Je me décide enfin à me lever, il est 10h30. Jimmy travaille à son ordi. Il doit livrer un papier ce jeudi. Marcello prépare, comme à chaque jour, les sandwich pour le lunch des enfants de l'école du village. Il est quelqu'un de très gentil et garde toujours un oeil bienveillant sur les gens autour de lui. Mon déjeuner m'attend. Café, fruits et yogourt avec croissant moutarde et fromage. Je peux rien demander de plus. Mon hôte m'informe avec joie qu'il allait m'aider à apprendre l'espagnol en arrêtant de me parler en anglais. C'est un peu trop top pour moi pour comprendre tout ce qu'il me dit mais je suis bien content d'être en train de vivre ça. Il a profité de la matinée pour aller me faire faire un double de sa clé. Je suis bien content de lui avoir donné une bouteille de sirop d'érable à mon arrivée, je me sens un peu mieux devant sa générosité.
Après le déjeuner, je m'installa dehors pour compléter le résumé de la veille et Marcello s'empressa de m'installer le hamac. Encore une fois, magie! Merci Marcello. La complétion de mon fabuleux récit me prit tout l'avant-midi (en heure de hamac). Je poursuivis avec la vaisselle de la veille. Ici, le savon à vaisselle est solide dans un pot de margarine de savon. Rassurez-vous, il éloigne la graisse et
laisse les mains douces, c'est écrit dessus. Une fois la vaisselle complétée, Marcello nous prépara un bon petit lunch. J'en profita pour lui redemander le nom de notre ami. Jimmy était en fait Rick.
Je passa le reste de l'après-midi assis sur le banc, dans le carré principal du village, à continuer mon dessin de l'église. Rick (et non Jimmy) vaint me rejoindre vers la fin de l'après-midi au moment même où l'appel de la cervesa se faisait sentir. Ayant un partenaire intéressé, nous nous dirrigeames (passé simple) vers la tienda la plus proche. Après 7 enjambée, la gentille demoiselle nous servait nos grosses bières frio (à 1,00$ + 0,50$ de consigne) et nous étions de retour sur le banc de parc devant l'église. Rien de mieux que de ne rien faire à Cotacachi. Ça ressemble un peu à Ste-Mélanie... mais bon, côté tranquilité. Les cloches de l'église font un beau petit beat toutes les heures et le garçon de l'autobus régionnale crie Otavallotavallotavallotavallo (Otavallo 12 fois) toutes les dix minutes. Tout ce qui mérite d'être vendu mérite d'être répété 12 fois. Je suis rendu au tier de mon église Cotacachienne. J'espère pouvoir la terminer demain.
Après quelques bières (et une cuisse de poulet avec patates du resto d'à côté qui nous donnait droit d'utiliser les baños) Marcello se pointa. Il nous accompagna pour une nouvelle bière et parti à la maison préparer le souper. Après avoir utilisé la baños de la poulettrie plus qu'à mon tour, je proposa à Rick de poursuivre les festivités à la maison. Le souper étant presque pret, ce fut une bonne idée. Notons que j'avais un adversaire de taille. Rick imbibait plus que moi. Je reconnaissais l'autenticité de sa carrière de rockeur. Il avait dit vrai sur Morino. Oui, j'étais entouré de monuments. Encore une fois, comment aurais-je pu planifier ça. Rick me confirma que mes nouveaux amis Quishua réitéraient l'invitation qu'il m'avaient fait la veille à venir les visiter sur leur réserve. En échange de quelques morceaux de viandes et d'une vingtaine de dollars, ils m'offriraient l'hospitalité. Bien que la barrière de langue et la distance culturelle soit immense, je ne voit aucune raison pour laquelle je devrais refuser cette invitation. Je suis en Écuador et Lola, la grande défenderesse de la culture Quisha d'Écuador voulait bien appréter ma viande, qui suis-je pour dire non? Sur ce Rick me fait entendre "I will survive" en espagnol chanté par toutes les grosses têtes d'affiche de la culture latino-américaine. Encore une fois, je prenais des notes.
Alors voilà, le souper est servi. Marcello s'occupe de tout. Rick joue la salsa sur youtube et Popo en redemande. Le souper englouti, Rick, après m'avoir surpassé comme un champion de cervesa, s'excusa et se retira dans nos quartiers. Oui, nos quartiers. Sans comprendre pourquoi, au lieu de dormir dans sa chambre, il se coucha dans la chambre que je partageais avec Marcello en prenant soin de barrer la porte. Incappable de le réveiller, je commença à reluquer le fauteuil du salon. Popo semblait s'y plaire, pourquoi pas moi. En situation normale, j'aurais peut-être trouvé ça un peu désagréable mais bon, je répète: Je suis en Amérique du sud, en Ecuador, au nord de Quito, à Cotacachi, entouré de volcans, dans une belle maison dont la cour est remplie d'avocatiers, de citrussiers, de petites fleurs rouges et blanches, d'oiseaux mouches, j'ajouterai que Marcello adore Popo et qu'en plus j'ai wi-fi. Je vois pas comment je pourrais me pleindre de quoi que ce soit. Esta es la vida y la vida est muy bieñ! Gracias por todo. Rick se réveille pour le pipi de minuit et réalise l'irrégularité. Encore un peu confus, il regagne ses quartiers et nous retrouvons tous nos lits respectifs :) Bonne nuit Rick!
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