Je suis à l'aeroport de Guayaquil. J'ai pris l'autobus à Quito hier soir à Minuit. Daniel, Santiago, Juan et Nathalia sont venu me reconduir à l'autobus. Contrairement à la dernière fois, j'acceptais la fin du voyage. J'était triste de quitter Daniel qui est devenu, à travers les trois mois, un bon ami. Je lui ai redonné ma clé et il m'a rappelé que ma clé restait MA clé. J'ai donc un appartement à Quito qui m'attend.
L'autobus a bien été, j'ai dormi tout le long. La compagnie Trans-Ecuadorian est la meilleur compagnie d'autobus d'Ecuador. Le conducteur est prudent et les sièges sont très confortable. Nous avons roulé de minuit à 8h30 en prenant une pause à 4h dans un petit village dont je ne connais le nom. J'en ai profité pour faire un petit pipi en nature et pour piquer un brin de jasette avec une française qui voyageait dans l'autobus. Elle était elle aussi à la fin de son voyage. Elle allait saluer pour une dernière fois des amis à elle qui habitent Guayaquil. Elle concluait un voyage de deux ans. je trouvais que mon trois mois était un long voyage mais son deux ans donnait une autre perspective à mon trois mois.
J'ai trouvé une petite terrasse à l'aeroport où Popo peut enfin prendre l'air. Il a passé tout le voyage dans sa cage avec les valises sous l'autobus. Il s'est mis à crier en me voyant de la même façon qu'à mon arrivée en avion à Quito. Il me demandait avec insistance de le sortir de là. Nous répéterons l'histoire à la sortie de l'avion à Miami et à la sortie de l'avion à Montréal dans à peu près 26h.
Daniel m'a conseillé de laisser mes bagages en consigne et de prendre le temps d'aller visiter Guayaquil mais je pense que ma journée va plus ressembler à une longue pause à l'aeroport. Je dois déjà aller visiter les toilettes avec mon charriot, mes bagages et Popo dans sa cage. Je n'ai jamais fait pipi avec tout ce stock à surveiller. Mais après 3 mois en Ecuador, je crois que je passerai à travers.
5 minute plus tard. J'ai trouvé une toilette pour chaise roulante qui m'a permis de me mettre à mon aise, vider mes boyaux et changer de t-shirt. L'aeroport n'étant pas bien grand, je saurai à l'avenir où me dirriger pour les petites et les grosses envies.
Le temps était venu d'aller échanger les papiers de Popo contre LE papier qui lui donnera le droit de sortir du pays. Le bureau de l'Agrocalidad était juste à côté des toilette, à la droite des arrivées internationales. Le monsieur était très gentil et parlait un très bon anglais. Encore une fois, il trouva que Popo avait un bien joli nom. Combien de fois les gens ont souri après avoir compris le nom de Popo. Oui, je sais, ici "popo" veut dire Caca. Le monsieur regarda attentivement les papiers que je lui avait apporté (certificat de santé émis par un vétérinaire ecuadorien, certificat de santé émis par le Canada avant mon départ, le papier de l'agrocalidad de Quito et son certificat de vaccin en français) et me remis le papier officiel qui me permet de sortir Popo du pays. Popo se rendra officiellement jusqu'à Miami.
Après cette petite étape qui ne dura pas plus que quatre minutes, je sorti prendre l'air avec Popo pour nourir les poissons du bassin à l'entrée. C'était un grand bassin (taillé dans l'or massif... Jajajaj Émile Nelligan) remplis de poissons rouges de la taille de Popo. Une distributrice me permettait d'échanger une petite quantité de nourriture à poisson contre un 0.10$. Anecdote: l'endroit désigné pour déposer le dix sous est marqué par un castor, le même que sur les pièces de cinq sous canadien. Je tenta le tout pour le tout avant de m'appercevoir que mon 5 sous était trop gros pour rentrer dans le trou. J'oublia la présence de monsieur le castor et sorta un dix sous qui se changea en petites graines pour poissons. Je tenterai peut-être plus tard de leur donner de la bouffe de Popo, ce qui m'amusera probablement.
Après cette petite scéance nature, je retourna quelques fois à la toilette puis à la terrasse puis à la zone wifi. Avec quelques amis facebook en plus et d'autres amis Internet, le temps passa rapidement. Il est maintenant 2h39 et tout va bien. Je me demande par contre où et quand Popo fera son caca. Pour l'instant, il est couché au soleil au beau millieu de la terrasse. Il fait maintenant chaud à Guayaquil et la climatisation de l'aeroport est agréable. Il me reste 5h à attendre et je n'ai rien contre cette scéance de relaxation. Popo non plus je crois. Il est présentement couché sur le dos et semble bien aimer le soleil. Je crois qu'il est pret, lui aussi, pour un été montréalais.
16h07 et le temps passe rapidement. Merci Internet. J'ai eu le temps de me faire de nouveaux amis sur la toile de l'autoroute. Il y a même Carlos qui s'en vient me tenir compagnie. Carlos arriva vers 18h30. Il me proposa de me sortir de l'aeroport et de me faire faire un mini tour de la ville. Quelle bonne idée! La circulation étant très problématique, nous avons eu le temps de faire quelques coins de rues, passer chez lui chercher quelque chose pour son père et revenir à l'aeroport pour 7h30. J'avais faim, je devais donc manger avant d'enregistrer mes bagages. Après une salade césar au poulet, il m'ordonna d'acheter du chocolat ecuadorien pour ramener au Canada. Je m'exécuta. Le moment était venu pour moi d'aller m'enregistrer. Je le remercia pour l'agréable compagnie, il me reconduit au comptoir AmericanAirline et retourna chez lui. J'étais bien content d'avoir fait un tour de voiture à Guayaquil et d'avoir échangé avec quelqu'un natif de Guayaquil.
La file pour enregistrer les bagages n'était pas trop longue mais elle avançait lentement. J'étais calme et patient. Je n'avais qu'à suivre la personne devant moi et j'allais me retrouver assis dans l'avion. Après quelques minutes, rendu au comptoir, la demoiselle m'informa que la cage de Popo n'était pas règlementaire selon les normes de AmericanAirline. Je lui demanda quelle était la solution qui me permettrait de prendre mon avion quand-même sans laisser Popo derrière moi. Elle me répondit que je devais acheter une nouvelle cage. Je lui demanda si elle en avait que je pouvais utiliser et elle me répondit que, malheureusement, non. Je devais aller magaziner au centre-d'achat de Guayaquil et revenir avec une cage règlementaire. Absolument. J'avais choisis ce moment pour m'enregistrer, pas pour aller magaziner au centre d'achat. Elle m'informa que mon avion avait une heure de retard, ce qui me donnait (calculus) 1h de plus. Vamos au centre d'achat avec mes sacs, la cage non-réglementaire et Popo dedans. Le chauffeur de taxi me demanda 5$ pour la course. Je lui offri 15$ si il conduisait très rapidement, si il venait avec moi au magazin d'animaux et qu'il me ramenait à l'aeroport tout aussi rapidement. C'était dans la poche. Nous nous sommes donc rendu au centre-d'achat que m'avait indiqué la gentille dame du comptoir AmericanAirline, monsieur le chauffeur s'informa auprès du gardien pour trouver le magazin d'animaux et en moins de deux, j'achetais la seule cage de grandeur convenable disponnible. Je demanda à la dame au comptoire si cette cage était règlementaire pour l'avion. Elle me répondit que oui. Bon, j'avoue que cette question était inutile. Elle m'aurait répondu oui de toute façon. Je déposa la cage par terre, après avoir transféré les jouets dans la nouvelle cage, je demanda à Popo de transférer de maison. Il s'exécuta sans broncher. Boooon chien.
De retour à l'aeroport, la file était très longue mais la dame au comptoire, me voyant, demanda à un agent de me faire passer par la file express. Il me fut donc plus rapide de la rejoindre pour enregistrer Popo. L'enregistrement prit une heure et je fut le dernier à regagner la porte de l'avion. À partir de ce moment, tout se passa bien. Je m'endormis immédiatement après le décolage et me réveilla quand l'avion toucha le sol. Un de mes meilleurs vols.
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