Suivant les conseils de Daniel, considérant mon intention de passer le week-end prochain à Quito, je ne voulais pas partir trop loin durant la semaine. Le 10h à 15h d'autobus pour aller passer 4 jours à la plage me semblait mal optimisé. Daniel m'avait conseillé d'aller visiter Mindo qui était beaucoup plus proche et supposément très joli. Le 2h d'autobus me semblait beaucoup plus réaliste et confortable. Les indications du terminus d'autobus étaient assez faciles à trouver. Mindo étant un petit village visité par plusieurs voyageurs, j'eus rapidement toutes les informations dont j'avais besoin. L'autobus partait du terminus nord (un autre) à 16h. Un taxi de la Mariscal pour se rendre à ce terminus coûtait 5$. Je pouvais donc évaluer les distances et le temps nécessaire pour se rendre.
Je pris donc la journée pour me préparer. Mes vêtements m'attendaient sagement à la Lavanderia. Je passa les chercher vers 9h15. Je déjeuna tranquilement en mangeant un oeuf dans le trou, directement de la poêle achetée la veille, et en buvant un grand verre de jus d'orange. Je me gracia d'une bonne douche chaude. J'avais encore le petit frisson attrappé la veille au téléfériQo. Je replia les vêtements récupérés plus tôt et prépara mon sac-à-dos. Il était midi, j'avais mangé, j'était propre et pret à partir. Je profita des quelques heures qui me restait à Quito pour aller faire courir Popo au parc La Carolina.
La température changeait aux vingts minutes. Il pleuvait, il faisait beau, il pleuvait, il faisait chaud. Je partis donc en taxi pour la Carolina sous la pluie. J'avais mon capuchon cette fois-ci. Je commença le tour du parc et le soleil se montra. J'avais à présent très chaud avec mes épaisseurs. J'attacha mon manteau de pluie autour de la ceinture et mon kangourou autour du manteau de pluie. Il faisait maintenant très beau et Popo était très content.
À deux heures, je pris un taxi qui me ramena à la maison. Il me restais à présent quelques minutes pour terminer mon sac, j'avais oublié d'y ajouter la bouffe de Popo. Le tout bien rangé, je barra les petits cadenas et apporta mon sac près de la porte. C'était mon signal. Il était 15h, c'était maintenant d'y aller. Gros sac sur l'épaule, petit sac sur l'autre, Popo attaché au bout de sa laisse, la laisse attachée à ma ceinture. Je venais de tomber en mode voyage. Un nouveau Cuenca, Cotacachi, Misahualli, une nouvelle destination. En route vers les Papillons.
Le trajet d'autobus me sembla durer deux heures, comme prévu. J'avais lu qu'il était mieux de s'asseoir du côté droit de l'autobus pour apprécier le paysage, ce que je fis. Une fois sorti de la ville, la route suivait les montagnes, celles du nord-ouest cette fois ci. La route avait radicalement été creusée à flanc de montagne, ce qui me permis de passer un certain temps à m'assurer que le chauffeur respectait bien le 6" souhaité entre les pneux de l'autobus et le ravin. Alors, à tour de rôle on contournait une montagne à gauche, un ravin à droite, une montagne à gauche et un ravin à droite. On avait pas le choix, nous devions contourner toutes les montagnes. Aucune ligne droite sur ce trajet.
Le ciel était couvert de nuages qui étaient plus bas que le haut des montagnes. Impossible donc de voir combien haut ces montres montaient. J'imaginais un deuxième étage avec un tapis blanc et des pointes de montagnes qui dépassaient ici et là. Mais bon, l'image est belle mais j'ai bien l'impression que la tête des montagnes était tout simplement perdu dans le nuages. J'ai bien hâte de voir si ce climat était propre à la journée ou à la région.
L'autobus débarqua tout le monde (incluant moi) dans le petit village de Mindo qui est plus grand que Misahualli mais pas de beaucoup. Je trouva mon auberge (Le CasKaffeSu) très rapidement, y déposa mes sac et parti faire un petit tour du village. Bien que le soir avait tombé je pu apprécier les rues larges sans voitures, les chiens qui s'y promènent tranquilement, les petits restaurants, les tiendas, les auberges, les cafés Internet (beaucoup de cafés Internet) et les petits bars. Un peu plus loin, il y avait même un cirque d'installé, un chapiteau qui annonçait un spectacle. Je ne m'y suis pas risqué, de peur d'y rester enfermer ou d'avoir à y applaudir des numéros troublants. Bref, j'ai évité de croiser des yeux le crieur de rue qui vendait les billets.
Le petit village est bien joli mais mal éclairé. J'en verrai plus demain. Pour l'instant, c'était le temps de me payer un bon petit souper. Je retournais donc au restaurant de l'auberge et me commanda un bon petit filet mignon sauce champignon.
J'avais choisi cet auberge car elle sortait en premier dans mes recherches Internet lorsque je croisais "auberge Mindo" et "bienvenue aux chiens". La majorité des commentaires étaient bons sauf un qui mettaient en perspectives tous les autre. Le commentaire parlait d'une propriétaire prétentieuse, malcommode et exigente. Immédiatement après la critique négative, il y avait la réponse de la dite prétentieuse. La malcommode expliquait que les malheureux invités faisaient la fête dans la chambre avec des étrangers. Elle expliquait qu'elle exigeait aussi un dépot de 50% payable par PayPall pour toute réservation. Elle disait qu'elle avait eu plusieurs fausses réservations et qu'elle devait maintenant agir de la sorte pour éviter les problèmes. Daprès son ton, je savais qu'elle n'allait pas devenir mon amie mais je ne craignais pas pour mon séjour. Je n'ai, bien entendu, pas réservé avant de partir et n'a aucunement l'intention d'y faire la fête durant mon séjour.
À mon arrivée, je reconnus le portrait type de la borderline. Elle était bien gentille, polie et courtoise mais je voyait sa limite comme si une grosse loupe flottait devant elle. Elle préférait prévenir tous les coups possibles pour s'assurer du bien-être de tous et chacun. Je l'imagine en train de prendre sa petite pilule contre le stress ou pire, de passer la journée les dents serrées et le sourir forcé. Mais bon, cette remarque ne jettera aucun ombre sur mon passage à Mindo. Je sais très bien quoi dire et comment le dire poir m'assurer ses bonnes graces.
Le filet mignon était bon mais c'est la tranche de viande sous le filet mignon que je trouvait suspecte. On aurait dit le restant d'un autre client, chauffé et réchauffé, ne servant qu'à donner plus de hauteur à la tranche commandée. Et non, je n'ai pas posé la question à mon hotesse. Tout était excellent, merci beaucoup!
Une fois le repas terminé, je reparti pour un deuxième petit tour de ville, question de digérer et de faire courir Popo un peu. Il s'en donnait à coeur joie avec les chiens de la rue, tellement que je me demandais si il allait se souvenir qu'il devait me rejoindre. Comme si l'excitation lui faisait complètement oublier que j'étais là. En tout cas, ça lui prend beaucoup moins de temps pour se faire des amis qu'à moi. La seule personne à qui j'ai parlé durant ma promenade voula me vendre des colliers. J'étais pas intéressé.
De retour à l'auberge, je demanda à mon hotesse si je pouvais monter une bierre à la chambre. Elle m'informa qu'elle me donnait le droit même si le règlement disait autrement. Elle précisa qu'elle avait rédiger ce règlement pour éviter les party. Je lui promis qu'aucun party n'aurait lieu dans ma chambre et que j'allais aussi en avertir Popo. Elle trouva ma blague bien amusante. Elle est probablement bien gentille mais tellement craintive que ça lui enlève beaucoup de légertée. Mais bon, elle me loge quand même pour 16$ la nuit dans une belle petite chambre avec salle de bain privée. Ma porte donne directement dehors et il y a wifi dans la petite cour intérieur (sauf lorsque la porte du restaurent est fermée). C'est joli. La chambre est toute blanche avec de jolis rideaux roses et la coquerelle qui a traversé ma chambre n'était pas si grosse que ça. Je me sens comme dans la maison de la stroumfette. Les surprises arriveront bien dans le temps comme dans le temps et c'est tant mieux.
J'ai donc eu le temps de mettre mes textes à jour. Quito n'est plus une place pour la contemplation. Je ne prends plus le temps de m'asseoir et revenir sur ma journée. Quito est devenu un lieu d'action entre les petits voyages. J'y ai passé un bon week-end et suis bien content d'être ici pour m'en reposer. Sur ce, bonne nuit aux colibris, aux orchidées et aux papillons. Je vous verrai probablement demain.
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