Aujourd'hui, grasse matinée. Tranquilo. Je dois prendre l'autobus ce soir avec Daniel et son équipe pour Quito. Petite promenade dans Cuenca. Je commence avec un lait aux fraises d'un petit resto végétarien sur la place d'à côté puis je complète ça avec le gros hot-dog tout garnis du petit monsieur au mini kiosque dans le parc. J'ai ensuite vu les églises, quelques ruines incas, les petites rues, l'architecture, le bord de rivière où Popo a gambadé gaiement et les chiens errant qui se faisaient une joie de nous courrir après en jappant. Je suis rentré nul part mais j'ai vu l'intérieur d'une église pendant que je m'abrittais de la pluie. L'architecture espagnole est d'un romantisme extrème et d'une chevalerie romanesque. J'imagine très bien Frida, rose à la bouche, à son balcon, voilée de noir qui épluche ses patates. Petite particularité de Cuenca, les dépanneurs sont derrière une grille. Du trottoir, on s'adresse à la personne de l'autre côté de la grille et elle nous amène ce qu'on veut. Bien étrange. Par contre, j'ai bien aimé cette ville beaucoup plus petite que Quito. Peut-être que c'est le confort et la vue de ma chambre d'hotel qui me fait dire ça mais j'y reviendrait bien.
J'en ai profiter pour utiliser le service de buadrie qu'offre l'hotel pour faire laver mes vêtements. Le monsieur est supposé me rapporter ça un moment donné. J'ai demandé vers quelle heure c'était pour être pret, il m'a dit "Plus tard". Vive la relation entre les Équatoriens et le temps! J'aime bien ça. Ça va être pret vers tantot. Il me restera à coordonner mon départ. J'ai la chambre jusqu'à 10h ce soir.
Maintenant c'est l'heure du repos pour être certain de ne pas dormir durant le trajet d'autobus qui m'attend cette nuit. Je commence donc par trouver une "banco machina por la trajeta" (banque machine pour la carte) afin de remplir ma ceinture que j'ai vidé hier soir. Je complète ça avec une assiette de poulet avec du riz, une petite patate en sauce, une petite sauce brune, de l'avocado et un morceau de piment "no por aqui". Je me rappelle jamais comment on dit "pour emporter" alors je dit "pas pour ici". On me répète toujours le bon mot mais on dirait qu'il rentre pas. Je mange ça dans ma chambre avec comme seul ustensil, un bout de la boîte de styrofoam que j'ai tenté de découper en forme de cuillère mais qui ressemble plus à un coin de boîte de styrofoam.
Je profites du temps qu'il me reste avant l'autobus de 9h30 pour uploader les photos de mon téléphone sur facebook et regarder un peu de télé. Entre temps, je reçois mon lavage. Je trouve bien courageuse la petite madame qui a manipulé les bas que j'avais dans les pieds sur la montagne. J'ai donc plein de bas et de t-shirt propre! J'arrivais au bout de mon propre. Reset! Il reste à faire ma valise pis recharger un peu mon ipad si je veux me taper des stargates pendant le bus de cette nuit.
Aucun commentaire:
Publier un commentaire