La journée est passée trop vite. Au moment où j'écris, nous sommes rendu le jour 5. Si j'essaie de résumer, la journée a commencée avec un taxi direction Parc la Carolina (Lafontaine). J'avais convenu la veille que j'allais suivre Daniel à Cuenca. Pour ce faire, je devais acheter un billet d'autobus. Je retenu les indications en plusieurs temps. Le premier indice était La Mariscal. Je savais m'y rendre à partir de Carolina. En chemin, je suis arrêté dans un point de vente movistar, compagnie de téléphone cellulaire. Pour 42$ j'avais un téléphone neuf carte incluse et un 2$ de temps pré-payé. J'avais aucune idée combien de temps ça me donnait et j'avais pas l'intention de me retrouvé pu de temps d'appel loin d'un point de vente. La vendeuse était très gentille et je lui demanda d'ajouter 20$. Je crois que ça me donne autour de 1000 minutes en temps régulier pour l'équateur. Tant qu'à moi, j'ai maintenant l'assurance de pouvoir téléphonner où je veux et parlerle temps que je veux. Bonne chose de faite.
Donc, direction La Mariscale. J'avais 2h avant que mon téléphone soit actif et j'étais rendu à la deuxième étape de ma chasse au trésor. Après un petit déjeuner oeufs brouillé, petit croissant au Dulcedeleche, un jus de cantaloupe (et le petit pain pour Popo), je me suis mis à chercher les agences de voyages. Je me disais que j'allais bien reconnaître la compagnie d'autobus que Daniel m'avait indiqué lorsque l'agent de voyage allait m'en proposer. Les seules indications que j'étais cappable d'avoir était en lien avec un terminus à l'autre bout de la ville. Je devais prendre l'autobus publique pendant 30 minutes et y trouver le terminus. Comme si il y avait un terminus d'autobus au bout de chaque ligne. J'était pourtant convaincu que Daniel m'avait parlé d'un terminus dans le Mariscal. Nottons aussi que la majorité des agences de voyages organisent des virées aux iles Galapagos seulement et sont toutes back order dans leur commande de plan de Quito. Le destin oblige, je retourna sur ma terrasse au centre du Mariscal et y attendis que mon téléphone s'active.
J'ai finalement trouvé le terminus panaméricana avec les nouvelles indications de Daniel. 5 coins de rues plus tard, j'achetais mon billet. "Acheter un billet" c'est facilement dit mais une fois en espagnol, c'est une toute autre histoire. J'ai bloqué quand la fille m'a demandé de choisir un banc dans l'autobus. Elle me montrait une carte de l'autobus qui ressemblais plus à une carte de bingo qu'à autres choses. J'avais peur de me faire prendre dans une vente piramidale ou quelque chose comme ça. Une fois remis sur la track, je lui laissa choisir mon siège pour moi. Je lui précisa que je voyagais avec Popo et elle me fit savoir que c'était interdit. Après quelques "por favor" de ma part, elle me dit de voir directement avec le chauffeur. J'avais le billet en main.
Toute cette chasse au trésor fur présentée en collaboration avec mon estomac et mes intestins qui n'étaient pas certain d'être en très grande forme. À chaque fois que je bois une bouteille d'eau, je me demande toujours si c'est la bonne. Fini les chichis, je me pris un immodium en arrivant à la maison.
Je devais donc passer 3 nuits à Cuenca. Soulignons que je m'en vais assister à une compétition de Motocross (Tous connaissent ma passion pour les compétitions de motocross) à 9h de route, dans la ville la plus au sud de mon petit plan. Je suis très content d'avoir planifié le plus possible mon voyage, concidérant les attractions, la proximité et le bon sens. J'ai donc, après toutr cette préparation, le portrait exacte de ce que mon voyage ne sera pas. Je devais donc faire ma valise pour ces 3 nuits. J'ai laissé plusieurs choses chez Daniel pour pas traîner un sac de brique pour rien. Une fois pret, Daniel arrive à l'appart avec son père, il ramasse son stock et on quitte en direction de son groupe. Il voyage avec l'équipe de motocross de Quito. De là, je prends un taxi vers mon terminus avec mon petit fond de mal de coeur, fidèle compagnon.
Popo est tranquile dans son sac à dos, je monte dans l'autobus et trouve ma place. Un petit groupe de personnes tentent de me faite la conversation mais mon énergie dirrigée à contrôler mes boyaux, je répondis à sa question, fit un sourir et me plongea en mode sieste. Le voyage était très long, aussi long que les deux avions qui m'ont transporté en équateur. Par chance, le siège était beaucoup plus confortable et pouvait se coucher une coche de plus. L'étoile du jour va au banc vide à côté de moi. Popo et moi en étions bien content.
Nous avions la chance d'avoir un film avec son surroud dans l'autobus. Rien poir aider à la sieste. Un genre de film policier science fiction avec des têtes qui éclattent. On est loin de "Barbie au pays de Barbie". Pour ajouter une dimension au film, à la sortie de Quito, l'autobus se fit arrêter par la police. On a rien vu ni entendu mais nous sommes resté arrêté sur l'accotement avec les lumières rouges et bleues de la voiture de police qui éclairaient la cabine du conducteur. Je m'attendais à ce que tout le monde sorte pour une fouille ou un contrôle mais rien de ça est arrivé. Le chauffeur est remonté dans l'autobus un moment donné et nous sommes reparti.
Côté paysages, j'ai rien vu, c'était la nuit. Je sais que nous étions en montagne parceque les oreilles bouchaient et débouchaient. En descendant des côtes (interminable) le conducteur avec le pied sur le frein pour s'assurer qu'on tombe pas dans le ravin. Après avoir très peu dormi, on a eu droit à la cassette de synthé-mérengué du matin, ça annonçait Cuenca.
Comme de fait, on arrive au "terminus", tout le monde débarque, me voilà avec Popo et mes sacs au beau millieu de nul part. J'ai donc marché droit devant et en rond pendant quelques instant. Ça me servait à rien d'aller trop loin, j'avais aucune idée où j'm'en allait. Mon objectif était de faire pipi et de respirer un peu. Il y avait quelques hotels qui, de l'extérieur, ne m'indiquait en rien si c'était une maison de passe, de junky, de voyageurs ou de Cuencain. Une fille avec une grosse valise de voyage attendait sur le coin d'une rue. Je lui demanda si elle pouvait m'indiquer une direction quelconque, un centre-ville, un hotel, une toilette. Elle parlait bien anglais et s'informa pour moi au monsieur qui tenait le petit restaurant. Le monsieur me demanda mon budjet, l'ai dit que je voulait une salle de bain et un lit. Il m'indiqua la porte d'à côté.
Alborda Hotel, José Joaquín de Olmedo 3-92 y Av. España, Telf: 2831-062 / 2871-463. Je lui demanda 2 fois de me confirmer que j'avais la bonne porte. Ça ressemblait à rien. Un escalier qui montait et une petite madame en haut qui disait "Buenos Dias!". La réception de l'hotel était en fait sa chambre. Je me suis même demandé pendant une seconde si c'était sa chambre qu'elle allait me donner. Pour être précis, en montant les marches je me retrouvais à l'étage 1 1/2 et son bureau était à l'étage 1 1/4. Je suis très content d'avoir vu ça. Pour répondre à ses questions, je devais être assis sur le plancher. La porte ouverte devant moi faisait pas plus de 48" de haut, elle était 36" plus bas. Je lui demanda si les chiens étaient admis, elle me dit non, je la supplia un peu et elle fini par me dire oui à condition que je sois responsable de lui. Le deal était bon. Je lui expliqua que je voulais un baños (chambre de bain) et une place pour dormir pour la journée. Elle me dit que c'était possible mais que je devais payer le montant de 7$. Dans ma tête, je vis défiler tous les drinks que j'ai bu dans ma vie qui m'avaient coutés plus que ça. Si si si, dis-je. Lorsqu'elle vu que j'acceptais de payer, elle devint tout d'un coup très convenante et agréable. Si ça prenait juste un 7$ pour m'ouvrir les portes du paradis (et me donner accès à une toilette), le monde m'appartenait.
Elle prit mon nom, mon numéro de passeport et me donna la clé et la télécommande pour la télévision. Quoi demander de plus? Ma chambre était la 207. J'ouvris la porte et je découvris une pièce à peine plus grande que le lit, sans fenêtres et sans salle-de-bain. Je m'attendais pas au Hilton mais au moins à une toilette. Je redescendis à l'étage 1 1/2 et demanda si y était possible d'avoir une "privado baños". J'étais sur le bord de lui demander une chambre avec fenêtre vers l'extérieur mais je me contenta de la toilette. Elle avait l'air confuse et désolée de me dire qu'elle serait dans l'obligation de me demander un supplément de 3$ pour la chambre de bain privée. Encore une fois, je me rappela la fois où j'avait fait livré un pequet de cigarette en taxi et lui remis cordialement le 3$ supplémentaire qui allait satisfaire mon envie de pipi. La chambre est encore à peine plus grande que le lit, possède un petit alcove dans lequel est placé un bureau avec une chaise (qu'on peut presque reculer et des portes qui touchent le mur lorsqu'on les ouvre). La salle de bain possède un petit lavabo, un toilette et une douche. J'ai tout ce qu'il me faut. Je rajouterai que la fenêtre de la chambre donne sur le corridor, j'entends donc très clairement tout ce qui se passe dans ce petit hotel.
Daniel va me téléphoner quand il saura à quel hotel il loge. Je le rejoidrai probablement. Je sais aussi que Julie et compagnie sontà Cuenca jusqu'à Samedi. Je dois trouver internet pour lui donner mon numéro de téléphone. Ça serait très drole de se croiser pendant mon séjour ici. Il me reste donc à me reposer, prendre une petite douche, manger quelque chose et chercher Internet. Chose certaine, j'ai mon viaje!
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