jeudi 19 avril 2012

Jour 45 - No playa por Popo

Comme je disais plus tôt, plus mon plan est précis, moins il est suivi. Je me suis levé à 6h20, je quittais l'appartement à 6h40, Popo s'est fait refuser l'accès à l'autobus du terminal Panamericana à 7h00, il s'est fait refuser l'accès à l'autobus du terminal Trans-Ecuadorian à 7h30 et s'est aussi fait refuser l'accès à l'autobus du terminal Imbabura à 8h. La prochaine étape est de m'arranger directement avec le chauffeur pour qu'il me donne un passe-droit afin de garder Popo avec moi. Mon espagnol et ma volonté étant très bas ce matin, je pris un taxi direction maison et recommencer tout ça à zéro.

Pour la première fois, le chauffeur de taxi a essayé de me faire payer plus cher. Il m'avait dit 6$ poir la course et a essayé de me faire payer 10$ en m'expliquant que c'était plus loin que je pensais. C'était perdu d'avance, mon espagnol n'était pas en forme pour se battre. Je tenta de lui rappelé qu'il m'avait bien dit 6$, que ce n'était pas mon problème si il s'était trompé sur la distance.

La prochaine solution est de me rendre au terminus de Quitumbe et faire le trour des flottes d'autobus pour en trouver une qui me permettra de garder Popo avec moi. Peut-être voyager de nuit, ce qui me permettrait de dormir pendant le voyage. Si je peux arriver pour 4h du matin, je pourrais prendre l'autobus directe pour Montanita à 5h et arriver sur la playa à 7h. Mais encore là, suis-je en train de décrire ce qui ne va pas arriver? 

La sieste porte conseil. Il est 9h30am et je me recouche. Peut-être que la journée prise deux va mieux aller.

Journée prise deux: Je me lève, il est midi. Les colocs se lèvent en même temps. Après avoir téléphoné au monsieur du gaz, on apprend qu'il y a pénurie de gaz dans tout le secteur. On décide quand-même de prendre la bombonne vide et d'aller la faire remplir chez un gazeur pas trop loin. Finalement, avec la bombonne vide sur l'épaule, nous avons eu le temps d'acheter des fruits pour le jus du matin, de manger du poisson pané avec du riz et des fèves, de se faire prendre par la pluie, de goûter à une épice sucrée et de prendre le lunch. Nous avons finalement trouvé un gazeur qui était en pénurie puis un autre que nous avons eu à supplier. C'était une aventure longue et pénible mais qui était agréable à vivre à trois (quatre avec Popo). 

La bonbonne bien pleine, il était maintenant impératif de trouver un taxi. Plusieurs taxi sont passés devant nous sans nous embarquer. C'était peut-être Popo qui les effrayait ou la bombonne qui était bien lourde. Finalement, un taxi avec le mot "TAXI" écrit au feutre noir sur un bout de carton brun collé dans la vitre du côté s'arrêta. Le taxi était propre et l'ami Péru connaissait bien la routine. Nous étions donc en route pour la maison. La bombonne branchée, nous profitâmes (passé simple) chacun notre tour d'une bonne douche chaude. 

Entre-temps, j'ai eut le temps de m'organiser un tour de ville et une bière avec un ami Internet que je ne connais pas encore. À suivre dans le prochain parragraphe.

Tout va bien. Je suis rentré saint et sauf à la maison après avoir fait un tour de voiture dans le Quito historique et après avoir bu trois bières dans trois bistrots différents de la Mariscale. Le vieux Quito est très joli. Les pavés des rues sont très vieux et la ligne droite est très rare. Les petits balcons en fer forgé noir aux pots de fleurs sur le bord de tomber sont tous encore là. La basilique avec ses 2 clochers géants et la statue perchée en haut de la colline n'ont pas bougés.

J'étais bien content qu'on arrête la voiture et qu'on fasse un petit bout à pied. Chaque porte cachait un restaurent, une galerie, un bar, un café, un petit théatre, un autre restaurent. Tout est très tranquile. L'ami me dit que tous ces commerces sont remplis durant les week-end et que la place est très achalandée. J'imagine la Place-Jacques-Cartier un dimanche après-midi ensoleillé d'été. On était mercredi soir sur le bord de pleuvoir. 

Après le vieux Quito, nous avons pris la direction de la Mariscale. La première bière fut bue dans un pub irlandais. L'endroit était remplis de touriste et il y avait du hockey sur un écran géant (Vancouver et j'ai pas reconnu le chandail de l'autre équipe) mais il y avait aussi un foyer qui nous réchauffait. Je trouvais bien étrange le mixte de culture. J'étais à Quito dans un pub Irlandais.

La deuxième, dans un bistrot bar ou on a eu le droit à un petit spectacle de musique acoustique pas pire correct. Le serveur a apporté deux menu, j'étais content, j'voulais manger. Je lis le menu au complet, fait mon choix et commande. Le serveur me répond qu'il est désolé mais qu'il n'avait que de la quiche, on est loin de l'assiette de natchos.

Et la troisième, sur la terrasse à côté de ma terrasse à déjeuner. J'étais maintenant en terrain connu. En conclusion, j'étais bien content de ma soirée. La compagnie était agréable, j'ai revu le centre historique, j'ai redécouvert la Mariscale le soir. Je ne regrette pas dutout de ne pas avoir pris le bus ce matin.

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