Je me réveille encore une fois merveilleusement tard. 11h00 sonne, tout se passe très lentement. Marcello revient de travailler vers 12h30. On se rend dans un petit marché qui abrite une douzaine de comptoir à bouffe. Je suis étonné de voir autant de comptoire, tous un à côté de l'autre avec une affiche placée au dessus de l'espace à service. Je me rend compte assez rapidement que tous semblent s'être passé le mot et on choisis en coeur d'offrir du cochon roti coupé en tranches ou, si vous préférez autre chose, il y a aussi du cochon roti coupé en lamelle. Je crois que j'étais plus préoccupé par le cochon qui me regardait pendant qu'il se faisait trancher que par la diversité du menu pour aller au fond des choses et contredire mes propos car non, il n'y a pas que du cochon.
Un coup le ventre bien remplis de cochon (qui était, disons le, excellent), l'heure est à la découverte. Nous profitons de l'après-midi pour visiter le marcher d'otavalo. Sur la place publique (et dans la rue durant les week-end), les artisans Quishua exposent et vendent leurs foulards, bracelets, sculptures, punchos, peintures et chapeaux. Mon but était de me trouver un petit chapeau noir quichua. J'étais à la bonne place. Les montagnes sont remplies de colonies Quichua. Leur source principale de revenu est la production et la vente d'objet traditionnels. Ils cultivent leur blé, nourrissent leurs moutons, tissent la laine et l'interprètent dans leurs chapeaux, leurs vêtements, leurs foulards et leurs punchos. Les Quichuas parlent le Quichua et certains parlent l'espagnol. À part leur implication dans le marché, ils vivent très isolé avec peu ou pas d'argent.
Je trouve enfin mon chapeau, la dame me demande 16$. Je ne comprends pas le prix qu'elle me demande. Je regarde Marcello qui ne me donne pas plus d'indices sur ce qui se passe. Je me rappelle à cet instant les niños tremblay qui dealaient eux-même leurs achats. À cette idée, deux points étaient attachés. Pour la première fois de ma vie, je me retrouvais dans une situation où il était mal vu, sinon impoli, de ne pas marchander. Et vu le succès fulgurant des niños Tremblay, je devais bien faire ça pour pas perdre la face. Sans savoir quel était le prix de base, je joua le tout pour le tout et relança l'offre avec un gros 5$. La dame trouvait que j'exagérais un peu. Tant qu'à moi, si elle veux pas d'offre qui favorise le client, elle n'a qu'à utiliser des prix fixe!
Combien ça coûte? Ça coûte 16$. Voilà 16$. Voilà votre chapeau. Merci beaucoup. Merci à vous. - C'est bien moins compliqué comme ça!
Mais non, on doit se battre et tout faire pourque l'artisant ou le vendeur fasse le moons d'argent possible. À mon 5$ mal avalé, elle me relança un 14$. Tant qu'à marchander, marchandons. Je la relança avec le même 5$ qu'au début en lui disant que le chapeau allait probablement être en vente le lentemain pour 5$. Elle infirma ma supposition. Pendant que je ne flanchais pas, elle discutait avec Marcello. Toujours avec ma meilleur attitude de marchandeur, j'était pret à annuler la vente à tout moment, je me trouvais bien fort. Après un peu de temps, je lui proposa 10$, soutenu par un regard qui ferait baisser les bras à n'importe qui, en ajoutant que c'était un très grand pas depuis mon 5$ du début, que j'avais fait un très gros effort et que pour ça, elle devait accepter mon offre. Elle hésita un peu et fini par accepter. J'étais tellement fier de mon exploit que j'en avait oublié de choisir la grandeur. Je suis donc parti fièrement... avec un chapeau trop petit. Brava!
En quittant Otavalo, nous sommes arrêté dans un parc construit autour d'une chute. Pour ce rendre à la chute nous devons traverser un petit village Quichua. Je pourrais facilement qualifier les petites maisons de ruines ou, plus respectueusement, de vestige du passé ou d'héritage patrimoniale. À chaque fois, je me demandais pourquoi on laissait comme ça tant de maisons abandonnées, comme si on avait comme projet de créer une ville fantôme. Je me surprenais à chaque fois de voir des poules, des cochons, des vaches et des gens vivre dans ces décombres. J'ai jamais vu de bidonvilles sauf à la télé. Les maisons ici ne sont pas en planches ou en carton mais en béton. Je ne suis pas non plus dans un bidonville, les maisons ont quand-même quelques pièces et la propriété est entourée d'un mur mais ça prend quand même quelques secondes avant de réaliser qu'une famille y vit. Je dois ajouter que tout le monde est de bonne humeur et souriant et qu'ils n'ont ni iPhone ni iPad. Note à moi-même.
La chute est très jolie, il y avait un petit tunel dans la roche de quelques mètre pour pouvoir apprécier la chute de plus pret. Après avoir pénétré de quelques centimètres ma respiration s'est arrêté. À quatre pattes dans un tunel qui tourne et qu'on voit pas la fin? Non merci. Je suis en vacances, je ne me suis pas payé un billet d'avion en équateur pour aller arrêter de respirer dans une mini-grotte. Ce fut rapidement clair dans mon esprit que je n'aurais pas la chance de vivre cette mini-aventure. J'attendis de mon côté de la chute. Le reste de l'aventure est une petite promenade dans les sentiers du parc et un retour vers la maison (avec mon chapeau).
De retour à Cotacachi je pris mon temps pour faire les courses du souper. Je pouvais apprécier Cotacachi by night en plein vendredi soir. Merveilleux petit village, plusieurs personnes m'ont salué durant ma promenade. Belle embiance, on dirait vraiement Ste-Béatrix mais avec un patrimoine architectural collonial espagnol très important. Le village a 150 ans. Il y a 120 boutiques d'items de cuir et ce, à cause de la 1ere guerre mondiale. Les étuits pour les couteaux, les cigarettes et les briquets des soldats américains étaient fabriqués à Cotacachi.
L'expertise du cuir se développa et s'étendit aux manteaux, sacoche et sac. Notons que plusieurs marchands de souliers de course vendent aussi des dvd de films copié. Je le note car je l'ai remarqué souvent. Voilà.
Je reviens à la maison avec de la crème (0.70$) et une bouteille de rhum (8$). Petit souper et petit drink pour célébrer ma dernière nuit en Cotacachi. On s'enfile une petite marche dans le village pour le sentir une dernière fois. L'objectif est une crème glacée. On suit les bruits et les lumières pour se retrouver au beau millieu d'une petite foire avec quelques jeux et quelques manège. Le bateau de pirate, Une grande rour, une petite roue, et certains caroussels pour 8 ans et moins. On décide de faire un tour de grande roue. Avant qu'on embarque, la grande roue tournante comptaient 0 personnes. Pendant que nous tournions, 2 personnes ont voulu s'essayer. Attention, elle tourne mais n'arrête pas! J'ai eu besoin de faire des signes au petit gars.
Je profite du wi-fi pour facebooker les photos de ma caméra qui a finalement pogné le signal. Cotocachi todo incluido, bonne nuit!
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