Il fait chaud. Je suis à Mindo et il fait chaud. Cette nuit il a plu jusqu'à 4h du matin, beaucoup de difficulté à dormir. Une chance que j'avais mon petit jeu fraîchement installé sur mon iPad, je ne me suis pas endormi avant deux heures et demie. Ce matin, réglé par mon destin, l'alarme de mon téléphone sonna comme l'autre matin mais cette fois, seulement à 8h. Je me permis de dormir encore un peu, je snooza jusqu'à 9h30. Au lever, petite douche, crème solaire sur le nez et sur le front, vêtements propres et lunettes soleil sur le nez, j'étais pret à déjeuner.
Je me rendis au comptoir à jus de la veille et redemanda la même chose. Fruits mélangés broyés avec du lait. Je bu mon verre à la paille sous un soleil très chaud. Je savais déjà que je n'allais pas passer beaucoup de temps au soleil aujourd'hui. Aujourd'hui, j'aurais pu me faire cuire un oeuf directement dans mon assiette. J'oublis toujours à quel point le soleil peut être chaud. Aujourd'hui est une bonne journée pour m'en rappeler.
Le jus bu, ma prochaine destination était ma petite terrasse à déjeuner. Ma petite table sur le trottoir était encore là et la signorita était dans sa cuisine. Je lui demanda de me préparer la même assiette mais cette fois, avec deux oeufs. J'étais bien content de savoir que je pouvais déjeuner à la québécoise. Deux oeufs saucisse. La seule différence était le pain qui était remplacé par la patate frite et le jus d'orange qui était remplacé par un coke. Des détails avec lesquels je n'avais pas trop de problème. J'allais tout simplement déjeuner-diner.
Mon repas terminé, c'était le temps de payer. J'ai eu à débourser 2,25$ pour régler la cuenta. Le petit problème était que je n'avais qu'un 10$. À Mindo et même à Quito, les grosses coupures comme les 10 et les 20 sont à éviter. Le gentil monsieur eu à faire plusieurs commerces pour trouver le change nécessaire.
Je tenta une petite promenade dans les rues de Mindo pour faire descendre les frites. Popo avait sa gang et devait être ramené à l'ordre de temps en temps, il serait bien parti à l'aventure avec ses amis. Le soleil était trrrrrès chaud. Je remettais même la plage en question à cet instant. À part chercher de l'ombre, je vois mal quelle activité pouvait m'intéresser. Peut-être trouver l'ombre. Je tenta de passer par des rues que je n'avais pas vu mais je suis presque certain d'avoir foulé le sable de toutes les rues de Mindo. L'idée était donc de retourner à l'auberge et attendre sur la terrasse couverte que le soleil se cache un peu et que les nuages sortent de leur cachette. Il est 12h55 et il fait chaud à Mindo.
Après une petite pause, je retourna me promener en tentant de longer une petite route que je ne connaissais pas. Un petit chemin de terre qui se dirrigeait vers les montagnes. Encore une fois, d'hostal en hostal, je découvrais le paysage. Pour la première fois à Mindo, je pouvais voir quelques orchidées. Je m'attendais, j'avoue, à traverser des champs d'orchidées, mais je fus déçu. Un petit jardin privé à côté d'ici charge un prix d'entrée pour faire le tour. Le jardin est bien isolé et aucune brèche ne permet de voir à l'intérieur. Dans ma petite promenade, je pu voir quelques variétés en liberté. Deux ou trois sortes voulaient bien poser pour la caméra. Je pris quelques clichés et continua ma promenade sur cette route de campagne.
L'attraction principale de mon après-midi fut lorsque j'eus à traverser la rivière qui elle, traversait la route. Un petit pont de planche avait été aménagé. Je le croyais bien solide mais parceque je le voulais bien. Je pris Popo sous mon bras et brava ce petit pont. Finalement, rien n'arriva, j'étais traversé. Je continua jusqu'à la pancarte qui indiquait "Propriété Privée" et je retourna de bord. L'activité était bien faible en revirements. Quelques goutelettes tombèrent vers 15h comme un apperçu de la soirée qui approchait. J'étais en route pour l'auberge. Pour la première fois, je sentais que je tournais en rond. Il me reste la journée de demain pour terminer mon tour de Mindo. Je me cherche une activité. Il est 16h, bientôt le temps de manger. Je voulais pratiquer mon billard ecuadorien, mais je n'ai vu aucune table de billard. Allons promener Popo avant d'avoir l'excuse de la pluie.
Ceci étant dit, en marchant tranquilement, un ami de la rue me salut. Je le rejoint et il s'invite à marcher avec moi. parle parle jase jase, il me propose une bonne tasse de thé, que j'accepte volontier. Je poursuit en lui communiquant mon désaroi de n'avoir trouvé aucune table de billard. Il me rassure en pointant du doigt la direction à prendre pour aller au salon de billard. Mais juste avant, il devait aller aider une amie à déménager. Excellent! Enfin une activité! La gente fille venait de Toronto, avait rencontré le bon garçon à Mindo et avait décidé d'y rester pour toujours. J'ai vu le garçon, j'aurais probablement fait la même chose. Elle habitait depuis une semaine dans une mini cabane avec poêle et bonbonne de gaz, une table, quatre chaises, un lit et sa base et quelques sacs et poches. Je ne comprends toujours pas comment elle a sorti tout ça de son premier logement. Tout a rentré dans la boîte d'un pick-up. Elle se retrouvait dans un petit loft avec un bon coin cuisine, une place pour mettre le lit et du lousse. J'ai pas osé lui demander combien elle payait. En un coup d'oeil, mes plans de rénovation étaient faits, les couleurs choisies, le plancher nettoyé. Peut-être bien que les toilettes et la douche étaient à l'extérieur, mais il y avait un joli espace jardin à l'arrière et une piscine creusée vide.
L'amie déménagée, c'était maintenant le temps des pools. Trois tables entre quatre murs de blocs de béton, une armature au plafond pour créer une pente, des longues branches de bambou épais, des traverses et des feuilles de tôles comme toit. Un design minimaliste et fonctionnel. Popo couché dans un coin nous regardait tourner au tour de la table. À deux, nous avons facilement fini les quelques bières encore dans le frigo. Junior, mon guide "mindoyen" jouait bien. Il avait décidé, sur le coin de rue, que j'étais son ami, il trouvait que j'avais une bonne énergie. Moi ça me faisait un ami au prix du gros. Je payais la bière. Un ami bien moins cher qu'au pharmaprix. Je le suivi donc dans son train-train trois petits points. Chez un ami, chez un autre, certaines fois poir le thé, d'autre fois non.
Demain je doit le rejoindre vers 10h pour aller à la cascade avec mon costume de bain, mes shorts, mon stuf à bébite, ma crème solaire, un petit lunch ferait pas de tord. Une petite sandwich para llevar? Envoye dont.
2 commentaires:
merci pour les explications à côté des photos... maintenant je m'y retrouve ;))
en passant, les photos sortent super bien ici, en tout cas, celles des fleurs.
pis... envoye donc...
xxxxxx
mom
j'ai finalement trouvé le truc pour flusher l'anonymat lollll
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