Je me réveille en pleine nature avec le réveil de mon téléphone. Je n'avais pas prévu ce bipbip. J'imagine qu'il devait faire parti de mon horraire car, même après l'avoir désarmé et après avoir désarmé la deuxième alarme prévue 10 minutes plus tard, une troisième alarme cachée me réveilla pour de bon 5 minutes plus tard. J'imagine que j'étais du pour me lever. Bon matin Mindo.
Étant la basse saison, les déjeuner ne sont pas offert à l'hostal. Je m'instale donc pour prendre mes emails et pour mettre mon blog à jour. Rapido presto, tout est réglé. Il est maintenant venu le temps de déjeuner. Première aventure dans un Mindo encore inconnu. Je ne veux pas m'installer dans le gros restaurent du coin. Je ne veux pas non-plus d'un menu en anglais. Je cherche un desayuno. Je fais le tour du village, le même tour qu'hier, mais cette fois à la lumière du jour. Je peux donc avoir une meilleure idée du look de Mindo. Popo heureux de courrir dans la rue, je prends bien note de mon environnement. Une discothèque, une pizzeria panificadora, une agence de viaje, une boucherie, un restaurent, un autre restaurent, un autre restaurent, un hostal, une pizzeria et un café Internet. Cet échantillon représente les commerces du coté ouest de la rue Avenida Quito entre 2 rues sans noms.
Après avoir bien trié les places à desayunos des places à almuerzos, il était temps de faire un choix. Accroché sur une petite cloture, un petit enseigne indiquait le mot tant attendus: "Jugos". Entre la boucherie et le restaurent, un mini restairent était emménagé dans le corridore séparant les deux commerces.
De mon expérience avec les jugos, j'allais me faire demander la sorte de fruit que je voulais, si je le voulais en smootie (avec du lait) et si je voulais du sucre rajouté. Je prends habituellement la totale, sans sucre rajouté. Au lieu de choisir un fruit, je demande pour tous les fruits mélangés. On me regarde drolement rendu là mais c'est plus un sourir amusé que d'autre chose. J'ai donc droit à un grand verre de fruits pour 1,50$. Todo bien. Ceci fut mon déjeuner.
Une petite promenade m'amena en périférie de Mindo. Sans aller trop loin, je découvrais les rues qui encerclaient le village. Plusieurs autres hostals, un centre aquatique, quelques maisons, un centre sportif et beaucoup d'arbres. J'ai bien vu quelques papillons, quelques orchidées et entendu des oiseaux mais je n'ai pas encore vu ce pourquoi Mindo est si populaire. J'ai bien croisé une ferme de papillon et un jardin d'orchidés mais les deux étaient des attractions contrôlées. J'attends de voir tout ça en millieu naturel.
Un petit saut à l'auberge et le temps était venu de manger. Encore une fois, je devais choisir ce que je voulais manger. Poisson, poulet, viande, riz, pizza et hamburger, j'avais le choix mais encore une fois, je faisait mon difficile. Un petit comptoir offrait des mets locaux. Ce fut mon choix jusqu'à ce que je vois dans la fenêtre d'un petit resto, la Salstiche Completo. Je venais de trouver. Un oeuf, deux saucisses, de la petite salade, des patates frites et un coke. C'était ce qui se rapprochait le plus d'un petit déjeuner. Je sauta sur l'occasion.
En demanda à l'homme qui regardait la télévision dans le restaurent si il m'était possible de manger, il me répondit que oui mais que je devais attendre la signorita qui devait revenir dans une trentaine de minutes. Le restaurent est ouvert mais il n'y a pas de cuisinière. C'est exactement le genre d'endroit où je voulais manger. Une bouffe préparée par des gens non stressés. Voilà la buenna comida. Je dis alors à l'homme que todo bien et que j'allais repasser un peu plus tard.
Le village n'étant pas bien grand, même après avoir visité les quelques rues que je n'avais pas encore vues, il me restait beaucoup de temps à rentabiliser. Je demande donc à l'homme du resto la permission de prendre place sur sa terrasse et de boire une petite grosse bière en attendant. La différence entre un hôte ecuadorien et un hôte nord-americain est devenue claire pour moi à ce moment. La dame de l'auberge originaire des États-Unis inventait plein de règlements et d'excuses pour expliquer le manque de service ou de nourriture. Mon hôte, au petit resto du coin, n'avait pas de bière sur place. Il me répondu quand-même qu'il n'y avait pas de problèmes, alla chercher une bière toute froide à la tienda d'à côté et la déposa sur la table devant moi. Voilà ce que j'appelle avoir de l'allure.
Le repas terminé, je comptais à mon actif cinq nouveaux amis. Deux passants dont un rencontré la veille, l'homme du resto, la signorita qui m'avait cuisiné mon repas et la dame de la tienda d'à côté qui vendait la bierre.
Les frontières sont floues ici. Comme le temps, la température et les manières de faire. Mindo est comme un gros Misahualli. Ici on salue les gens qu'on croise et c'est bien comme ça. Le repas terminé, je pris une autre bière et rédigea le début de ma journée. Il est bon d'avoir le temps de rien faire ailleur que devant la télévision.
Il est maintenant 14h20, les nuages recouvrent tranquilement Mindo. Il faisait très chaud cet avant-midi.
En arrêtant à l'auberge pour un petit pipi (le village est assez petit pour retourner à ma chambre quand l'envie me prend) je demanda à mon hôtesse quels étaient les points d'intérêts de la région facile à atteindre à pied. Elle me questionna sur la nature de l'activité souhaitée, je lui répondit que de regarder un arbre était bien suffisant pour moi. Elle sorti une petite carte et m'indiqua deux endroits où il était possible de voir la rivière Mindo. Elle avait très bien compris mon profil d'explorateur. Regarder une rivière, de toutes beautées. Sans avoir vraiement écouté ses indications (je me fiait ici à mon subconcient pour me mener à bon "porc") je pris la dernière route de terre qui partait du village. Popo, encore une fois bien content de vivre libre de laisse, me devançait alègrement. Le chemin était de terre et de chaque côté de moi, la verdure formait deux grands murs. Encore ici, je ne voudrais me perdre en forêt. La végétation était très dense. Être tombé au millieu de ces fourreaux épais, je n'aurais su où mettre les pieds. Par chance, une route était tracée juste sous mes pieds. Mindo, à mes yeux, regorgeait de gite, d'auberge, de camping et de refuges. Il faut vraiement être pas chanceux pour se retrouver à la rue ici. Je croisa une petite rivière que j'aurais pu traverser à pied en enlevant mes souliers et en roulant mes pantalons mais le petit pont d'à côté me semblait bien plus simple à traverser. Je rejoignis une deuxième rivière au courant beaucoup plus fort. Je crois que cette rivière était la Mindo. Le tout était très joli. J'avais atteint mon objectif. Comment mieux rentabiliser mon temps autrement qu'en allant plus loin. Malgré quelques moustiques et le ciel qui se couvrait tranquilement, je continua ma route le long du chemin. Ce chemin montait sur la montagne. Intéressant. Je continua donc à marcher vers l'aventure. Une pancarte indiquait un téléférique dans quatre kilomètres. Je n'avais pas l'intention de m'y rendre mais de savoir qu'il y avait quelque chose au bout du chemin me rassurait. Au moins, je savais que je ne m'enfonçait pas tout simplement dans une dangeureuse forêt sans fins. Je continuais donc à monter vers mon destin.
Je me rendis à un point où la route à flanc de montagne me permettais de voir Mindo dans son entier. Voilà le vrai objectif de ma journée. Je ne l'avais pas prévu mais il était là. Quoi de mieu que d'onserver Mindo du haut de sa montagne. Au loin, des auberges ponctuaient la forêt. Plus proche, le village s'étendait à gauche et un peu à droite. Mindo et ses 2421 habitants se faisait beau pour moi. J'aime bien voir l'ensemble, ça aide à décortiquer les détails. Le panorama bien enregistré dans mon petit tirroir de la mémoire, je repris la route vers le bas pour regagner le village. Les nuages étant de plus en plus présents, je devais m'attendre à une petite pluie. Comme de fait, après quelques pas vers le bas, l'air se transforma soudait en bruine puis en pluie. Plus haut, les feuilles des arbres étaient assez grosses pour me faire un parapluie mais ces feuilles restantes le long du chemin étaient soit trop hautes ou soit trop brune. J'opta pour la résiliation et tout fut réglé.
Arrivé au village, la pluie avait cessée. Je décida donc de poursuivre ma promenade et d'aller explorer l'autre côté du village. Les petites rues en terre trahissait du coup le niveau de pauvreté. Encore là, je ne comprends toujours pas cette réalité. Je suis bien concient que les points d'intérêts et les priorités sont différentes. Les maisons sont faites de blocs de ciments. Les plus riches recouvrent ces bloc d'une couche de béton qui uniformise la maison. Bien que ce soit coquet, ça n'avantage en rien la solidité du bâtiment. Si on pousse la note une coche de plus on peut peinturer ce béton mais ça change en rien le niveau de confort. Pour ce qui est des fenêtres, les moustiques sont presque innexistant. Certains ont des vitres, d'autres non. J'avais bien peur avant de partir du Canada de me dirriger vers le pays des mouches noires de 15 livres. Je peux confirmer aujourd'hui que les moustiques sont bien présent mais que c'est rien comparé à St-Michel, St-Zénon ou même St-Jean-de-Matha. Mais bon, j'ai peut-être été chanceux mais bon, on est loin de la mouche à chevreuil qui part avec un bout de bras. Donc, les moustiquaires sont donc secondaires. Je ne décris pas ici l'ensemble des habitations mais probablement la moitié. En fin, assez pour m'interroger. Ce qui cloche pour moi est la présence de voiture presque neuve ou en bon état devant ces maison. J'ai l'impression que la voiture vaut autant d'argent que la maison. Tous les portraits sont possibles, j'aurais pu m'attarder au design et à l'exotisme de l'architecture. J'aurais pu faire de belles photos soulignant le luxe tropical de Mindo mais c'est pas ça qui m'a sauté aux yeux en premier.
Après avoir longé une petite rue, enjambé la rivière qui la traversait, je rebroussa chemin quand un mur de vache me bloqua l'accès. Je crois que c'était signe que j'étais rendu assez loin. De retour vers l'auberge, il me restait juste assez de temps pour apprécier un petit appéritif. Je choisis donc la terrasse déservie par la dame la plus vieille du village. Je me commanda une petite grosse cervesa et la pluie commença. J'en commanda une deuxième en attendant que la pluie se calme mais rien n'inspirait l'accalmie. Je commanda donc une pizza et une troisième cervesa en regardant la pluie tomber. Une grosse averse. Une très grosse averse. Je cru comprendre que, chaque jour à Mindo, la pluie tombe en même temps que le soir. Les grosses chaleurs de la journée transforment l'eau des rivières en nuages. Lorsque les nuages sont bien plein, tout retombe en déluge. J'ai donc passé beaucoup de temps sous le petit toit du restaurent à regarder la pluie tomber, à regarder les gens attendre sous les petits toits, à regarder ce monsieur attendre pendant presque une heure qu'un taxi le ramasse lui et son gros sac de riz, à attendre sous la pluie en regardant les gens qui attendaient sous la pluie en regardant les gens qui les regardaient.
La pizza terminée, les trois petites grosses cervesa bues, je m'arrangea pour croire que la pluie s'était calmée, ayant étudié tous les petits toits reliant la pizza à mon chez-moi, je parti d'un pas décidé vers mon auberge. J'aurais pu être plus trempé mais les toits étaient bien dispercés.
Arrivé à ma chambre, je pris mon iPad et regagna la salle à manger pour tout lui raconter. Je dois souligner que je suis en Ecuador devant un feu de foyer et c'est très apprécié. Popo fait dodo, il est 8h34 et ma journée est pas mal terminée. Sans lumières dans la rue devant l'auberge, j'ai l'impression qu'il est 2h du matin. Domage qu'Internet ne se rende pas à la chambre. J'imagine que je vais bientôt comprendre pourquoi je me suis levé à 7h ce matin.
J'hésite à dire bonne nuit mais on dirait que la journée est terminée. Je vais donc mettre ce post en ligne et raturerai demain si la soirée a explosé. Sur ce, bonne nuit.
Aucun commentaire:
Publier un commentaire