lundi 30 avril 2012

Jour 54 - Mompiche bonjour

Le lendemain matin, j'étais pret à aller me mettre les pieds dans le sable. Les amis étaient plus préoccupés par les achats pour le déjeuner. Chaque tienda nous amenait vers une tienda encore plus loin de la plage. J'avais l'impression que notre petit groupe avait publié le but de ce voyage: la playa! J'avais quand-même une longueur d'avance. Je m'étais réveillé le premier, la plage n'était pas trop loin, j'avais pris une petite marche avec Popo et je m'étais mouillé les pieds... mais bien entendu, j'en voulais plus. Je me rappelais quand même le mot d'ordre de mon voyage qui était "tranquiiiiilo". J'apprécia donc la course aux tiendas, aux charettes et aux camions qui transportaient à leur tour fruits, eau, pain, oeufs, encore des fruits et encore des fruit. Je n'ai jamais arrêté un camion dans la rue pour lui demander ce qu'il transportait. La moitié du déjeuner fut acheté directement du camion. Un peu étrange mais les fruits ne pouvaient être plus frais.

Après le déjeuner, c'était maintenant le temps de la playa! Nous étions donc les 5 (incluant Popo) finalement sur la plage. Il ne me fallu que peu de temps pour sentir mes jambes m'appeler à faire mon petit jogging matinal. Je n'ai pas couru de l'hiver et je me suis surpris à courir le long de la plage avec Popo. Comme c'est bien. Finalement, je n'ai besoin que d'une plage pour me mettre en forme. 

À mon retour de ma petite promenade avec Popo, nous nommes rejoindre le petit centre non loin qui semblait bien plus sécuritaire de jour que de nuit. On aurait dit un tout autre endroit. Le céviche y était préparer live et était probablement le meilleur céviche de crevette mangé à date en Ecuador. 

Une fois nouri, nous étions sur notre départ pour Monpiche. Il était 13h et nous étions en route. Encore une fois, les arrêtes étaient fréquents. Les compagnons motocyclistes avaient des besoins soudains qui nous obligeaient à faire certaines pauses, même dans un petit voyage de deux heures. Acheter un costume de bain, des fruits, un petit lunch, un autre petit lunch, ce qui me permis de visiter plusieurs petites villes. Tant mieux. J'avais toujours le goût de proposer d'atteindre notre destination et de s'occuper des courses une fois rendu mais le moment présent est plus fort qu'une bonne planification. L'anticipation, l'organisation et la préparation ne  répondent pas à un besoin du temps présent. Ces concepts appartiennent au temps futur et sont donc inexistants dans les actions concrètes. Je n'ai pas demandé pourquoi il était indispensable d'arrêter en chemin acheter un transformateur électrique lorsque nous étions en route pour la plage sans avoir d'appareils électrique avec nous. Tranquillo.

Après 2 heures de routes et quelques arrêts touristique, Mompiche s'offrait à nous. Je comprenais donc en un instant pourquoi les situations s'étaient opposées à mon voyage à Montañita. Mompiche, petit village recherchés par les surfers qui reproche à Montañita son succès commercial. Beaucoup plus petit, Mompiche est tout simplement le nouveau Montañita. À la base, petit village de pêcheur, les surfers arrivaient sur la plage dans leurs pick-up avec leurs planches de surf, leurs tentes et leur lunch. Le petit groupe s'y est installé. Les hostals ont poussé et le petit village s'est développé à partir de la plage. Bref, coin de paradis sans tous le bruit de Montañita mais avec la même ambiance, litéralement au gré des vagues. De bonnes vagues sont habituellent accompagnées d'une bonne soirée. À notre arrivée, les vagues s'étaient faites discrètes depuis déjà trois jours. Leur retour était prévu pour le lendemain à 11h. J'ai beaucoup aimé sentir la fébrilité que provoquait l'annonce du retour de la vague. Comme tout le monde sais, je suis un grand amateur de surf, j'en fait tout les jours, connait le nom de toutes les composantes de la planche et maîtrise bien les marées. Bon, je sais, c'est faux, mais j'ai beaucoup aimé sentir un peu la réalité du surf et (bien entendu) du surfer.

La première chose à faire était de trouver une place pour dormir. Le premier hostal visité nous offrait le lit à 5$ dans un dortoir qui n'avait pas ouvert ses fenêtres depuis un petit bout. Le confort prit le dessus sur l'économie et nous nous retrouvèrent juste à côté. Une petite maisonnette avec 3 lits au premier plancher et un autre sur la mésanine. Avec ça, une salle de bain, un balcon avec deux hamac, un espace couvert à l'extérieur pour manger et une belle clôture de bambou qui nous donne notre intimité. 40$ pour la nuit pour les 4. Mon porte-feuille était quand même bien content.

Une fois installé, c'était le temps de manger (encore) et de découvrir les lieux. Il faisait 30 degrés celcius et même si une fine couche de nuage nous protégeait du soleil, la majorité des rayons pouvaient cuire un oeuf en 30 secondes. J'en ai moi-même eu la preuve, je brûla en 30 secondes. Note à moi-même: utiliser crème solaire. Je ne me rappelais pas, j'avais oublié, j'avais la pensé magique, je sais pas trop mais j'vais me rappeler du soleil en Ecuador. En ordre d'importance ce fut les pieds en premier, les jambes, le cou et les bras. Je fut rapidement rouge tel un vrai gringo. 

L'eau de la mer était très chaude. Plus chaude que partout tant qu'à moi. J'ai beacoup aimé les vagues du pacifique. Bien que petites, elles étaient les plus grosses vagues dans lesquels je m'étais baigné. Pour me reposer de tout ça, je siesta à l'ombre un bon moment. Mon réveil fut digne de l'endroit, la marée me mouilla les pieds. Elle avait monté jusqu'à moi et me suggérait une autre activité. Rejoindre la familia sous le petit toit, à côté ici sur la plage, là ou on y achète la cervesa. L'endroit était tout petit. Il y avait une petite cuisine ouverte, une table avec cinq bancs, une pièce fermée et un gros toit en feuille de palmier. Venait avec ça une petite madame qui nettoyait le terrain un peu plus loin derrière et qui apparaissait lorsque nous avions besoin de cervesa. La grosse cervesa était 1,50$ pas de tip. À ce prix là, j'pose pas de questions.

L'ombre faisait du bien. La plage était très grande. À deux minutes de marche tranquilo on avait d'un côté le village et de l'autre, au bout de la pointe verte, on trouvait les rochers sur lesquels les surfers allaient s'écraser. Beaucoup de verdure, quelques rochers, des palmiers, du sable, du ciel et de l'eau. Ah oui, du soleil aussi.

Pour souper c'était les crevettes dans le bouillon et du riz. Nous avons profité de la soirée pour sortir dans le monde. Encore une fois, minuscule village comparable à Misahualli et ses singes. Il n'y a que peu (sinon pas) de voitures dans les rues qui tombent par défaut piétonnières. On en a rapidement fait le tour. L'idée n'est pas de choisir une fête mais d'en trouver une. La tâche n'est pas bien grande, il ne sufit que de suivre les gens et on se retrouve normalement en quelque part, là où les gens sont. Voilà comment nous avons trouvé la discothèque et la salsathèque.

Le dodo fut bien mérité dans un lit très confortable dans notre petite maison de bambou. Todo bieñ. Gracias.

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