lundi 23 avril 2012

Jour 48 - Retour à Quito

La matinée fut grâce. J'ai eu le temps de me promener un peu autour pour voir où nous étions. Les montagnes de chaques côtés montaient bien haut mais leur vraie hauteur était cachée par les nuage. Quelques rayons de soleil nous réchauffaient pendant quelques nuages restaient accrochés à la cime des arbres. On ramassa nos choses, laissa notre restant de riz, de sel et d'huile à côté de la porte de la maison en guise de remerciement à nos hôtes qui avait déjà quittés la maison. On trouva, dans la cour arrière, une toilette dans un petit enclos accompagnée d'un gros baril d'eau dans lequel flottait un seau. Je du faire deux fois le tour de la cour pour m'assurer que c'était bien la salle-de-bain et non l'endroit où ils mettent les toilettes trop vieilles. À ma grande surprise, aucune odeur ne venait nuire au paysage, je fis donc mes deux numéros à la fraîcheur du grand air. 

On s'empressa de faire la vaisselle de la veille, de ranger bien toutes nos choses, de replacer l'endroit comme on l'avait trouvé et on était reparti d'où on était arrivé. Cette fois ci, nous devions marcher jusqu'en haut de la montagne, là où nous avons passé la porte du parc. De cet endroit, nous devions trouver le moyen d'emprunter un transport pour nous ramener à Quito. Je n'avais aucune idée comment cette logistique était possible mais je commençais à bien maîtriser le "todo bien" et le "tranquile". Il me fut donc facile de repartir à l'aventure sans poser de questions qui n'avaient, de toutes façon, encore aucune réponse. 

Nous avions de deux à six heures de marche à faire. Après une heure à marcher à flan de montagne, arrivés à l'endroit où Daniella nous avait déposés, un pick-up passait par hazzard. L'ami Johan (Péru) interpella le conducteur et lui demanda la permission d'embarquer avec lui. À notre grand bonheur, il accepta. Antine et Johan embarquèrent dans la camion et Daniel, Popo et moi, prirent place dans la boîte. Je compris en chemin que le dit camion s'en allait jusqu'à Quito. Jackpot. J'aurais voulu penser à un moyen plus simple de retourner à la maison et je n'aurais pas osé aller jusqu'à ce niveau de simplicité. Le camion, en plus, roulait à bonne vitesse et dépassait les autres camionnettes, les voitures et les autobus. Malgré la pluie, la vitesse du camion faisait passer la pluie juste au dessus de nos têtes. Nous étions donc au sec malgré la mauvaise température.

Arrivé à Quito, pour souligner cette belle aventure, nous avons fêté ça avec un bon Bigmac de chez MacDo. Je confirme que le Bigmac de Quito à exactement le même goût que le Bigmac de Joliette. Avec peut-être un peu plus de sel mais je pourrais pas le confirmer. C'était mon impression.

Un taxi nous permis de faire le reste du chemin jusqu'à la maison pour 5$. Nous étions bien content de notre aventure. Et ici, le mot "aventure" a toute sa place. Nous nous somme fait débarqué au millieu de nul part, entre ravins et montagnes. Nous avons marché sans trop savoir vers quoi. Nous avons été hébergé par des habitants avec les poules et les chiens. Nous avons bu un alcool dont les ingrédients resteront pour toujours inconnus. Nous avons mangé un repas chaud sur le bord de la route à l'aide d'un petit brûleur et de quelques ustensils improvisés. Nous sommes revenus à Quito dans une boîte de Pick-up. Nous avons mangé du MacDo et pour conclure la journée, nous avons bu de la petite grosse bière achetée dans une tienda en plein dimanche. Je souligne qu'en Ecuador, il est interdit de vendre de l'alcool le dimanche. Le président, trouvant son peuple trop alcoolique, décida que le dimanche était une journée sèche. Il ne sagit que de trouver la tienda qui n'a pas peur de se faire prendre. Elle est à trois coins de rue.

Belle journée, beau week-end. J'ai aucun regret de ne pas être allé à la plage. Je suis encore là où je dois être et j'en suis très heureux. La fin s'en vient très rapidement. Je tombe dans le sprint final. Je serre les dents en me disant que le meilleur moyen de revenir est de commencer par partir. J'accepte les chèques et l'argent comptant. Bonne nuit.

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