vendredi 13 avril 2012

Jour 39 - La cascada de Mindo

Le réveil sonne, je me recouche. Je prends bien mon temps afin d'avoir le plus d'énergie possible avec moi pour la promenade. Une fois levé, je me badigeonna de crème solaire et de crème à moustique. Ça fait drôle de mettre les deux. J'ai l'impression que je suis une genre de soupe chimique. Je mets habituellement la couche de crème solaire sous la crème à bébitte. J'ai l'impression que de cette manière, les deux sont plus actives. 

Je sors prendre mon jus habituel mais la porte du comptoir est fermée. Je rentre donc dans la boulangerie à côté et me prend un grand pot de yogourt aux fraises à boire. Je suis un peu déçu, surtout que mon comptoir à jus ouvrait quand je quittais la boulangerie. Je me rendis tranquilement au point de rendez-vous et Junior arrivait en même temps. Il avait avec lui des fruits qu'il avait ramassé dand l'arbre chez lui. Ces fruits n'étaient pas pour consommer mais bien pour échanger contre de l'argent à qui voulait bien les acheter. Un petit resto qui vendait des jus de fruit les acheta. Après avoir acheté des petits pains, du fromage et du l'eau, nous étions pret pour l'aventure. Je confirma avec lui que nous avions 10 kilomètres à marcher avant d'arriver à destination. Il confirma mon affirmation. 10 kilomètres en montagne, pourquoi pas. Il évaluait que nous allions prendre 4 heures pour se rendre, j'étais pret, Popo aussi.

La promenade était agréable. Nous avons rapidement atteint le sommet de la première montagne. Le paysage était agréable à regarder. C'était merveilleux de voir à quel point les fougères et les feuilles des arbres pouvaient prendre des dimensions surprenante. J'étais souvent devant des feuilles plus grandes que moi. 

À quelques moments dans notre aventure, Junior me faisait écouter ou regarder entre les branches. Je ne savais trop quel son écouter. Pour mon oreille non-initiée, je ne savais tout simplement quoi écouter. Des centaines de sons se chevauchaient. Des cigales, des grillons, des grenouilles et des oiseaux. J'entendaient probablement plus que ça et probablement autre chose que cette énumération mais c'est la seule chose avec laquelle je pouvais comparer. Un son embiant en trois dimensions. Un surround 360 qui quelque fois s'intensifie et qui d'autre fois s'éteint. J'ai encore le bruit dans les oreilles qui se mélange à celui de la rivière qui gronde. Les pluies des derniers jours ont nourri la rivière et ont élargie son lit. Une symphonie en plusieurs mouvement pour les oreilles.

Pour ce qui était d'observer les merveilles qu'il me pointait, je n'étais pas bien mieu. Il me pointait un oiseau vert perché dans un arbre vert. L'oiseau était bien entendu gros comme ma main et l'arbre gros comme un train. Je pouvais voir l'oiseau seulement lorsqu'il s'envollait et c'était habituellement trop tard. J'ai eu la chance d'entrevoir un oiseau très rare que même Junior avait rarement vu. Il était petit et brun. J'eus plus d'émerveillement dans les yeux lorsqu'il me pointa le toucan. Un toucan d'une espèce très répendue ici, avec beaucoup de vert. Je ne le vu qu'un peu entre les branches mais j'étais bien content d'être en présence d'un proche cousin de monsieur froot-loop. J'ai aussi vu voler petit groupe d'oiseau qui étaient soit des corbeaux ou des perroquets. Le nom en espagnol ne me disait rien, seul l'imitation de son cri par Junior me donna un semblant d'idée sur la nature de ce que je regardais.

Un peu plus loin, mon guide s'arrêta, pris un baton et le lança en l'air. Je me demandais bien ce qu'il faisait mais je compris rapidement qu'il tentait de faire tomber un fruit bien accroché à son arbre. Après 3 ou 4 tentatives, il changea sa méthode. Je m'approcha de l'arbre tenta de le balancer afin d'approcher un fruit de nos mains. En avant, an arrière, en avant, en arrière, comme une balançoire. Pendant ce temps, Junior essayait de sauter sur place pour atteindre le fruit. Soulignons qu'un faut pas aurait pu le faire glisser dans le ravin, car ravin il y avait. Après quelques coups de pratique, il pu finalement arracher le fruit de son arbre. C'était un fruit de la famille des citrus. À l'apparence de l'orange mais au goût du citron. Malgré son goût de citron, sa pulpe était pleine d'eau. Junior sépara le fruit en deux, je pris 3 quartiers que je glissa dans ma bouteille d'eau et mangea le reste. J'avais donc une limonade 100% naturelle.

Un peu plus loin, il s'arrêta et leva une branche pour me montrer l'insecte qui y fesait la sieste. C'est encore un mystère pour moi, comment faisait-il pour voir le petit oiseau sur la branche au loin ou l'insecte sous la feuille. Il avait l'oeil aiguisé. Moi, je voyais rien.

En attendant, je m'attardais aux petites taches de couleur autour de moi. Je parle ici des fleurs qui contrastaient sur le fond vert de la forest. Une petite rouge, une rose, des rose et blanche, des bleues et d'autres rouge. Mes préférées étaient les fleurs dans lesquelles se nourrissaient les colibris. Une petite choche pointant vers le côté ou vers le bas ressemblant étrangement aux mangeoires à colibris qu'on retrouves en campagne.

Un fois arrivée au bout du chemin, une grille fermée nous attendait avec une enseigne qui nous expliquait la marche à suivre pour rentrer. Un gros pot de métal était suspendu juste à côté avec un baton de métal attaché après. Nous devions transformer cette chaudière en cloche, faire le son le plus fort possible et attendre 5 minutes qu'on vienne nous ouvrir. On entendit des sons nous répondre de loin. Nous avions donc rejoint la réception et devions patienter. Mon guide aime bien traverser les fils barbelés. Nous n'avons donc pas attendu, nous avons tout simplement escaladé la forêt, passé entre les fils barbelés et sauté de l'autre côté. Pourquoi pas. 

Nous avons donc suivi le petit chemin aménagé de la largeur d'une personne pour rejoindre nos hôtes encore inconnu. Nous avons donc été accueilli par un homme et un garçon plus jeune. L'homme était originaire de la région et le garçon venait de californie. Sur le site il y avait une maison occupée par un couple d'une soixantaine d'année, de l'homme qui nous avait accueilli puis d'un gars et d'une fille dans la début vingtaine installés comme volontaires trmporairement. Tous bien gentils, la dame accepta de remplir ma bouteille d'eau et la fille me fit prendre le lézart qu'elle venait d'endormir en lui flattant le ventre.

Junior pris une machette, invita le garçon à se joindre à nous pour la dernière marche vers les chutes et de ce pas, nous étions reparti. L'aventure, bien que devant nous, était presque terminée. On avait marché beaucoup, il ne nous restait que 20 minutes de promenade pour atteindre notre objectif. Certains arbres avaient glissé sans le chemin, Junior à la machette nous nettoyait le chemin allant jusqu'à couper un arbre à deux endroits sur le chemin du retour. On voyait très bien que ce n'était pas sa première fois. Nous étions entre de bonnes mains. Arrivé à la chute, je pris quelques photos. Il m'était impossible de voir l'ensemble de la cascade dans une seule photo. Le courrant était très fort et l'eau éclaboussait partout. Le grondement était fort et il faisait froid. Pas questions de me baigner. 

Sur le chemin du retour, Junior me montra une feuille d'arbre dont la tige était recouverte d'épines. Il me fit signe de toucher. Le dessus de la feuille était bien doux. Junior pris ma main et me fit toucher au dessous de la feuille. On aurait dit un choc électrique. Le picottement sur mon doigt monta jusque dans mon avant bras. Il m'expliqua en riant que ceci était bon pour moi. Que mon coeur allait palpitter un peu mais que c'était normal. J'allais produire les anticorps nécessaires et devenir plus fort. Je n'avait d'autres choix que de le croire. Vive les picottements!

Ce qui m'impressionna le plus de la chute était la pureté de son eau. Venant directement des montagne, elle était supposément bonne à boire. Je n'ai jamais vu un point d'eau, à part la petite source de St-Alphonse, duquel on pouvait boire directement. J'allais donc tenter ma chance et y remplir ma bouteille. Aucune matière visible en suspension, pour le reste, je n'avais rien pour la tester. J'en bu 3 bouteilles et jusqu'à présent, tout va bien. Ma limonade naturelle venait se prendre un tout autre virage avec l'eau de la cascade. Un beau petit luxe. 

Sur le chemin du retour, Junior s'arrêta sur une propriété privée, défia de nouveau les barbelés et y brisa une grosse branche d'arbre. Après avoir enlevé les feuilles du haut et s'en être débarassé de l'autre côté du chemin, il brisa en deux la branche de 5 pieds et m'en donna la moitié en me disant "dulce". Ça y est, j'était comblé. Pour ajouter à la limonade, j'avais une grosse branche de canne à sucre juste pour moi. Connaissant déjà le mode d'emploi, je me gava, prenant bien soin d'en rextraire tout le jus. En plus d'être bien sucré, cette branche regorgeait d'eau. Ça pouvait pas être mieux. 

Le reste du chemin se fit debout dans une boîte de pick-up. J'étais bien content de ne pas marcher pour le retour. Le pick-up était deux ou trois dollards chacun. Je payais bien entendu pour mon guide. Le chauffeur n'ayant pas de change, Junior m'expliqua qu'il allait faire du change, payer le chauffeur et me redonner la balance de mon 20$ après le souper. 

Junior ne se pointa pas au rendez-vous fixé. Je venais de perdre mon 20$. Je trouve domage qu'il ne me l'ait tout simplement pas demandé en échange de la journée. Si je fais le décompte, le divertissement, l'invitation, les oiseaux, les plantes, la limonade naturelle, la chute, la promenade en forêt, la branche de canne-à-sucre et le transport du retour méritaient bien 20$. Au lieu de ça, j'ai payé 20$ pour apprendre à être moins naïf. Dans leus deux cas, je me concidère quand même gagnant.

Une petite pizza sur la terrasse d'à côté, un hamburger au resto de l'auberge et une petite grosse bière pour terminer cette journée dispendieuse en beauté. Mon billet d'autobus est acheté. Je quitte demain à trois heures. Mindo, tu es bien jolie. Merci.

1 commentaire:

Mom a dit...

La feuille que je viens de lire a eu sur moi le même effet que le dessous de la feuille que tu as touché... picotement et palpitations (positivement agréable)... tu nous fais vivre de bons moments Mathieu...
xxxxxxxx
mom