagné d'une grande petite bouteiles de Norteño, on remonte les marches jusqu'en haut et on prend le taxi qui nous ramène à la maison. Belle soirée. 

jeudi 19 avril 2012

Jour 45 - No playa por Popo

Comme je disais plus tôt, plus mon plan est précis, moins il est suivi. Je me suis levé à 6h20, je quittais l'appartement à 6h40, Popo s'est fait refuser l'accès à l'autobus du terminal Panamericana à 7h00, il s'est fait refuser l'accès à l'autobus du terminal Trans-Ecuadorian à 7h30 et s'est aussi fait refuser l'accès à l'autobus du terminal Imbabura à 8h. La prochaine étape est de m'arranger directement avec le chauffeur pour qu'il me donne un passe-droit afin de garder Popo avec moi. Mon espagnol et ma volonté étant très bas ce matin, je pris un taxi direction maison et recommencer tout ça à zéro.

Pour la première fois, le chauffeur de taxi a essayé de me faire payer plus cher. Il m'avait dit 6$ poir la course et a essayé de me faire payer 10$ en m'expliquant que c'était plus loin que je pensais. C'était perdu d'avance, mon espagnol n'était pas en forme pour se battre. Je tenta de lui rappelé qu'il m'avait bien dit 6$, que ce n'était pas mon problème si il s'était trompé sur la distance.

La prochaine solution est de me rendre au terminus de Quitumbe et faire le trour des flottes d'autobus pour en trouver une qui me permettra de garder Popo avec moi. Peut-être voyager de nuit, ce qui me permettrait de dormir pendant le voyage. Si je peux arriver pour 4h du matin, je pourrais prendre l'autobus directe pour Montanita à 5h et arriver sur la playa à 7h. Mais encore là, suis-je en train de décrire ce qui ne va pas arriver? 

La sieste porte conseil. Il est 9h30am et je me recouche. Peut-être que la journée prise deux va mieux aller.

Journée prise deux: Je me lève, il est midi. Les colocs se lèvent en même temps. Après avoir téléphoné au monsieur du gaz, on apprend qu'il y a pénurie de gaz dans tout le secteur. On décide quand-même de prendre la bombonne vide et d'aller la faire remplir chez un gazeur pas trop loin. Finalement, avec la bombonne vide sur l'épaule, nous avons eu le temps d'acheter des fruits pour le jus du matin, de manger du poisson pané avec du riz et des fèves, de se faire prendre par la pluie, de goûter à une épice sucrée et de prendre le lunch. Nous avons finalement trouvé un gazeur qui était en pénurie puis un autre que nous avons eu à supplier. C'était une aventure longue et pénible mais qui était agréable à vivre à trois (quatre avec Popo). 

La bonbonne bien pleine, il était maintenant impératif de trouver un taxi. Plusieurs taxi sont passés devant nous sans nous embarquer. C'était peut-être Popo qui les effrayait ou la bombonne qui était bien lourde. Finalement, un taxi avec le mot "TAXI" écrit au feutre noir sur un bout de carton brun collé dans la vitre du côté s'arrêta. Le taxi était propre et l'ami Péru connaissait bien la routine. Nous étions donc en route pour la maison. La bombonne branchée, nous profitâmes (passé simple) chacun notre tour d'une bonne douche chaude. 

Entre-temps, j'ai eut le temps de m'organiser un tour de ville et une bière avec un ami Internet que je ne connais pas encore. À suivre dans le prochain parragraphe.

Tout va bien. Je suis rentré saint et sauf à la maison après avoir fait un tour de voiture dans le Quito historique et après avoir bu trois bières dans trois bistrots différents de la Mariscale. Le vieux Quito est très joli. Les pavés des rues sont très vieux et la ligne droite est très rare. Les petits balcons en fer forgé noir aux pots de fleurs sur le bord de tomber sont tous encore là. La basilique avec ses 2 clochers géants et la statue perchée en haut de la colline n'ont pas bougés.

J'étais bien content qu'on arrête la voiture et qu'on fasse un petit bout à pied. Chaque porte cachait un restaurent, une galerie, un bar, un café, un petit théatre, un autre restaurent. Tout est très tranquile. L'ami me dit que tous ces commerces sont remplis durant les week-end et que la place est très achalandée. J'imagine la Place-Jacques-Cartier un dimanche après-midi ensoleillé d'été. On était mercredi soir sur le bord de pleuvoir. 

Après le vieux Quito, nous avons pris la direction de la Mariscale. La première bière fut bue dans un pub irlandais. L'endroit était remplis de touriste et il y avait du hockey sur un écran géant (Vancouver et j'ai pas reconnu le chandail de l'autre équipe) mais il y avait aussi un foyer qui nous réchauffait. Je trouvais bien étrange le mixte de culture. J'étais à Quito dans un pub Irlandais.

La deuxième, dans un bistrot bar ou on a eu le droit à un petit spectacle de musique acoustique pas pire correct. Le serveur a apporté deux menu, j'étais content, j'voulais manger. Je lis le menu au complet, fait mon choix et commande. Le serveur me répond qu'il est désolé mais qu'il n'avait que de la quiche, on est loin de l'assiette de natchos.

Et la troisième, sur la terrasse à côté de ma terrasse à déjeuner. J'étais maintenant en terrain connu. En conclusion, j'étais bien content de ma soirée. La compagnie était agréable, j'ai revu le centre historique, j'ai redécouvert la Mariscale le soir. Je ne regrette pas dutout de ne pas avoir pris le bus ce matin.

Jour 44 - Spaghetti aux oignons

Ce matin, Tibo est parti pour la jugle. Je lui ai tellement parlé de Misahualli que je crois qu'il va passer par là. Il est midi, Je viens de manger deux oeuf avec beaucoup de fromage et un grand verre de jus de pomme avec pulpe. Je ne connaissais pas le jus de pomme avec pulpe et je trouve que ça fait bien du sens. Pourquoi manger la compotte quand on peut la boire.

Il n'y a plus de gaz dans la bonbonne, il n'y a donc officiellement plus d'eau chaude dans l'appart. Je suis allé cherché le numéro de téléphone au gardien et j'ai demandé à l'ami péruvien de téléphoner. Sur trois numéros, deux ne fonctionnent pas et l'autre ne répond pas. Il va tenter de téléphoner plus tard. J'ai bien hâte de prendre une douche.

J'ai mis la petite crème antiseptique sur les plaies de Popo mais je suis vraiement pas certain de faire la bonne il ressemble de plus en plus à une pizza alldressed avec le fromage mal étendu. Je crois que je vais laisser ça comme ça. De toute façon, il va finir par tout licher et il est hors de question que je lui instale un cône! Pauvre Popo :)

Il fait pas beau. Les deux colocs reviennent de leurs courses. J'embarque avec Péru sur sa moto et on quitte chercher des fruits. Je fais cuire des pâtes avec une sauce au thon, tomate et oignon. J'étais très satisfait du résultat mais on a eu à se rationner un peu. Daniel passe à l'appartement avec Katarina, prend quelques trucs, mange une bouchée et quitte pour la nuit. Ça veut dire que j'ai droit au grand lit ce soir. Ça change des beanbags du salon. 

On se fait une petite soirée entre colocs. Musique, crayons, bouffe et jeu de carte. Le temps passe vite, il est 1h35, mon réveille sonne à 6h. J'ai comme objectif de partir pour le terminus d'autobus vers 6h30 pour acheter à 7h un billet pour l'autobus de 8h qui me débarquera à Guayaquil à 16h d'où j'achèterai un billet pour l'autobus de 17h qui me débarquera à Montanita à 19h. J'espère pouvoir déposer  mon sac sur un lit pour 18h. Rendu là, j'vais avoir faim.

mardi 17 avril 2012

Jour 43 - La MTS de Popo

J'ai dormi dans un lit cette nuit. Daniel dormait chez Katarina, j'me suis payé son lit et j'en ai profité pour dormir le plus possible. Au matin avancé, après m'être levé, je passa par la tienda pour acheter des oeufs, des saucisses et du papier de toilette. Quoi de mieux pour commencer la journée. 

Après avoir bien mangé, après avoir donné une bonne dose de gras à mon système digestif, je déposa un sac de vêtements à la buandrie. J'avais pas vraiement besoin d'une machine au complet mais mon pantalon en avait vraiement besoin.

En sortant de l'appartement, le jardinier m'arrêta et me demanda de ne plus laisser Popo faire ses cacas sur la pelouse du complexe, ça lui causait certains problèmes quand était venu le temps de couper le gazon. Je vais donc recommencer à trainer les sacs-à-caca avec moi.

Je voulais faire plus de recherches sur les trajets d'autobus Quito-Montanita mais Internet ne veut pas. Je sens vraiement qu'il ne me reste plus grand temps. On fait quoi dans ce temps là? Du ménage! Et pas n'importe quel, celui de la salle-de-bain. Je me débrouille avec les outils de la maison mais je n'ai pas encore maîtrisé l'eau chaude. J'entends le chauffe-eau s'activer quand je tourne l'eau chaude mais l'eau chaude reste froide. Ce sera un lavage-à-froid.

Tibo est parti faire des courses, les colocs à moto sont sur leur départ pour les leurs, ils ont l'air d'avoir bien des choses à faire aujourd'hui. Il y a une chanson de The Cure qui joue en boucle dans le lecteur dvd. Moi j'pense que j'va m'faire un petit thé.

Tibo reviens un peu plus tard. J'ai eu le temps de poursuivre mon ménage et de réfléchir à mon avenir proche. Je quitte donc pour mes courses à moi. Mon premier objectif est de trouver une banque qui accepte ma carte. Certaines banques n'acceptent que des nip à 4 chiffres, d'autres me disent qu'il y a un problème avec ma carte. Après l'échec de la banque du coin, je réussis à sortir 300$ à la banque d'à côté. Me voilà les poches bien pleine. Objectif numéro deux, aller faire soigner les mts de Popo. Je lui ai découvert des gales pas très jolies, probablement héritées de ses amis de Mindo. Je savais qu'il y avait un vétérinaire sur la rue d'à côté. Je pars donc à la recherche du vétérinaire connu. 

Sans grandes surprises, j'arriva à destination. Le vétérinaire sans clients attendait sur le trottoir en discutant avec son voisin commerçant tout aussi occupé. Il était heureux de m'inviter à rentrer. Je lui montra les gales de Popo, il me répondit que c'était une forme d'exéma. Il nettoya les 3 plaies principales avec du h2o2 en tenant Popo par la peau du cou. Il n'était pas très délicat, j'ai moi-même eu un peu mal à la deuxième. Je savais que je pouvais en trouver de plus petites mais je commençait à pas trouver ça drole pour Popo. Il se faisait traiter comme un vulgaire chien de rue. Pauvre Popo.

Un coup les 3 petites gales nettoyées, il eu droit au mercurochrome. Oui oui, au mercurochrome. Celui avec l'iode qui fait des grosses taches orange. Je me rappelle que, tout petit, je voyais les blessures de mes amis avec une grosse tache d'encre dessus. Je trouvais ça totalement ridicule et ressemblait plus, à mes yeux, à une punition qu'à un médicament. Je préférais de loin le perroxide. Ça brûlait mais ça nettoyait. Pauvre Popo.

Le vétérinaire me vendit une petite crème antiseptique contre les champignons ou quelque chose comme ça. Le tout pour 25$. Je savais maintenant que les plaies étaient nettoyées. Je ne crois pas que c'est de l'exéma mais j'peux garder ça propre jusqu'à Montréal. Il me demande de revenir avec Popo dans 2 semaines en lui apportant son carnet de vaccination. Le le muchasgraciassa grandement et reparti pour la maison en rammassant mes vêtements, dont mes pantalons, à la lavanderia. J'avoue que j'aime bien le luxe de ne pas m'occuper de laver mes vêtements. En équateur, il m'est plus difficule de trouver un guichet automatique que de trouver quelqu'un qui veut bien faire mon lavage.

De retour à la maison, Internet revenu, je poursuis ma recherche d'options soleil. Montanita me reviens en tête. Julie est dans un complexe luxueux dans un coin de Same où j'aurais probablement de la difficulté à me loger. Bahia est trop gros à mes yeux. La question c'est Voulez-Vous (référence ABBA). L'avion Quito-Guayaquil est 60$ pour moi et 100$ pour Popo. Ça marche pas. Ca serait donc l'autobus Quito-Guayaquil (8h) et Guayaquil-Montanita (2h) qui m'amènerait sur la plage pour une couple de jours... Et qui me ramèrenait à Quito pour mon dernier retour.

Encouragé par les colocs voyageurs, ça commence tranquilement à se dessiner. J'imagine qu'au moment où ça sera enfin clair, c'est complètement autre chose qui va se passer.

L'appétit s'étant pointé, Tibo a mélangé le poulet de la veille, le riz de la veille, une tomate, de la pâte de tomate, un grand légume vert, du persil, un oignon et de l'huile dans une grande casserolle sur le brûleur. Les 2 voyageurs on fait paner d'autres morceaux de poulet à la PFK. Nous avons tous bien mangé. Daniel qui a découcher hier soir n'est pas revenu après son travail d'aujourd'hui. Nous sommes donc 4 colocs dans l'appartement de quelqu'un qui n'y est pas. Il y a une très bonne entente entre nous et nous nous savons tous très chanceux d'être ici. Merci Daniel. 

Il est 21h39, nous écoutons un film en espagnol heureusement sous-titré en anglais. De toute façon, j'ai une longueur d'avance, je l'ai écouté la semaine passée. Nous écouterons aussi des vidéos de vélo à l'arrivée de Daniel suivi de quelques "what the faq". 

À l'heure actuelle, je crois que je vais voyager de nuit demain et arriver à Montanita mercredi matin. Voyons-voir ce que la réalité me réserve.

lundi 16 avril 2012

Jour 42 - Bain thermal

Tout le monde s'est réveillé tranquilement aujourd'hui. Daniel eu la merveilleuse idée de proposer une journée à tremper dans un bain thermal. Les 5 plus Popo dans un taxi jusqu'au terminus d'autobus. De là, un autobus nous a fait faire un petit bout jusqu'à Tumbaco dans la vallée à l'est de Quito. De là, on embarquait dans la voiture de Katarina qui nous accompagnait (avec sa fille) pour la journée. Nous étions donc 7 plus Popo dans une petite voiture 4 places. Pourquoi pas.

2h30 plus tard, nous arrivions à Papalacta, village minuscule au millieu des montagnes, possédant une source thermale. Le paysage était merveilleux. L'entrée à la source coûtait 7$ en échange de plusieurs piscines à températures différentes. Nous y sommes resté près de 4h et Popo fut très patient en attendant dans la voiture. Les piscines étaient entourées d'arbres à grandes fleurs où les colibris se nourissaient. Avec le volcan au sommet blanc en arrière-plan, la scénographie était réussie. J'ai bien profité des bains froids qui rendaient les bains chauds encore plus intéressant. C'était comme un petit rituel. Rester le plus longtemps dans le froid pour aller s'endormir dans l'eau chaude.

Belle journée. Le retour à Quito me sembla plus rapide. La journée se terminera avec un riz au poulet et un grand verre d'Inca-Cola. Demain est pour moi le début de la fin. Je dois décider où je veux aller. Julie et compagnie sont à Same jusqu'à vendredi matin. J'aimerais bien voir Montanita, mais c'est loin... Mais bon, je verrai bien. 

dimanche 15 avril 2012

Jour 41 - Quito P.Q

Aujourd'hui c'est la journée de la compétition de vélo nationale. Daniel se rend tôt, je dors plus longtemps et me rend à la momtagne en taxi avec Thibeault, l'ami français. J'avais pris la peine de dessiner un plan qui expliquait où était la competition mais le chauffeur insistait pour nous amener ailleur. Je voulais aller à la fin de la course, au bas de la montagne, mais le chauffeur insistait pour nous amener au parc touristique en haut de la montagne. Rendu en haut, aucuns vélos en vu, je récidiva et insista sur le fait que je voulais qu'il me débarque sur le bord de la rue de l'autre côté de la montagne. Daniel m'avait montré 2 ou 3 fois l'emplacement de la course. Il n'y avait ni restaurent, ni motel, ni comptoir touristique. Seulement une clôture qui devait daprès-moi s'ouvrir au besoin.

Comme de fait, en arrivant à l'endroit où j'avais dessiné une belle étoile, on voyait immédiatement que c'était le bon endroit. Plusieurs voitures stationnées, des vélos remplis de boue, des visiteurs et des courseurs. Le taxi coûta 7$. On a probablement payé la moitié pour avoir la chance de visiter la montagne.

Daniel est arrivé quatrième de sa catégorie. Pas de podium. On a même assisté à sa chute à 3 mètres de la ligne d'arrivée. J'ai donc suivi le groupe bien assis dans la boîte d'un gros hummer. On est allé manger une petite frite accompagnée de quelques cervesa. 

Un petit tour au picnik électronique pour danser un petit coup puis nous sommes allé rien faire près des voitures. J'ai pris le premier lift pour la maison et je me suis couché en arrivant.

vendredi 13 avril 2012

Jour 40 - Mindo Quito

C'est ma dernière journée à Mindo. Pour faire changement, les alarmes de mes deux téléphones ont sonnés ce matin. 7h, 8h et 8h30. Je devais être du pour me lever. Les dernières heures de sommeil ne furent pas très constructive. Les rêves furent étranges et essouflants. Je n'ai pas aimé me faire rouler par mon guide. J'ai maintenant un drole de sentiments quand les gens me saluent. Me saluent-ils pour mon argent? Mais bon, j'aurais pu perdre bien plus qu'un peu d'argent et une paire de short. Cette aventure est derrière moi mais elle teinte mal la fin de mon Mindo. J'ai rencontré plusieurs bonnes personnes sur mon chemin, tant mieux.

Les américaines de la chambre d'à côté ont accompagné mon réveil. J'entendais "Caroline" (nom fictif) "Caroline!, Caroline! Caroline! Caroliiiiiiiine! Caroliiiiiiine! Caaaaaroooooliiiine!". Je pensais que quelqu'un avait perdu sa tortue, son chat ou son chien. Après avoir entendu le nom de Caroline plusieurs fois, Caroline se pointa finalement. Caroline, qui était sorti plus tôt de la chambre, avait bien pris soin de barrer le cadenas de l'extérieur, laissant sa partenaire de voyage prisonière dans sa chambre. Quel réflexe inutile. 

Je sors donc de ma chambre à 9h30 et me rend à ma petite table au resto du village pour y prendre mon déjeuner. Mon comptoir à jus étant ouvert mais sans personnel, je commande donc un jus avec mes deux oeufs et mes frites. Les saucisses étant back-order aujourd'hui, j'étais donc forcé de varier mon alimentation (notons ici qu'il est trop tot pour la bière).

Popo aimait beaucoup le déjeuner à Mindo. C'était le moment de la journée où il mangeait sa portion de frites. Je le faisait patienter à côté d'une frite que je lui interdisait de manger. Ça lui enlevait l'idée de courrir après les autres chiens. Comme partout en Ecuador, il y a beaucoup de chiens de rue. Popo s'entendait très bien avec tous les chiens, sauf le chien de l'auberge qui n'aimait pas partager son territoire mais nous n'y passions que peu de temps, ce qui réglait le problème.

Du coin de l'oeil, je regardais de temps en temps si je voyais passer mon guide. J'espérais encore récupérer mon argent et mon maillot de bain qui était resté dans son sac. Je devais me faire à l'idée. C'était pas vraiement une question d'argent mais une question de principe. Je le répète, si il m'avait demandé cet argent en échange de ses services, je lui aurais donné. Mais bon, passons.

Quand fut venu le temps de payer, j'était tout fier d'avoir pensé à changer mon 20$ en 4 fois 5$. Il est très difficile d'avoir du change à Mindo. Les commerçants sont souvent bloqués par un vingt ou un dix. Mon jus fraîchement pressé, mes deux oeufs et mes frites firent monter la facture à 2,25$. Je sorti mon 5$ et je vu les yeux de désespoir de ma serveuse. Elle me demanda si je n'avais rien de plus petit, je lui répondu que non. Je partis donc avec mon 5$ à la tienda d'à côté pour y acheter une petite bouteille d'eau. La bouteille coûtait 0,40$. Elle fit la même expression que la dame du resto quand je lui montra mon 5$. Elle me demanda si je n'avais rien de plus petit et vida tous ses petits pots de change pour me remettre ma monaie. Je pouvais enfin payer mon déjeuner. Note à moi-même: échanger mes 20$ pour des rouleaux de 1$. 

De retour à l'auberge, je devais quitter la chambre pour midi. Je me retrouvais encore une fois sans abris (pour quelques heures). Un message de Daniel de Quito m'informait que deux nouveaux couchsurfers étaient arrivés à sa maison. Si on compte les trois filles de Guayaquill qui venait passer le week-end, nous serions 8 en comptant Daniel. Week-end de camping dans son salon! Un gars du Péru et une fille de la Belgique. Vive les nouvelles rencontres. Je suis presque certain que je ne retrouverai pas mon matelas et le confort que j'avais à mon arrivée chez Daniel, j'ai été très chanceux! Maintenant mon rythme ressemblera plus à celui du voyageur. Un coussin pour dépanner et un coin pour mettre mon sac.

Il me reste 20 jours, trois semaines. J'essaie de ne pas y penser. Montanita? Je sais pas. On va passer à travers le week-end à Quito et j'embarquerai probablement dans un autobus au trajet trop long quelque part la semaine prochaine. Mais me voilà encore en train de faire des prédictions, je croyais pourtant avoir appris. 

J'ai donné mes vêtements à nettoyer. L'auberge offre le service pour 5$. Je m'attendais à courir après les buanderies mais chaque endoit où j'arrêtais offrait le service. J'ai même appris à plier mes souvêtement à Cuenca. On laisse le sac de linge à laver et il nous reviens propre et plié. Il est maintenant 13h et je suis au resto de l'auberge. Je me gratte ma petite picure de maringoin sur le petit doigt et attend tranquilement le moment de partir. Ma chambre est vidée, j'ai remis les clés et payé ma factures. Mes quatres jours m'ont coûté 100$ incluant les petites grosses cervesas, un souper au filet mignon, un hamburger, une crème glacée la chambre et le service de buandrie. J'ai oublié si c'était cher ou pas. Plus mon compte descend, plus Je trouve les choses dispendieuses. Mais pour cette fois, c'est pas moi qui paya, c'est Visa. Jajaja! Merci Mathieu du futur qui trouvera bien un moyen de payer tout ça!

Il est 15h, je suis maintenant dans l'autobus qui me ramènera à Quito. J'ai deux heures de voyage devant moi. Popo est déjà étendu de tout son long sur le banc à côté de moi. Il fait chaud dans l'autobus. Anecdote amusante, sans penser que j'avais un banc réservé, je me dirrigea vers l'arrière de l'autobus et choisis un banc selon la fenêtre qu'il offrait. Je voulais une fenêtre qui s'ouvrait directement à côté de moi. Pas devant ni derrière moi, mais bien juste à côté de moi. Je choisis un banc qui m'apparaissait bien. À ma suite, Caroline et sa tortionnaire entraient dans l'autobus. Leurs bancs étaient ceux directement devant le mien. Elle s'empressa d'ouvrir sa fenêtre, ce qui limitait l'ouverture de la mienne, et de coucher son banc qui allait maintenant me servir de repose genoux. Elle était accompagné du conducteur d'autobus qui confirmait, avec son billet, qu'elle avait le bon banc. Je décida de laisser mon banc choisi pour rejoindre mon banc dédié. Je sortis mon billet et le montra au conducteur que mon banc choisis était bien mon banc dédié. J'dois avouer que j'étais bien enligné. Je décide donc de faire fi de mon banc dédié et rejoint le dernier banc à l'arrière de l'autobus. Je ne peux pas baisser mon dossier mais je ne suis plus voisin de Caroline et ma fenêtre s'ouvre exactement comme je l'aime. Pour la première fois, j'ai apporté mon gros sac avec moi dans l'autobus. J'aurais pu le déposer dans la valise de l'autobus mais j'étais convaincu que l'autobus allait être presque vide. Erreure. L'autobus se remplissait rapidement jusqu'à ce que je réalise que je venais de prendre la place de quelqu'un. Un couple d'américain fut séparé quand la fille se vit désigner ma place. Elle ne voulait pas argumenter, elle prit la place. J'étais visiblement assis à sa place. L'autobus était plein. 

Le paysage est le même qu'à l'allée mais de reculon. Les mêmes montagnes tout autour de moi, les mêmes ravins, les mêmes détours: à droite la montagne, à gauche le ravin, à droite la montagne, à gauche le ravin. Ça passe toujours plus vite au retour. Après peu de temps, on était à la Mintad des Mundo. À partir d'ici, les murs de béton reprenait vie. On retombait dans un monde de petits enclos bien fermés. Des murs de blocs de béton partout. Certains finis au ciment, certain peints, certains non. J'étais toujours surpris de voir ce qui se cachait de l'autre côté. Habituellement bien contrastant avec l'extérieur.

Les bus aussi. Plutôt, la boucane noire derrière les autobus. Assez représentatif dans mon Quito. 

J'étais rendu au terminus de Quito en un peu plus de deux heures. Il n'y avait pas de taxi aux stands à taxi. Un homme m'offrit de me racompagner dans sa camionnette pour 3$. Beaucoup de camionnettes pick-up qui font le taxi en Ecuador. Souvent, plusieurs personnes font le trajet dans la boîte. Le prix était bon.  Vamos.

J'étais rendu à la maison en trois minutes, la course fut agréable. À l'appartement, il y avait Thibeault le français, le péruvien et sa copine belge. C'était bien drole de voir l'appartement de Daniel remplis de voyageur. Le nouveau couple était parti de Lima au Péru et montait jusqu'à Caracas au Vénézuela, le tout en Moto. Ils faisaient le voyage tranquilo, lentement, j'trouve ça bien.

Je sors avec Tibeault manger et j'en profite pour rapporter de la nouriture pour le déjeuner. Deux oeufs, des petits pains, du fromage et du beurre. Popo profite bien de la promenade. De retour à l'appart, petite grosse bière, échanges sur nos différents trajets, rédaction et repos. Content d'avoir vu Mindo, content d'être revenu à Quito.

Jour 39 - La cascada de Mindo

Le réveil sonne, je me recouche. Je prends bien mon temps afin d'avoir le plus d'énergie possible avec moi pour la promenade. Une fois levé, je me badigeonna de crème solaire et de crème à moustique. Ça fait drôle de mettre les deux. J'ai l'impression que je suis une genre de soupe chimique. Je mets habituellement la couche de crème solaire sous la crème à bébitte. J'ai l'impression que de cette manière, les deux sont plus actives. 

Je sors prendre mon jus habituel mais la porte du comptoir est fermée. Je rentre donc dans la boulangerie à côté et me prend un grand pot de yogourt aux fraises à boire. Je suis un peu déçu, surtout que mon comptoir à jus ouvrait quand je quittais la boulangerie. Je me rendis tranquilement au point de rendez-vous et Junior arrivait en même temps. Il avait avec lui des fruits qu'il avait ramassé dand l'arbre chez lui. Ces fruits n'étaient pas pour consommer mais bien pour échanger contre de l'argent à qui voulait bien les acheter. Un petit resto qui vendait des jus de fruit les acheta. Après avoir acheté des petits pains, du fromage et du l'eau, nous étions pret pour l'aventure. Je confirma avec lui que nous avions 10 kilomètres à marcher avant d'arriver à destination. Il confirma mon affirmation. 10 kilomètres en montagne, pourquoi pas. Il évaluait que nous allions prendre 4 heures pour se rendre, j'étais pret, Popo aussi.

La promenade était agréable. Nous avons rapidement atteint le sommet de la première montagne. Le paysage était agréable à regarder. C'était merveilleux de voir à quel point les fougères et les feuilles des arbres pouvaient prendre des dimensions surprenante. J'étais souvent devant des feuilles plus grandes que moi. 

À quelques moments dans notre aventure, Junior me faisait écouter ou regarder entre les branches. Je ne savais trop quel son écouter. Pour mon oreille non-initiée, je ne savais tout simplement quoi écouter. Des centaines de sons se chevauchaient. Des cigales, des grillons, des grenouilles et des oiseaux. J'entendaient probablement plus que ça et probablement autre chose que cette énumération mais c'est la seule chose avec laquelle je pouvais comparer. Un son embiant en trois dimensions. Un surround 360 qui quelque fois s'intensifie et qui d'autre fois s'éteint. J'ai encore le bruit dans les oreilles qui se mélange à celui de la rivière qui gronde. Les pluies des derniers jours ont nourri la rivière et ont élargie son lit. Une symphonie en plusieurs mouvement pour les oreilles.

Pour ce qui était d'observer les merveilles qu'il me pointait, je n'étais pas bien mieu. Il me pointait un oiseau vert perché dans un arbre vert. L'oiseau était bien entendu gros comme ma main et l'arbre gros comme un train. Je pouvais voir l'oiseau seulement lorsqu'il s'envollait et c'était habituellement trop tard. J'ai eu la chance d'entrevoir un oiseau très rare que même Junior avait rarement vu. Il était petit et brun. J'eus plus d'émerveillement dans les yeux lorsqu'il me pointa le toucan. Un toucan d'une espèce très répendue ici, avec beaucoup de vert. Je ne le vu qu'un peu entre les branches mais j'étais bien content d'être en présence d'un proche cousin de monsieur froot-loop. J'ai aussi vu voler petit groupe d'oiseau qui étaient soit des corbeaux ou des perroquets. Le nom en espagnol ne me disait rien, seul l'imitation de son cri par Junior me donna un semblant d'idée sur la nature de ce que je regardais.

Un peu plus loin, mon guide s'arrêta, pris un baton et le lança en l'air. Je me demandais bien ce qu'il faisait mais je compris rapidement qu'il tentait de faire tomber un fruit bien accroché à son arbre. Après 3 ou 4 tentatives, il changea sa méthode. Je m'approcha de l'arbre tenta de le balancer afin d'approcher un fruit de nos mains. En avant, an arrière, en avant, en arrière, comme une balançoire. Pendant ce temps, Junior essayait de sauter sur place pour atteindre le fruit. Soulignons qu'un faut pas aurait pu le faire glisser dans le ravin, car ravin il y avait. Après quelques coups de pratique, il pu finalement arracher le fruit de son arbre. C'était un fruit de la famille des citrus. À l'apparence de l'orange mais au goût du citron. Malgré son goût de citron, sa pulpe était pleine d'eau. Junior sépara le fruit en deux, je pris 3 quartiers que je glissa dans ma bouteille d'eau et mangea le reste. J'avais donc une limonade 100% naturelle.

Un peu plus loin, il s'arrêta et leva une branche pour me montrer l'insecte qui y fesait la sieste. C'est encore un mystère pour moi, comment faisait-il pour voir le petit oiseau sur la branche au loin ou l'insecte sous la feuille. Il avait l'oeil aiguisé. Moi, je voyais rien.

En attendant, je m'attardais aux petites taches de couleur autour de moi. Je parle ici des fleurs qui contrastaient sur le fond vert de la forest. Une petite rouge, une rose, des rose et blanche, des bleues et d'autres rouge. Mes préférées étaient les fleurs dans lesquelles se nourrissaient les colibris. Une petite choche pointant vers le côté ou vers le bas ressemblant étrangement aux mangeoires à colibris qu'on retrouves en campagne.

Un fois arrivée au bout du chemin, une grille fermée nous attendait avec une enseigne qui nous expliquait la marche à suivre pour rentrer. Un gros pot de métal était suspendu juste à côté avec un baton de métal attaché après. Nous devions transformer cette chaudière en cloche, faire le son le plus fort possible et attendre 5 minutes qu'on vienne nous ouvrir. On entendit des sons nous répondre de loin. Nous avions donc rejoint la réception et devions patienter. Mon guide aime bien traverser les fils barbelés. Nous n'avons donc pas attendu, nous avons tout simplement escaladé la forêt, passé entre les fils barbelés et sauté de l'autre côté. Pourquoi pas. 

Nous avons donc suivi le petit chemin aménagé de la largeur d'une personne pour rejoindre nos hôtes encore inconnu. Nous avons donc été accueilli par un homme et un garçon plus jeune. L'homme était originaire de la région et le garçon venait de californie. Sur le site il y avait une maison occupée par un couple d'une soixantaine d'année, de l'homme qui nous avait accueilli puis d'un gars et d'une fille dans la début vingtaine installés comme volontaires trmporairement. Tous bien gentils, la dame accepta de remplir ma bouteille d'eau et la fille me fit prendre le lézart qu'elle venait d'endormir en lui flattant le ventre.

Junior pris une machette, invita le garçon à se joindre à nous pour la dernière marche vers les chutes et de ce pas, nous étions reparti. L'aventure, bien que devant nous, était presque terminée. On avait marché beaucoup, il ne nous restait que 20 minutes de promenade pour atteindre notre objectif. Certains arbres avaient glissé sans le chemin, Junior à la machette nous nettoyait le chemin allant jusqu'à couper un arbre à deux endroits sur le chemin du retour. On voyait très bien que ce n'était pas sa première fois. Nous étions entre de bonnes mains. Arrivé à la chute, je pris quelques photos. Il m'était impossible de voir l'ensemble de la cascade dans une seule photo. Le courrant était très fort et l'eau éclaboussait partout. Le grondement était fort et il faisait froid. Pas questions de me baigner. 

Sur le chemin du retour, Junior me montra une feuille d'arbre dont la tige était recouverte d'épines. Il me fit signe de toucher. Le dessus de la feuille était bien doux. Junior pris ma main et me fit toucher au dessous de la feuille. On aurait dit un choc électrique. Le picottement sur mon doigt monta jusque dans mon avant bras. Il m'expliqua en riant que ceci était bon pour moi. Que mon coeur allait palpitter un peu mais que c'était normal. J'allais produire les anticorps nécessaires et devenir plus fort. Je n'avait d'autres choix que de le croire. Vive les picottements!

Ce qui m'impressionna le plus de la chute était la pureté de son eau. Venant directement des montagne, elle était supposément bonne à boire. Je n'ai jamais vu un point d'eau, à part la petite source de St-Alphonse, duquel on pouvait boire directement. J'allais donc tenter ma chance et y remplir ma bouteille. Aucune matière visible en suspension, pour le reste, je n'avais rien pour la tester. J'en bu 3 bouteilles et jusqu'à présent, tout va bien. Ma limonade naturelle venait se prendre un tout autre virage avec l'eau de la cascade. Un beau petit luxe. 

Sur le chemin du retour, Junior s'arrêta sur une propriété privée, défia de nouveau les barbelés et y brisa une grosse branche d'arbre. Après avoir enlevé les feuilles du haut et s'en être débarassé de l'autre côté du chemin, il brisa en deux la branche de 5 pieds et m'en donna la moitié en me disant "dulce". Ça y est, j'était comblé. Pour ajouter à la limonade, j'avais une grosse branche de canne à sucre juste pour moi. Connaissant déjà le mode d'emploi, je me gava, prenant bien soin d'en rextraire tout le jus. En plus d'être bien sucré, cette branche regorgeait d'eau. Ça pouvait pas être mieux. 

Le reste du chemin se fit debout dans une boîte de pick-up. J'étais bien content de ne pas marcher pour le retour. Le pick-up était deux ou trois dollards chacun. Je payais bien entendu pour mon guide. Le chauffeur n'ayant pas de change, Junior m'expliqua qu'il allait faire du change, payer le chauffeur et me redonner la balance de mon 20$ après le souper. 

Junior ne se pointa pas au rendez-vous fixé. Je venais de perdre mon 20$. Je trouve domage qu'il ne me l'ait tout simplement pas demandé en échange de la journée. Si je fais le décompte, le divertissement, l'invitation, les oiseaux, les plantes, la limonade naturelle, la chute, la promenade en forêt, la branche de canne-à-sucre et le transport du retour méritaient bien 20$. Au lieu de ça, j'ai payé 20$ pour apprendre à être moins naïf. Dans leus deux cas, je me concidère quand même gagnant.

Une petite pizza sur la terrasse d'à côté, un hamburger au resto de l'auberge et une petite grosse bière pour terminer cette journée dispendieuse en beauté. Mon billet d'autobus est acheté. Je quitte demain à trois heures. Mindo, tu es bien jolie. Merci.

jeudi 12 avril 2012

Jour 38 - Il fait chaud à Mindo

Il fait chaud. Je suis à Mindo et il fait chaud. Cette nuit il a plu jusqu'à 4h du matin, beaucoup de difficulté à dormir. Une chance que j'avais mon petit jeu fraîchement installé sur mon iPad, je ne me suis pas endormi avant deux heures et demie. Ce matin, réglé par mon destin, l'alarme de mon téléphone sonna comme l'autre matin mais cette fois, seulement à 8h. Je me permis de dormir encore un peu, je snooza jusqu'à 9h30. Au lever, petite douche, crème solaire sur le nez et sur le front, vêtements propres et lunettes soleil sur le nez, j'étais pret à déjeuner.

Je me rendis au comptoir à jus de la veille et redemanda la même chose. Fruits mélangés broyés avec du lait. Je bu mon verre à la paille sous un soleil très chaud. Je savais déjà que je n'allais pas passer beaucoup de temps au soleil aujourd'hui. Aujourd'hui, j'aurais pu me faire cuire un oeuf directement dans mon assiette. J'oublis toujours à quel point le soleil peut être chaud. Aujourd'hui est une bonne journée pour m'en rappeler.

Le jus bu, ma prochaine destination était ma petite terrasse à déjeuner. Ma petite table sur le trottoir était encore là et la signorita était dans sa cuisine. Je lui demanda de me préparer la même assiette mais cette fois, avec deux oeufs. J'étais bien content de savoir que je pouvais déjeuner à la québécoise. Deux oeufs saucisse. La seule différence était le pain qui était remplacé par la patate frite et le jus d'orange qui était remplacé par un coke. Des détails avec lesquels je n'avais pas trop de problème. J'allais tout simplement déjeuner-diner.

Mon repas terminé, c'était le temps de payer. J'ai eu à débourser 2,25$ pour régler la cuenta. Le petit problème était que je n'avais qu'un 10$. À Mindo et même à Quito, les grosses coupures comme les 10 et les 20 sont à éviter. Le gentil monsieur eu à faire plusieurs commerces pour trouver le change nécessaire. 

Je tenta une petite promenade dans les rues de Mindo pour faire descendre les frites. Popo avait sa gang et devait être ramené à l'ordre de temps en temps, il serait bien parti à l'aventure avec ses amis. Le soleil était trrrrrès chaud. Je remettais même la plage en question à cet instant. À part chercher de l'ombre, je vois mal quelle activité pouvait m'intéresser. Peut-être trouver l'ombre. Je tenta de passer par des rues que je n'avais pas vu mais je suis presque certain d'avoir foulé le sable de toutes les rues de Mindo. L'idée était donc de retourner à l'auberge et attendre sur la terrasse couverte que le soleil se cache un peu et que les nuages sortent de leur cachette. Il est 12h55 et il fait chaud à Mindo.

Après une petite pause, je retourna me promener en tentant de longer une petite route que je ne connaissais pas. Un petit chemin de terre qui se dirrigeait vers les montagnes. Encore une fois, d'hostal en hostal, je découvrais le paysage. Pour la première fois à Mindo, je pouvais voir quelques orchidées. Je m'attendais, j'avoue, à traverser des champs d'orchidées, mais je fus déçu. Un petit jardin privé à côté d'ici charge un prix d'entrée pour faire le tour. Le jardin est bien isolé et aucune brèche ne permet de voir à l'intérieur. Dans ma petite promenade, je pu voir quelques variétés en liberté. Deux ou trois sortes voulaient bien poser pour la caméra. Je pris quelques clichés et continua ma promenade sur cette route de campagne. 

L'attraction principale de mon après-midi fut lorsque j'eus à traverser la rivière qui elle, traversait la route. Un petit pont de planche avait été aménagé. Je le croyais bien solide mais parceque je le voulais bien. Je pris Popo sous mon bras et brava ce petit pont. Finalement, rien n'arriva, j'étais traversé. Je continua jusqu'à la pancarte qui indiquait "Propriété Privée" et je retourna de bord. L'activité était bien faible en revirements. Quelques goutelettes tombèrent vers 15h comme un apperçu de la soirée qui approchait. J'étais en route pour l'auberge. Pour la première fois, je sentais que je tournais en rond. Il me reste la journée de demain pour terminer mon tour de Mindo. Je me cherche une activité. Il est 16h, bientôt le temps de manger. Je voulais pratiquer mon billard ecuadorien, mais je n'ai vu aucune table de billard. Allons promener Popo avant d'avoir l'excuse de la pluie.

Ceci étant dit, en marchant tranquilement, un ami de la rue me salut. Je le rejoint et il s'invite à marcher avec moi. parle parle jase jase, il me propose une bonne tasse de thé, que j'accepte volontier. Je poursuit en lui communiquant mon désaroi de n'avoir trouvé aucune table de billard. Il me rassure en pointant du doigt la direction à prendre pour aller au salon de billard. Mais juste avant, il devait aller aider une amie à déménager. Excellent! Enfin une activité! La gente fille venait de Toronto, avait rencontré le bon garçon à Mindo et avait décidé d'y rester pour toujours. J'ai vu le garçon, j'aurais probablement fait la même chose. Elle habitait depuis une semaine dans une mini cabane avec poêle et bonbonne de gaz, une table, quatre chaises, un lit et sa base et quelques sacs et poches. Je ne comprends toujours pas comment elle a sorti tout ça de son premier logement. Tout a rentré dans la boîte d'un pick-up. Elle se retrouvait dans un petit loft avec un bon coin cuisine, une place pour mettre le lit et du lousse. J'ai pas osé lui demander combien elle payait. En un coup d'oeil, mes plans de rénovation étaient faits, les couleurs choisies, le plancher nettoyé. Peut-être bien que les toilettes et la douche étaient à l'extérieur, mais il y avait un joli espace jardin à l'arrière et une piscine creusée vide.

L'amie déménagée, c'était maintenant le temps des pools. Trois tables entre quatre murs de blocs de béton, une armature au plafond pour créer une pente, des longues branches de bambou épais, des traverses et des feuilles de tôles comme toit. Un design minimaliste et fonctionnel. Popo couché dans un coin nous regardait tourner au tour de la table. À deux, nous avons facilement fini les quelques bières encore dans le frigo. Junior, mon guide "mindoyen" jouait bien. Il avait décidé, sur le coin de rue, que j'étais son ami, il trouvait que j'avais une bonne énergie. Moi ça me faisait un ami au prix du gros. Je payais la bière. Un ami bien moins cher qu'au pharmaprix. Je le suivi donc dans son train-train trois petits points. Chez un ami, chez un autre, certaines fois poir le thé, d'autre fois non. 

Demain je doit le rejoindre vers 10h pour aller à la cascade avec mon costume de bain, mes shorts, mon stuf à bébite, ma crème solaire, un petit lunch ferait pas de tord. Une petite sandwich para llevar? Envoye dont.

mardi 10 avril 2012

Jour 37 - Mindo uno

Je me réveille en pleine nature avec le réveil de mon téléphone. Je n'avais pas prévu ce bipbip. J'imagine qu'il devait faire parti de mon horraire car, même après l'avoir désarmé et après avoir désarmé la deuxième alarme prévue 10 minutes plus tard, une troisième alarme cachée me réveilla pour de bon 5 minutes plus tard. J'imagine que j'étais du pour me lever. Bon matin Mindo.

Étant la basse saison, les déjeuner ne sont pas offert à l'hostal. Je m'instale donc pour prendre mes emails et pour mettre mon blog à jour. Rapido presto, tout est réglé. Il est maintenant venu le temps de déjeuner. Première aventure dans un Mindo encore inconnu. Je ne veux pas m'installer dans le gros restaurent du coin. Je ne veux pas non-plus d'un menu en anglais. Je cherche un desayuno. Je fais le tour du village, le même tour qu'hier, mais cette fois à la lumière du jour. Je peux donc avoir une meilleure idée du look de Mindo. Popo heureux de courrir dans la rue, je prends bien note de mon environnement. Une discothèque, une pizzeria panificadora, une agence de viaje, une boucherie, un restaurent, un autre restaurent, un autre restaurent, un hostal, une pizzeria et un café Internet. Cet échantillon représente les commerces du coté ouest de la rue Avenida Quito entre 2 rues sans noms.

Après avoir bien trié les places à desayunos des places à almuerzos, il était temps de faire un choix. Accroché sur une petite cloture, un petit enseigne indiquait le mot tant attendus: "Jugos". Entre la boucherie et le restaurent, un mini restairent était emménagé dans le corridore séparant les deux commerces. 

De mon expérience avec les jugos, j'allais me faire demander la sorte de fruit que je voulais, si je le voulais en smootie (avec du lait) et si je voulais du sucre rajouté. Je prends habituellement la totale, sans sucre rajouté. Au lieu de choisir un fruit, je demande pour tous les fruits mélangés. On me regarde drolement rendu là mais c'est plus un sourir amusé que d'autre chose. J'ai donc droit à un grand verre de fruits pour 1,50$. Todo bien. Ceci fut mon déjeuner.

Une petite promenade m'amena en périférie de Mindo. Sans aller trop loin, je découvrais les rues qui encerclaient le village. Plusieurs autres hostals, un centre aquatique, quelques maisons, un centre sportif et beaucoup d'arbres. J'ai bien vu quelques papillons, quelques orchidées et entendu des oiseaux mais je n'ai pas encore vu ce pourquoi Mindo est si populaire. J'ai bien croisé une ferme de papillon et un jardin d'orchidés mais les deux étaient des attractions contrôlées. J'attends de voir tout ça en millieu naturel. 

Un petit saut à l'auberge et le temps était venu de manger. Encore une fois, je devais choisir ce que je voulais manger. Poisson, poulet, viande, riz, pizza et hamburger, j'avais le choix mais encore une fois, je faisait mon difficile. Un petit comptoir offrait des mets locaux. Ce fut mon choix jusqu'à ce que je vois dans la fenêtre d'un petit resto, la Salstiche Completo. Je venais de trouver. Un oeuf, deux saucisses, de la petite salade, des patates frites et un coke. C'était ce qui se rapprochait le plus d'un petit déjeuner. Je sauta sur l'occasion.

En demanda à l'homme qui regardait la télévision dans le restaurent si il m'était possible de manger, il me répondit que oui mais que je devais attendre la signorita qui devait revenir dans une trentaine de minutes. Le restaurent est ouvert mais il n'y a pas de cuisinière. C'est exactement le genre d'endroit où je voulais manger. Une bouffe préparée par des gens non stressés. Voilà la buenna comida. Je dis alors à l'homme que todo bien et que j'allais repasser un peu plus tard. 

Le village n'étant pas bien grand, même après avoir visité les quelques rues que je n'avais pas encore vues, il me restait beaucoup de temps à rentabiliser. Je demande donc à l'homme du resto la permission de prendre place sur sa terrasse et de boire une petite grosse bière en attendant. La différence entre un hôte ecuadorien et un hôte nord-americain est devenue claire pour moi à ce moment. La dame de l'auberge originaire des États-Unis inventait plein de règlements et d'excuses pour expliquer le manque de service ou de nourriture. Mon hôte, au petit resto du coin, n'avait pas de bière sur place. Il me répondu quand-même qu'il n'y avait pas de problèmes, alla chercher une bière toute froide à la tienda d'à côté et la déposa sur la table devant moi. Voilà ce que j'appelle avoir de l'allure.

Le repas terminé, je comptais à mon actif cinq nouveaux amis. Deux passants dont un rencontré la veille, l'homme du resto, la signorita qui m'avait cuisiné mon repas et la dame de la tienda d'à côté qui vendait la bierre.

Les frontières sont floues ici. Comme le temps, la température et les manières de faire. Mindo est comme un gros Misahualli. Ici on salue les gens qu'on croise et c'est bien comme ça. Le repas terminé, je pris une autre bière et rédigea le début de ma journée. Il est bon d'avoir le temps de rien faire ailleur que devant la télévision.

Il est maintenant 14h20, les nuages recouvrent tranquilement Mindo. Il faisait très chaud cet avant-midi.

En arrêtant à l'auberge pour un petit pipi (le village est assez petit pour retourner à ma chambre quand l'envie me prend) je demanda à mon hôtesse quels étaient les points d'intérêts de la région facile à atteindre à pied. Elle me questionna sur la nature de l'activité souhaitée, je lui répondit que de regarder un arbre était bien suffisant pour moi. Elle sorti une petite carte et m'indiqua deux endroits où il était possible de voir la rivière Mindo. Elle avait très bien compris mon profil d'explorateur. Regarder une rivière, de toutes beautées. Sans avoir vraiement écouté ses indications (je me fiait ici à mon subconcient pour me mener à bon "porc") je pris la dernière route de terre qui partait du village. Popo, encore une fois bien content de vivre libre de laisse, me devançait alègrement. Le chemin était de terre et de chaque côté de moi, la verdure formait deux grands murs. Encore ici, je ne voudrais me perdre en forêt. La végétation était très dense. Être tombé au millieu de ces fourreaux épais, je n'aurais su où mettre les pieds. Par chance, une route était tracée juste sous mes pieds. Mindo, à mes yeux, regorgeait de gite, d'auberge, de camping et de refuges. Il faut vraiement être pas chanceux pour se retrouver à la rue ici. Je croisa une petite rivière que j'aurais pu traverser à pied en enlevant mes souliers et en roulant mes pantalons mais le petit pont d'à côté me semblait bien plus simple à traverser. Je rejoignis une deuxième rivière au courant beaucoup plus fort. Je crois que cette rivière était la Mindo. Le tout était très joli. J'avais atteint mon objectif. Comment mieux rentabiliser mon temps autrement qu'en allant plus loin. Malgré quelques moustiques et le ciel qui se couvrait tranquilement, je continua ma route le long du chemin. Ce chemin montait sur la montagne. Intéressant. Je continua donc à marcher vers l'aventure. Une pancarte indiquait un téléférique dans quatre kilomètres. Je n'avais pas l'intention de m'y rendre mais de savoir qu'il y avait quelque chose au bout du chemin me rassurait. Au moins, je savais que je ne m'enfonçait pas tout simplement dans une dangeureuse forêt sans fins. Je continuais donc à monter vers mon destin. 

Je me rendis à un point où la route à flanc de montagne me permettais de voir Mindo dans son entier. Voilà le vrai objectif de ma journée. Je ne l'avais pas prévu mais il était là. Quoi de mieu que d'onserver Mindo du haut de sa montagne. Au loin, des auberges ponctuaient la forêt. Plus proche, le village s'étendait à gauche et un peu à droite. Mindo et ses 2421 habitants se faisait beau pour moi. J'aime bien voir l'ensemble, ça aide à décortiquer les détails. Le panorama bien enregistré dans mon petit tirroir de la mémoire, je repris la route vers le bas pour regagner le village. Les nuages étant de plus en plus présents, je devais m'attendre à une petite pluie. Comme de fait, après quelques pas vers le bas, l'air se transforma soudait en bruine puis en pluie. Plus haut, les feuilles des arbres étaient assez grosses pour me faire un parapluie mais ces feuilles restantes le long du chemin étaient soit trop hautes ou soit trop brune. J'opta pour la résiliation et tout fut réglé. 

Arrivé au village, la pluie avait cessée. Je décida donc de poursuivre ma promenade et d'aller explorer l'autre côté du village. Les petites rues en terre trahissait du coup le niveau de pauvreté. Encore là, je ne comprends toujours pas cette réalité. Je suis bien concient que les points d'intérêts et les priorités sont différentes. Les maisons sont faites de blocs de ciments. Les plus riches recouvrent ces bloc d'une couche de béton qui uniformise la maison. Bien que ce soit coquet, ça n'avantage en rien la solidité du bâtiment. Si on pousse la note une coche de plus on peut peinturer ce béton mais ça change en rien le niveau de confort. Pour ce qui est des fenêtres, les moustiques sont presque innexistant. Certains ont des vitres, d'autres non. J'avais bien peur avant de partir du Canada de me dirriger vers le pays des mouches noires de 15 livres. Je peux confirmer aujourd'hui que les moustiques sont bien présent mais que c'est rien comparé à St-Michel, St-Zénon ou même St-Jean-de-Matha. Mais bon, j'ai peut-être été chanceux mais bon, on est loin de la mouche à chevreuil qui part avec un bout de bras. Donc, les moustiquaires sont donc secondaires. Je ne décris pas ici l'ensemble des habitations mais probablement la moitié. En fin, assez pour m'interroger. Ce qui cloche pour moi est la présence de voiture presque neuve ou en bon état devant ces maison. J'ai l'impression que la voiture vaut autant d'argent que la maison. Tous les portraits sont possibles, j'aurais pu m'attarder au design et à l'exotisme de l'architecture. J'aurais pu faire de belles photos soulignant le luxe tropical de Mindo mais c'est pas ça qui m'a sauté aux yeux en premier. 

Après avoir longé une petite rue, enjambé la rivière qui la traversait, je rebroussa chemin quand un mur de vache me bloqua l'accès. Je crois que c'était signe que j'étais rendu assez loin. De retour vers l'auberge, il me restait juste assez de temps pour apprécier un petit appéritif. Je choisis donc la terrasse déservie par la dame la plus vieille du village. Je me commanda une petite grosse cervesa et la pluie commença. J'en commanda une deuxième en attendant que la pluie se calme mais rien n'inspirait l'accalmie. Je commanda donc une pizza et une troisième cervesa en regardant la pluie tomber. Une grosse averse. Une très grosse averse. Je cru comprendre que, chaque jour à Mindo, la pluie tombe en même temps que le soir. Les grosses chaleurs de la journée transforment l'eau des rivières en nuages. Lorsque les nuages sont bien plein, tout retombe en déluge. J'ai donc passé beaucoup de temps sous le petit toit du restaurent à regarder la pluie tomber, à regarder les gens attendre sous les petits toits, à regarder ce monsieur attendre pendant presque une heure qu'un taxi le ramasse lui et son gros sac de riz, à attendre sous la pluie en regardant les gens qui attendaient sous la pluie en regardant les gens qui les regardaient.

La pizza terminée, les trois petites grosses cervesa bues, je m'arrangea pour croire que la pluie s'était calmée, ayant étudié tous les petits toits reliant la pizza à mon chez-moi, je parti d'un pas décidé vers mon auberge. J'aurais pu être plus trempé mais les toits étaient bien dispercés.

Arrivé à ma chambre, je pris mon iPad et regagna la salle à manger pour tout lui raconter. Je dois souligner que je suis en Ecuador devant un feu de foyer et c'est très apprécié. Popo fait dodo, il est 8h34 et ma journée est pas mal terminée. Sans lumières dans la rue devant l'auberge, j'ai l'impression qu'il est 2h du matin. Domage qu'Internet ne se rende pas à la chambre. J'imagine que je vais bientôt comprendre pourquoi je me suis levé à 7h ce matin.

J'hésite à dire bonne nuit mais on dirait que la journée est terminée. Je vais donc mettre ce post en ligne et raturerai demain si la soirée a explosé. Sur ce, bonne nuit.

Jour 36 - Colibris et mariposas

Suivant les conseils de Daniel, considérant mon intention de passer le week-end prochain à Quito, je ne voulais pas partir trop loin durant la semaine. Le 10h à 15h d'autobus pour aller passer 4 jours à la plage me semblait mal optimisé. Daniel m'avait conseillé d'aller visiter Mindo qui était beaucoup plus proche et supposément très joli. Le 2h d'autobus me semblait beaucoup plus réaliste et confortable. Les indications du terminus d'autobus étaient assez faciles à trouver. Mindo étant un petit village visité par plusieurs voyageurs, j'eus rapidement toutes les informations dont j'avais besoin. L'autobus partait du terminus nord (un autre) à 16h. Un taxi de la Mariscal pour se rendre à ce terminus coûtait 5$. Je pouvais donc évaluer les distances et le temps nécessaire pour se rendre. 

Je pris donc la journée pour me préparer. Mes vêtements m'attendaient sagement à la Lavanderia. Je passa les chercher vers 9h15. Je déjeuna tranquilement en mangeant un oeuf dans le trou, directement de la poêle achetée la veille, et en buvant un grand verre de jus d'orange. Je me gracia d'une bonne douche chaude. J'avais encore le petit frisson attrappé la veille au téléfériQo. Je replia les vêtements récupérés plus tôt et prépara mon sac-à-dos. Il était midi, j'avais mangé, j'était propre et pret à partir. Je profita des quelques heures qui me restait à Quito pour aller faire courir Popo au parc La Carolina.

La température changeait aux vingts minutes. Il pleuvait, il faisait beau, il pleuvait, il faisait chaud. Je partis donc en taxi pour la Carolina sous la pluie. J'avais mon capuchon cette fois-ci. Je commença le tour du parc et le soleil se montra. J'avais à présent très chaud avec mes épaisseurs. J'attacha mon manteau de pluie autour de la ceinture et mon kangourou autour du manteau de pluie. Il faisait maintenant très beau et Popo était très content.

À deux heures, je pris un taxi qui me ramena à la maison. Il me restais à présent quelques minutes pour terminer mon sac, j'avais oublié d'y ajouter la bouffe de Popo. Le tout bien rangé, je barra les petits cadenas et apporta mon sac près de la porte. C'était mon signal. Il était 15h, c'était maintenant d'y aller. Gros sac sur l'épaule, petit sac sur l'autre, Popo attaché au bout de sa laisse, la laisse attachée à ma ceinture. Je venais de tomber en mode voyage. Un nouveau Cuenca, Cotacachi, Misahualli, une nouvelle destination. En route vers les Papillons.

Le trajet d'autobus me sembla durer deux heures, comme prévu. J'avais lu qu'il était mieux de s'asseoir du côté droit de l'autobus pour apprécier le paysage, ce que je fis. Une fois sorti de la ville, la route suivait les montagnes, celles du nord-ouest cette fois ci. La route avait radicalement été creusée à flanc de montagne, ce qui me permis de passer un certain temps à m'assurer que le chauffeur respectait bien le 6" souhaité entre les pneux de l'autobus et le ravin. Alors, à tour de rôle on contournait une montagne à gauche, un ravin à droite, une montagne à gauche et un ravin à droite. On avait pas le choix, nous devions contourner toutes les montagnes. Aucune ligne droite sur ce trajet. 

Le ciel était couvert de nuages qui étaient plus bas que le haut des montagnes. Impossible donc de voir combien haut ces montres montaient. J'imaginais un deuxième étage avec un tapis blanc et des pointes de montagnes qui dépassaient ici et là. Mais bon, l'image est belle mais j'ai bien l'impression que la tête des montagnes était tout simplement perdu dans le nuages. J'ai bien hâte de voir si ce climat était propre à la journée ou à la région.

L'autobus débarqua tout le monde (incluant moi) dans le petit village de Mindo qui est plus grand que Misahualli mais pas de beaucoup. Je trouva mon auberge (Le CasKaffeSu) très rapidement, y déposa mes sac et parti faire un petit tour du village. Bien que le soir avait tombé je pu apprécier les rues larges sans voitures, les chiens qui s'y promènent tranquilement, les petits restaurants, les tiendas, les auberges, les cafés Internet (beaucoup de cafés Internet) et les petits bars. Un peu plus loin, il y avait même un cirque d'installé, un chapiteau qui annonçait un spectacle. Je ne m'y suis pas risqué, de peur d'y rester enfermer ou d'avoir à y applaudir des numéros troublants. Bref, j'ai évité de croiser des yeux le crieur de rue qui vendait les billets.

Le petit village est bien joli mais mal éclairé. J'en verrai plus demain. Pour l'instant, c'était le temps de me payer un bon petit souper. Je retournais donc au restaurant de l'auberge et me commanda un bon petit filet mignon sauce champignon.

J'avais choisi cet auberge car elle sortait en premier dans mes recherches Internet lorsque je croisais "auberge Mindo" et "bienvenue aux chiens". La majorité des commentaires étaient bons sauf un qui mettaient en perspectives tous les autre. Le commentaire parlait d'une propriétaire prétentieuse, malcommode et exigente. Immédiatement après la critique négative, il y avait la réponse de la dite prétentieuse. La malcommode expliquait que les malheureux invités faisaient la fête dans la chambre avec des étrangers. Elle expliquait qu'elle exigeait aussi un dépot de 50% payable par PayPall pour toute réservation. Elle disait qu'elle avait eu plusieurs fausses réservations et qu'elle devait maintenant agir de la sorte pour éviter les problèmes. Daprès son ton, je savais qu'elle n'allait pas devenir mon amie mais je ne craignais pas pour mon séjour. Je n'ai, bien entendu, pas réservé avant de partir et n'a aucunement l'intention d'y faire la fête durant mon séjour.

À mon arrivée, je reconnus le portrait type de la borderline. Elle était bien gentille, polie et courtoise mais je voyait sa limite comme si une grosse loupe flottait devant elle. Elle préférait prévenir tous les coups possibles pour s'assurer du bien-être de tous et chacun. Je l'imagine en train de prendre sa petite pilule contre le stress ou pire, de passer la journée les dents serrées et le sourir forcé. Mais bon, cette remarque ne jettera aucun ombre sur mon passage à Mindo. Je sais très bien quoi dire et comment le dire poir m'assurer ses bonnes graces.

Le filet mignon était bon mais c'est la tranche de viande sous le filet mignon que je trouvait suspecte. On aurait dit le restant d'un autre client, chauffé et réchauffé, ne servant qu'à donner plus de hauteur à la tranche commandée. Et non, je n'ai pas posé la question à mon hotesse. Tout était excellent, merci beaucoup!

Une fois le repas terminé, je reparti pour un deuxième petit tour de ville, question de digérer et de faire courir Popo un peu. Il s'en donnait à coeur joie avec les chiens de la rue, tellement que je me demandais si il allait se souvenir qu'il devait me rejoindre. Comme si l'excitation lui faisait complètement oublier que j'étais là. En tout cas, ça lui prend beaucoup moins de temps pour se faire des amis qu'à moi. La seule personne à qui j'ai parlé durant ma promenade voula me vendre des colliers. J'étais pas intéressé.

De retour à l'auberge, je demanda à mon hotesse si je pouvais monter une bierre à la chambre. Elle m'informa qu'elle me donnait le droit même si le règlement disait autrement. Elle précisa qu'elle avait rédiger ce règlement pour éviter les party. Je lui promis qu'aucun party n'aurait lieu dans ma chambre et que j'allais aussi en avertir Popo. Elle trouva ma blague bien amusante. Elle est probablement bien gentille mais tellement craintive que ça lui enlève beaucoup de légertée. Mais bon, elle me loge quand même pour 16$ la nuit dans une belle petite chambre avec salle de bain privée. Ma porte donne directement dehors et il y a wifi dans la petite cour intérieur (sauf lorsque la porte du restaurent est fermée). C'est joli. La chambre est toute blanche avec de jolis rideaux roses et la coquerelle qui a traversé ma chambre n'était pas si grosse que ça. Je me sens comme dans la maison de la stroumfette. Les surprises arriveront bien dans le temps comme dans le temps et c'est tant mieux. 

J'ai donc eu le temps de mettre mes textes à jour. Quito n'est plus une place pour la contemplation. Je ne prends plus le temps de m'asseoir et revenir sur ma journée. Quito est devenu un lieu d'action entre les petits voyages. J'y ai passé un bon week-end et suis bien content d'être ici pour m'en reposer. Sur ce, bonne nuit aux colibris, aux orchidées et aux papillons. Je vous verrai probablement demain.

Jour 35 - Toujours plus haut

J'étais parti, en compagnie de Thibeault et de Daniel, avec la pensé magique qui me disait qu'il allait faire beau. Destination Téléfériqo sous la pluie, dans les nuages. Nouvelle tentative pour monter en haut du volcan. Les nuages étaient si denses que je les voyais passer sur mes pieds. C'était très joli mais très humide. 

Après une heure de marche, la pluie s'est mise à tomber comme si jamais elle n'allait arrêter. Demi-tour, retour au bas du téléférique pour rejoindre Daniel. Daniel montait en tétéférique et redescendait en vélo. Il eu le temps de descendre quatre fois en quatre heures. Nous l'avons attendu tranquilement sous le petit toit en buvant le Mate de Coca. Respectons les traditions! On a même eu droit à la soupe de la semaine sainte préparée avec 14 sortes de poids. J'avoue que j'ai rarement mangé une aussi bonne soupe au poids

De retour à la maison complètement trempé, le reste de la journée fut consacrée à l'épicerie, à la sauce à spaghetti, au ménage, et au dodo. Tranquiiiiiiiile.