J'ai dormi dans un lit cette nuit. Daniel dormait chez Katarina, j'me suis payé son lit et j'en ai profité pour dormir le plus possible. Au matin avancé, après m'être levé, je passa par la tienda pour acheter des oeufs, des saucisses et du papier de toilette. Quoi de mieux pour commencer la journée.
Après avoir bien mangé, après avoir donné une bonne dose de gras à mon système digestif, je déposa un sac de vêtements à la buandrie. J'avais pas vraiement besoin d'une machine au complet mais mon pantalon en avait vraiement besoin.
En sortant de l'appartement, le jardinier m'arrêta et me demanda de ne plus laisser Popo faire ses cacas sur la pelouse du complexe, ça lui causait certains problèmes quand était venu le temps de couper le gazon. Je vais donc recommencer à trainer les sacs-à-caca avec moi.
Je voulais faire plus de recherches sur les trajets d'autobus Quito-Montanita mais Internet ne veut pas. Je sens vraiement qu'il ne me reste plus grand temps. On fait quoi dans ce temps là? Du ménage! Et pas n'importe quel, celui de la salle-de-bain. Je me débrouille avec les outils de la maison mais je n'ai pas encore maîtrisé l'eau chaude. J'entends le chauffe-eau s'activer quand je tourne l'eau chaude mais l'eau chaude reste froide. Ce sera un lavage-à-froid.
Tibo est parti faire des courses, les colocs à moto sont sur leur départ pour les leurs, ils ont l'air d'avoir bien des choses à faire aujourd'hui. Il y a une chanson de The Cure qui joue en boucle dans le lecteur dvd. Moi j'pense que j'va m'faire un petit thé.
Tibo reviens un peu plus tard. J'ai eu le temps de poursuivre mon ménage et de réfléchir à mon avenir proche. Je quitte donc pour mes courses à moi. Mon premier objectif est de trouver une banque qui accepte ma carte. Certaines banques n'acceptent que des nip à 4 chiffres, d'autres me disent qu'il y a un problème avec ma carte. Après l'échec de la banque du coin, je réussis à sortir 300$ à la banque d'à côté. Me voilà les poches bien pleine. Objectif numéro deux, aller faire soigner les mts de Popo. Je lui ai découvert des gales pas très jolies, probablement héritées de ses amis de Mindo. Je savais qu'il y avait un vétérinaire sur la rue d'à côté. Je pars donc à la recherche du vétérinaire connu.
Sans grandes surprises, j'arriva à destination. Le vétérinaire sans clients attendait sur le trottoir en discutant avec son voisin commerçant tout aussi occupé. Il était heureux de m'inviter à rentrer. Je lui montra les gales de Popo, il me répondit que c'était une forme d'exéma. Il nettoya les 3 plaies principales avec du h2o2 en tenant Popo par la peau du cou. Il n'était pas très délicat, j'ai moi-même eu un peu mal à la deuxième. Je savais que je pouvais en trouver de plus petites mais je commençait à pas trouver ça drole pour Popo. Il se faisait traiter comme un vulgaire chien de rue. Pauvre Popo.
Un coup les 3 petites gales nettoyées, il eu droit au mercurochrome. Oui oui, au mercurochrome. Celui avec l'iode qui fait des grosses taches orange. Je me rappelle que, tout petit, je voyais les blessures de mes amis avec une grosse tache d'encre dessus. Je trouvais ça totalement ridicule et ressemblait plus, à mes yeux, à une punition qu'à un médicament. Je préférais de loin le perroxide. Ça brûlait mais ça nettoyait. Pauvre Popo.
Le vétérinaire me vendit une petite crème antiseptique contre les champignons ou quelque chose comme ça. Le tout pour 25$. Je savais maintenant que les plaies étaient nettoyées. Je ne crois pas que c'est de l'exéma mais j'peux garder ça propre jusqu'à Montréal. Il me demande de revenir avec Popo dans 2 semaines en lui apportant son carnet de vaccination. Le le muchasgraciassa grandement et reparti pour la maison en rammassant mes vêtements, dont mes pantalons, à la lavanderia. J'avoue que j'aime bien le luxe de ne pas m'occuper de laver mes vêtements. En équateur, il m'est plus difficule de trouver un guichet automatique que de trouver quelqu'un qui veut bien faire mon lavage.
De retour à la maison, Internet revenu, je poursuis ma recherche d'options soleil. Montanita me reviens en tête. Julie est dans un complexe luxueux dans un coin de Same où j'aurais probablement de la difficulté à me loger. Bahia est trop gros à mes yeux. La question c'est Voulez-Vous (référence ABBA). L'avion Quito-Guayaquil est 60$ pour moi et 100$ pour Popo. Ça marche pas. Ca serait donc l'autobus Quito-Guayaquil (8h) et Guayaquil-Montanita (2h) qui m'amènerait sur la plage pour une couple de jours... Et qui me ramèrenait à Quito pour mon dernier retour.
Encouragé par les colocs voyageurs, ça commence tranquilement à se dessiner. J'imagine qu'au moment où ça sera enfin clair, c'est complètement autre chose qui va se passer.
L'appétit s'étant pointé, Tibo a mélangé le poulet de la veille, le riz de la veille, une tomate, de la pâte de tomate, un grand légume vert, du persil, un oignon et de l'huile dans une grande casserolle sur le brûleur. Les 2 voyageurs on fait paner d'autres morceaux de poulet à la PFK. Nous avons tous bien mangé. Daniel qui a découcher hier soir n'est pas revenu après son travail d'aujourd'hui. Nous sommes donc 4 colocs dans l'appartement de quelqu'un qui n'y est pas. Il y a une très bonne entente entre nous et nous nous savons tous très chanceux d'être ici. Merci Daniel.
Il est 21h39, nous écoutons un film en espagnol heureusement sous-titré en anglais. De toute façon, j'ai une longueur d'avance, je l'ai écouté la semaine passée. Nous écouterons aussi des vidéos de vélo à l'arrivée de Daniel suivi de quelques "what the faq".
À l'heure actuelle, je crois que je vais voyager de nuit demain et arriver à Montanita mercredi matin. Voyons-voir ce que la réalité me réserve.
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